Pro-islam et anti-social : il y a vraiment tout à craindre d’un gouvernement Hollande-Delors-Aubry-Mélenchon

Publié le 26 avril 2012 - par - 2 284 vues
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J’ai eu droit à des remarques bien peu amicales, après avoir affirmé : que je ne voyais pas comment « un Juif pourrait voter François Hollande ».

Je ne développerai pas entièrement. Je rappellerai seulement que j’indiquais que le choix d’un porte-parole, arborant ostensiblement, pour ne pas dire fièrement, le keffieh palestinien, lors de la présentation de l’équipe de campagne du candidat du PS, pouvait difficilement être considéré comme une manifestation d’amitié de la porte-parole et du candidat envers Israël, -Israël, le Juif collectif, le Juif en tant que nation ayant recouvré sa souveraineté politique sur une portion de son territoire historique*1. J’indiquais, que la charmante Najat, la voix délicate du candidat du PS, pouvait difficilement ignorer que peu de temps auparavant le mentor moral du Fatah, l’actuel mufti de Jérusalem, avait rappelé à ses ouailles : qu’aucune paix n’était possible avec les Juifs, ni à Jérusalem ni ailleurs. La paix n’était pas possible, -martela-t-il,- parce que le « hadith authentique » d’Al Boukhari et de Muslim fait obligation de tuer tous les Juifs, pour que triomphe l’islam, partout et définitivement.

Depuis, les choses ont-elles évolué dans un sens différent ?

Celui que je surnomme Mussolini-le-petit ayant siphonné l’électorat d’Arlette Laguiller, celui de Besancenot et de Noël Mamère, le PCF se prend désormais pour Lazare. Il croit revivre. Il se sent ressuscité, quand l’ancien trotskiste devenu islamo-crypto stalinien lui dit : « PCF/PG/FG, lèves-toi et marche ! Tu es le maître des élections et de la politique du futur gouvernement !».

 Au total, le Front de gauche a fédéré, en un vote unique, la quasi-totalité du vote dispersé sur le stalinisme et le crypto stalinisme (baptisé trotskisme, par distraction ou par habitude).

Son objectif  n’est pas atteint, il n’a pas pris l’ampleur du FN, au plan des urnes et moins encore en influence dans la classe ouvrière. Néanmoins, dans son irrésistible style « va d’la gueule », notre bateleur de la « révolution civique » a posé sa candidature être le nouveau Thorez, cuvée 1936, pour les années 2012 à 2017 au minimum.

Il se voit déjà endosser la redingote thorézienne de « ministre des masses ». Pour quel objectif précis ?

Il en a fixé au moins deux, lors du morne meeting de dimanche soir, place de Stalingrad : avec d’une part son ambition réaffirmée, qui consistera, à poursuivre le harcèlement du Front national, politiquement et physiquement, en menant des actions d’opinion et de terrain ; en étant moins isolé, pour interdire la venue du FN ici et là et la tenue de ses réunions, dans les facultés et les communes, et d’autre part en unifiant l’action pour en finir avec Israël, par l’amplification et la légalisation des actions de boycott de l’activité économique et culturelle de ce pays que l’homme déteste particulièrement.

Ouvrons ici une parenthèse : notre va d’la gueule est devenu tellement proche des différents ennemis d’Israël, au point -comme son bon ami Hollande lui aussi-, de n’avoir pas entendu la déclaration  de guerre déclarée à la république du Sud-Soudan par le gouvernement djihadiste de Khartoum.  

Un non-événement, faut-il croire,  pour notre « internationaliste » variante Chavez-Ahmadinejad, que la guerre contre les Soudanais chrétiens et animistes, reprenant après un demi siècle de djihad ayant fait plusieurs millions de victimes civiles parmi les populations soudanaises subissant les assauts des djihadistes.

Et ces gens, Mélenchon, Hollande, Aubry et tutti quanti nous racontent qu’ils sont femmes et hommes de paix, de paix fondée sur l’égalité et la fraternité entre les peuples. Mon œil, qu’elle aurait dit, Zazie…

Revenons à notre propos

Les échos qui viennent du PS et de ses marges, sur ces deux questions politiques, montrent que cette déclaration d’hostilité, pour ne pas dire cette déclaration de guerre à outrance contre le FN, recueille plutôt un bon accueil du côté du candidat venu en tête et de celui du micro-parti « écologiste » auquel François Hollande-Aubry ont promis le groupe parlementaire important que leur refuse l’électorat, en lui assurant l’élection de soixante députés, notamment en évinçant des députés socialistes bien élus.

On peut imaginer ainsi quelle sera la configuration du futur gouvernement Hollande.

Chef d’orchestre de la future formation, Madame Aubry-Brochen soi même. C’est une femme dont on connaît l’intimité amicale avec différents chefs religieux prédicateurs du djihad. On sait, en particulier, les liens réguliers établis depuis des années avec Al Qaradhawi ; on n’ignore plus sa proximité amicale, confortée par les rassemblements annuels lillois. Ces rassemblements sont organisés par les associations dirigées par des Frères musulmans et des proches.

Rappelons qu’Al Qaradhawi appelait, lui aussi, l’an passé, devant deux millions d’Egyptiens massés place Tahrir, à mettre en œuvre le « hadith authentique ». Il invitait pour cela, à  déferler en masse sur Israël, pour l’anéantir, pour tuer un maximum de « Yahoud » et jeter à la mer d’éventuels survivants. C’était, pratiquement mot pour mot, l’objectif que les Frères musulmans avaient fixé aux peuples « arabes », en novembre-décembre 1947, après le vote « impie » des Nations-Unies.

C’était déjà, soulignons-le, l’objectif stratégique de la guerre déclenchée immédiatement après le vote des Nations-Unies qui partageaient le pays

Il n’était pas concevable, pour la secte et ses sympathisants et alliés, de vivre aux côtés de « Yahoud » qui ne seraient plus réduits à la condition humiliante de Dhimmis, (des personnes sans-droits légaux*2) : des « yahoud » qui ne seraient pas ou plus des gens que l’on peut traiter comme on traite actuellement les autochtones égyptiens (les Coptes) ; comme on traite encore les chrétiens de la future Palestine ; comme on traite les chrétiens du nord du Nigeria ; comme on traite les chrétiens en Indonésie ; comme on traite les chrétiens du Pakistan ; comme on traite les chrétiens irakiens ; comme on traite les chrétiens kabyles en Algérie « arabo-musulmane » ; comme on traitait les animistes et les chrétiens du sud Soudan ; comme on traite toujours les musulmans « pas assez musulmans » du Darfour et comme les milices djihadistes baptisées « tribunaux islamiques » traitent les musulmans « pas assez musulmans » eux-aussi, en Somalie.

Autre ministre d’Etat, ou ministre sans portefeuille, ou ministre à la Thorez 1936, notre bateleur appelant à faire régner coûte que coûte l’ordre dans les facultés, et demain dans les entreprises, selon ses conceptions « antifasciste »*3.

Qui croira et expliquera que c’était une improvisation irréfléchie, lorsque notre personnage a désigné comme des étant des victimes des amis des « néoconservateurs », comme des victimes d’un ignoble délit d’opinion, deux « chevaliers » djihadistes,  membres de Forza Alizzane, qu’il avait invités à se faire applaudir sur l’estrade de la tribune du meeting marseillais du « front de gauche » ?

Fort du label de victimes de l’arbitraire policier du ministre Gueant, les apprentis djihadistes ne manqueront pas d’aggraver leurs exigences contre la laïcité légale et d’aller plus loin dans les provocations menaçantes.

Ils auront carte blanche. Ou plutôt, ils auront carte verte, du futur ministre de la lutte radicale contre le sionisme et contre ceux qui « diviseraient les français » en rappelant que la liberté de croyance et de culte est soumise aux lois d’ordre public depuis 1792 et plus encore depuis 1905.

La loi d’ordre public s’applique à tous, partis, syndicats, religions. Oser dire qu’elle discriminerait, qu’elle opprimerait les musulmans, c’est faire de ceux-ci une espèce à part, un groupe humain au-dessus des autres, une caste gouvernante, une caste idéologique à la liberté « religieuse »  illimitée, à la « liberté » religieuse non bornée par la liberté politique ou religieuse des autres.

C’est d’ailleurs au nom du respect de cette liberté religieuse que le conseil régional et le conseil général ont décidé d’accorder aux abattoirs de Draguignan une subvention de plus de deux cent trente mille euros, pour qu’ils se mettent en conformité avec les règles de l’abattage « halal ».

En d’autres termes, la liberté religieuse des uns prétend imposer aux autres l’étouffement de leur propre liberté religieuse ou philosophique. Cette liberté religieuse islamique sans limite prétend imposer aux non-musulmans de verser une taxe religieuse destinée aux certificateurs et de voir leurs impôts servir à financer la mise aux normes « halal » d’un abattoir destiné à toute la population.

Pour le candidat Hollande et ses supporters, ce type de problèmes – cisaillant le pacte républicain – ne serait pas une question politique. Il serait inconvenant d’en parler. Cela « diviserait les français ». Ce serait xénophobe, raciste même, selon le sieur Hollande et son futur ministre va d’la gueule…

Revenons au chef de gouvernement que l’on nous promet

La chef de ce gouvernement que les médias nous promettent, Martine Aubry, a fait campagne sous les auspices de son père.

Rappelons les exploits sociaux de ce père : En 1983, papa Delors est l’homme, le ministre d’Etat qui lancera l’offensive contre les retraites. Il déclenchera les premières grandes attaques contre les régimes professionnels de retraite, pour les  ramener, dans un premier temps, au niveau du régime commun puis les faire disparaître. Ce à quoi s’emploiera  un autre père spirituel de notre futur(e) premier ministre, à savoir l’ancien ministre PS Teulade.  Sans parler, bien évidemment, du plan d’austérité du même nom (le plan Delors) ; sans parler de sa décision décrétant illégale l’échelle mobile des salaires conquise en 1968 par la grève générale de dix millions de salariés, au nom des nécessités économiques et au nom d’un décret non abrogé signé en 1959 par le Général de Gaulle.

Un homme social, digne de la confiance du mouvement ouvrier, le papa de la Martine. C’est sur, on peut fermer les yeux, on peut mettre le bulletin Hollande dans l’urne et rêver à des lendemains qui ne déchanterons plus !

C’est dire, me disait au contraire ma voisine ce matin, qu’il y a tout à redouter, Au plan social d’une alternative Hollande-Aubry/Delors-Mélenchon

On s’interroge sur le vote FN dans le Nord et en Lorraine. On y lit de la « souffrance », et seulement de la « souffrance » mal formulée.

Je crois pour ma part qu’il y a plus que de la souffrance dans ce vote. Même si je n’ai pas voté Marine, je comprends et je partage, avec ces électeurs, autre chose que de la « souffrance ». Ou plutôt, si l’on peut parler de souffrance, c’est une « souffrance » comme celle de ceux qui, en ex URSS, restent attachés à la révolution des soviets de février-octobre 1917, sans pour autant soutenir l’imposture stalinienne, et « souffrent » de ce qu’est devenue la « grande Russie » avec, à un pôle, une nouvelle bourgeoisie hypertrophiée et parasite et, à l’autre pôle, une misère sociale profonde et sans espoir pour beaucoup trop.

En France, il y a le patriotisme

Ce que d’aucun appellent « souffrance », c’est le patriotisme revendiqué.

En 2012, patriotisme, c’est devenu un gros mot. Pour les médias, dire patriote, c’est comme de dire « xénophobie » et sus à l’étranger ! On confond tout, l’attachement au village, au pays, à son histoire, le respect pour les anciens et leurs épreuves ainsi que leurs combats, avec la théorie de l’inégalité des races. Patriotisme voudrait dire racisme !

Le patriotisme était un mot qui deviendra, depuis 1792, synonyme de souveraineté du peuple (le Peuple, avec un grand P, le Peuple Souverain qui s’avance) et de Progrès politique, social et moral. Des générations de jeunes hommes partiront, le plus souvent la fleur au fusil, pour défendre la France, même s’ils devaient y perdre leur vie, même si, comme les Juifs d’après l’affaire Dreyfus, ils avaient essuyé des rebuffades de cette France qu’ils admiraient et aimaient, au point de lui donner volontairement leur vie même quand la France ne la leur demandait pas.

Ils n’attendaient rien en retour. En échange, ils n’attendaient pas le « paradis », ni des vierges éternelles et soumises. Ils attendaient de devenir citoyens adhérant au pacte social et politique républicain né en 1792.

C’était le dévouement, c’était le courage républicain, c’était le patriotisme

Depuis Valmy, depuis le petit tambour Barra,*4 le Patriote défiait les balles et les baillonnettes, il affrontait le risque de la mort, pour la République, avec un grand R, pour la liberté politique citoyenne.

Commentateurs et politiques s’interrogent : qu’est-ce qui a déterminé six millions de citoyens à défier les interdits politiques, les tabous distillés jour après jour par les médias, par le PS, le PG, le PCF, le MRAP, SOS-Racisme, l’UEJF, la LICRA, la LDH et quelques autres officines ?

Comme un seul homme, depuis Madame Royal jusqu’à monsieur le favori des sondages, en passant par Mélenchon et les instituts de sondages, une explication, et une seule : Gandrange et toute la Lorraine « souffrent » ; Hénin-le-Beaumont et tout le Nord et Nord-Pas de Calais « souffrent ». C’est un cri qu’ils ont poussé, seulement une réaction physique, rien qu’une réaction primale, et une réaction mauvaise, rien de  réfléchi, rien de pensé…

Il ne vient pas à l’esprit de tous ces messieurs et dames que le Patriotisme pouvait y être pour quelque chose. Le patriotisme, c’est ce qu’on m’enseignera, quand je fréquenterai, quelques mois du printemps de 1956, les Vaillants (une sorte de scoutisme animé par des cadres du PCF), lorsqu’on nous y parlera de Jeanne d’Arc la patriote ardente, l’héroïne nationale préfigurant les fusillés militants du PCF ; pour nous expliquer le « patriotisme », c’est encore de la Grande révolution française et de sa république faite de droits et de devoirs inextricablement reliés, dont on nous parlera, à nous jeunes de Ménilmontant, des enfants d’ouvriers, qui n’avions que dix, onze et douze ans.

Droits et Devoirs inséparables, il ne connaît pas, Monsieur le génie de la Corrèze

La République, -celle qui accordera la citoyenneté immédiate, et l’éligibilité, à l’aristocrate allemand Anacharsis Cloots parce qu’il avait quitté son pays et s’était dépouillé de ses privilèges de caste pour adhérer à la République universelle-, est fondée sur le principe de la souveraineté de chaque nation constituée par le combat des peuples. La République, c’est la négation de ce tapis brosse qui s’appelle encore république française,  par habitude, et accepte d’accorder des droits sans réclamer de devoirs, sans exiger, préalablement, l’adhésion à ce qui la fonde depuis 1792 et qui sort du combat du peuple de France.

Ce peuple de France est progressivement devenu la Nation française ; d’abord en élisant ses premiers Etats généraux en 1335-1358. Il a formé, à partir de 1356, une majorité d’élus du peuple paysan, artisan et commerçant des villes et villages, parmi les 800 élus mandatés par les premiers cahiers de revendication formulant avec précision les réclamations exigeantes du peuple des villes et des campagnes.

Encore profondément croyant, le peuple de France devenant Nation française agissait et réclamait cependant pour son propre compte. Il ne s’abandonnait pas à la volonté de Dieu. Il cherchait à exprimer et fortifier sa volonté. C’est cela, l’essence du patriotisme français !

Pour revenir à François Hollande, la population ouvrière du Nord, Nord-Pas de Calais et Lorraine n’a précisément pas oublié que François Mitterrand, l’homme qu’il imite à en être pathétique, avait sillonné les villes et les villages de leurs bassins miniers. Moi Président, avait-il dit avec solennité, aucun emploi de mineur, aucun emploi de sidérurgiste ne sera supprimé sans qu’un emploi ne soit crée, sans que l’emploi crée ne soit de qualification équivalente ou supérieure. Et l’on a vu…

Alain Rubin

*1 Cette situation est aussi celle du peuple et de la nation arménienne ayant restauré leur Etat-national sur une petite partie de l’Arménie historique conquise par le djihad ottoman. L’Arménie restaurée ne comprend pour l’essentiel que le petit bout qui fut l’Arménie soviétique. La majeure partie du pays arménien, qui existait il y a deux millénaires, a été conquise et vidée de ses autochtones arméniens par les pogromes de la seconde partie du 19ème siècle, qui culmineront dans le génocide de 1915.

La SDN avait décidé, et les « grandes puissances » le confirmeront avec le traité de San Remo, que le « Foyer national juif » aurait pour aire l’ensemble de l’ancienne Judée, principalement la partie occidentale entre la mer et le Jourdain ainsi que la petite partie orientale, sur la rive gauche du Jourdain. Le Foyer national juif n’impliquait pas le départ des autochtones non-juifs et des populations arabes ou arabisées venues plus récemment et principalement de Syrie (hauranide) et d’Egypte (les nombreux palestiniens s’appelant Al  Masri témoignent de l’origine égyptienne récente de nombreux palestiniens) et d’Afrique nord- orientale.

*2 le Dhimmi est le conquis par le djihad, qui est épargné, parce qu’il est chrétien ou que c’est un Juif qui se soumet à l’hégémonie islamique. L’un et l’autre pourront vivre sans entrer en islam, à la condition de verser un impôt payé chaque année dans des conditions humiliantes. Ils ne pourront plus construire d’édifice religieux nouveau. L’entretien des lieux de culte existant sera strictement réglementé. Un lieu juif ou chrétien ne devra pas être plus imposant qu’un lieu musulman. Les tolérés ne seront pas autorisés à témoigner en justice contre un musulman et un musulman sera interdit de témoigner contre un musulman en faveur d’un Dhimmi. Ce dernier ne pourra se vêtir comme son voisin musulman. Il ne pourra aller à cheval, il ne pourra disposer d’une arme. La liste des interdits donnés ici, abaissant le Dhimmi et le reléguant à un statut éternel d’inférieur, n’est pas complète. On peut frapper, humilier, battre et même tuer le Dhimmi, ce n’est pas un délit. De temps à autre, on fera une expédition punitive, plus ou moins meurtrière, ainsi contre la bourgade entièrement juive de Safed, en haute Galilée, en 1829, victime du prêche djihadiste d’un prédicateur; contre les Juifs du mellah de Fès en 1912. Ces derniers avaient été rendus responsables de la victoire française sur les troupes de l’empereur chérifien. L’action pogromiste contre le Juif Dhimmi se distingue du pogrome classique de la Russie des Tsars. En effet, les pogromes russes étaient organisés par des officines policières manipulant les préjugés alliés à la violence alcoolique. A l’inverse, le pogrome de Fès, qui fera plusieurs centaines de victimes de tous âges et de tous sexes, fut mené contre la volonté du Sultan qui chercha à protéger la vie des Juifs.

*3 « L’antifascisme » du caudillo du stalinisme à faux nez ex trotskiste, ressemble tout à fait à l’antifascisme des équipes de nervis envoyés par Staline pour saboter les réunions des cellules du parti communiste d’URSS, quand au début des années vingt, les opposants à Staline et à sa dictature qui s’installait, Trotsky, Zinoviev,Kamenev, et leurs amis, avaient encore le droit légal de parler et d’écrire.

On ne fusillait pas encore. On commençait seulement à qualifier d’objectivement « contre-révolutionnaires ». Tous ceux qui défendaient les principes socialistes ou démocratiques.

Peu après, on les appellera des contre-révolutionnaires, des fascistes, puis des hitlériens ou « hitléro-trotskystes ».

Quand la dictature n’était pas encore arrivée au stade qui lui permettra de fusiller, au mauser ou à la mitrailleuse, les communistes et les socialistes voulant défendre la démocratie ouvrière ou la démocratie tout court, on se contentait encore d’envoyer dans les réunions des mencheviques ou des bolcheviques d’opposition des équipes de gros bras,  ces hommes de violence envoyés par l’appareil sabotaient les réunions à coups de sifflets à roulettes ininterrompus, de vociférations et d’injures. C’est déjà la technique adoptée à Dauphine, il y a quelques semaines. A Lyon, on vient d’aller plus loin : Parce qu’il serait « d’extrême droite », ce sont ses agresseurs qui le disent, un responsable d’une association étudiante, faisant campagne pour une élection interne à l’université, Antoine Diers, a été roué de coups. Le service d’ordre de la faculté a eu du mal de le sortir des mains de ses agresseurs. Ce sont les pompiers qui mettront fin à l’agression et emmèneront  à l’hôpital le « fasciste » victime des « antifascistes ». Antifascisme, que de rouer de coups un jeune homme désarmé, faisant campagne électorale pour la liste présentée par son association?

Cet « antifascisme » là, rappelle la période noire qui détruisit de l’intérieur  la révolution espagnole, lorsque les commandos staliniens : enlèveront Andreu Nin, le secrétaire du POUM (parti ouvrier d’unification marxiste), qu’ils le séquestreront dans une prison privée et le tueront et l’accuseront de s’être enfui chez les fascistes de Franco ; enlèveront et assassineront le communiste libertaire Camillo Berneri ; monteront en mai 1937 la vaste provocation du central téléphonique de Barcelone, pour frapper et décapiter le prolétariat de Barcelone et son organisation majoritaire la CNT-FAI.

Cet « antifascisme » là, celui du meeting de la place de Stalingrad, ne nous rappelle pas seulement celui des gros bras staliniens sabotant les meetings du SPD (le parti socialiste allemand des années 30-32), il nous ramène aussi à « l’antifascisme » plus actuel de l’ami du tyran iranien, je veux parler de Chavez, pour lequel le caudillo mélenchiste manifeste une tendresse non encore démentie.

*4 Rappelons ici Barra, l’exemple républicain pour des générations de patriotes de France :

« À vos enfants dés aujourd’hui

Proposez Barra pour modèle

Qu’à la République fidèle

Chacun d’eux sache, ainsi que lui

Vivre, vaincre ou mourir pour elle ».

AR

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