Procès Bouteldja : Badiou, Hazan et autres justifient le racisme par la lutte des classes

Dans un texte du journal en ligne Rue 89 Monsieur Éric Hazan répond ainsi à Monsieur Mouloud Akkouche, écrivain bloggeur qui mettait le racisme anti-blanc de Madame Houria Bouteldja au même plan que le racisme classique.

Rappelons que Madame Bouteldja qui est « porte parole du parti des indigènes de la République » est poursuivi par pour avoir dans une émission de Télévision appelé les Français des « sous-chiens », et pour cela passe en jugement le 12 octobre devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour « injure contre les Français ». L’action est menée par l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (Agrif), association connue pour ses actions contre l’homosexualité, l’IVG, etc. Son président, Bernard Antony, qui fut député européen sous les couleurs du Front national, est également à la tête de l’organisation Chrétienté Solidarité, dont le but est de lutter contre « le génocide français » qui a lieu « par le jeu de l’immigration et de l’avortement ».

Ce qui étonne dans cette histoire c’est le fait qu’il faut que ce soit une association ultra catholique qui porte plainte, alors que les soi-disant associations antiracistes, les partis politiques soi-disant gardiens des vertus patriotiques, n’ont rien dit.

Ainsi, ont peut insulter les Français sur une chaine de télévision du (toujours soi-disant) service public et ce, en toute impunité.

Ainsi donc les Français sont des sous-chiens en dessous de la race canine.

Quand on connaît la connotation, chez les musulmans du terme « chien » qui d’ailleurs s’adresse toujours aux autres religions, bien sur dans l’ordre « chiens de juifs » ensuite « chiens de chrétiens» et donc maintenant pour les Français une sous catégorie « les sous-chiens ».

L’extraordinaire de ce texte c’est au fond qu’il justifie le racisme par la position sociale, la lutte des races est justifiée par la lutte des classes.

Poussons cette logique jusqu’au bout ; si un travailleur français de l’entreprise « Signaux et systèmes » dont Monsieur Yazid Sabeg est PDG, ou bien de la RTM dont Karim Zeribi est le président, émettait un injure raciste à l’encontre de son patron, il serait d’un point de vue de classe dans son bon droit, car en suivant le raisonnement de Madame Bouteljda ce travailleur appartient aux discriminés, encore qu’il semble qu’elle tienne plus à l’arabité des messiers Sabeg et Zéribi qu’à la défense de classe d’un sous-chien.

Pour en revenir à la pétition et aux pétitionnaires défendant Madame Bouteldja, rappelons que l’oppression, n’en déplaise à monsieur Hazan est une question de classe et non une question de race, quoique les guerres arabo-africaines au Soudan, les Tutsis et les Hutus au Rwanda, les chiites et les sunnites dans les pays arabes, peuvent amener des correctifs à cette question.

Le fait que le premier signataire de cette pétition soit Monsieur Alain Badiou, l’idéologue de la rue d’Ulm et maître à penser de tous les habitués de la librairie négationniste de la Vieille Taupe, n’étonnera que les naïfs.

Ce que nous apprend cette pétition en défense de Madame Bouteldja, c’est l’insondable mépris de ces intellectuels de gauche et d’extrême gauche pour le peuple français, avec désormais la complicité de l’islam qui leur apporte sur un plateau d’argent la dernière goutte de justification idéïque qui manquait à leur architecture idéologique pour définitivement mépriser le peuple français sans aucune mauvaise conscience et le remplacer au plus vite par les combattants de la liberté et de la dignité humaine que sont les combattants de l’islam.

Pour ces intellectuels, qui ne cachent pas leur fascination pour l’islam, la boucle est bouclée, place au vrai peuple héritier des divisions SS Bosna et du grand mufti de Jérusalem, place à l’amicale prolétarienne des amis du Hamas et du Hezbollah réunis.

Ce mépris est à l’aune du mépris des intellectuels français (écrivains, artistes, universitaires, enseignants) pacifistes qui choisirent le Maréchal Pétain et Hitler en 1940.

Et voici la partie la plus intéressante de son texte fanonien-fasciste.

« Nous sommes nombreux à avoir signé une pétition de soutien à Houria Bouteldja, estimant qu’il n’était pas décent de laisser « défendre les Français » par des idéologues de la pureté ethnique – et que, d’ailleurs, les Français, qu’ils soient ou non « de souche », ne nous paraissaient pas véritablement menacés par les propos d’Houria Bouteldja.

Bref, nous voulions souligner combien était ridicule la résurgence de cette vieille antienne, le « racisme anti Blancs ».

Le « bruit et l’odeur » de Chirac, le « point de détail » de Le Pen

Or, voici que paraît, sur Rue89, une note de l’écrivain-blogueur Mouloud Akkouche, qui a pour titre : « Les “Souchiens” de Bouteldja : le racisme anti Blancs existe » [ce titre n’est pas celui du bloggeur, mais de Rue89, ndlr].

La fille d’une amie de M. Akkouche s’est fait traiter de « sale Française » dans son lycée de Montreuil (Seine-Saint-Denis), ville dont les collèges et lycées « sont fréquentés en majorité par des Noirs et Maghrébins ». Et, pour lui, le « Souchiens » de Houria est « l’équivalent du “bruit et l’odeur” de Chirac, de “Durafour crématoire” et du » point de détail de l’Histoire » de Jean-Marie Le Pen.

M. Akkouche, le racisme est inséparable de l’oppression

Il est à craindre que Mouloud Akkouche n’ait pas bien compris ce qu’est le racisme. Le racisme ne peut pas se ramener à un sentiment ni à une opinion. Il est inséparable de l’oppression exercée sur ses victimes. Aujourd’hui, en France, le racisme ne se résume pas à des propos de comptoir ou à des actes isolés ; c’est :

La discrimination à l’embauche, (malgré la HALDE ?)

Les contrôles au faciès, (sic)

Les morts dans les fourgons de police, (re-sic, ce sont plutôt les policiers qui actuellement (comme à Grenoble) servent de cible aux racailles, issues de la « diversité « )

Les patrouilles paramilitaires dans les zones « sensibles » où s’entassent, comme le souligne Akkouche, les Noirs et les Maghrébins.

Retourner l’accusation de racisme, l’utiliser pour stigmatiser les dominés de notre société postcoloniale, c’est faire semblant de croire à l’équivalence des oppresseurs et des opprimés.

Qu’il existe chez ceux-ci un sentiment de solidarité lié à leur « couleur de peau » et leur « origine » – en vérité, et en premier lieu, à leur condition commune face au racisme – ne change rien à l’affaire.

Qu’ils puissent parfois traduire leur hargne par des propos malsonnants, ce n’est que l’expression d’un « racisme édenté », comme l’écrivait Albert Memmi dans « Portrait du colonisé, précédé du portrait du colonisateur » : inoffensif, impuissant, né de la ségrégation et du malheur. « 

Ainsi se termine cette pétition d’intellectuels de gauche choyés par la République.

La morale de cette histoire est claire : d’une façon ou d’une autre, pour la gauche, les intellectuels, la diversité, c’est comme nous le chantions dans le « meetinge du métropolitain » c’est toujours l’pauvre ouvrier qui trinque, ajoutons aujourd’hui l’pauvre ouvrier français.

Jean-Pierre Rosenblum

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