Procès en appel de Charlie Hebdo

A la fin du procès en appel hier, nous étions presque nostalgiques de l’effervescence et du réel débat qu’avait suscité le procès en première instance début 2007. Moi qui étais parti au procès pour y trouver bien des contradicteurs, je n’avais que deux barbus et quelques poilus avec qui discuter. Et encore ! Il fallait « aller au contact » pour pouvoir débattre. Ils n’étaient même pas hargneux comme je les aime ! Faut dire que j’adore aussi les caricatures en chair et en os.
Il y avait certes bien des journalistes et des dessinateurs, mais j’ai pu, cette fois-ci, approcher aussi bien M. Philippe Val que ses défenseurs : Me Malka et Me Kiejman. La salle d’audience étant plus petite que celle de l’année dernière, l’acoustique s’en est trouvée bien avantagée.
Finalement, après avoir entendu toutes les parties, j’avoue que j’avais envie de blasphémer et de caricaturer, rien que pour taquiner l’UOIF et avoir un procès sur le dos. Quel beau débat républicain ! C’est tout de même rare de voir une présidente du tribunal calmer la fougue de Me Malka qui chevauchait son texte au galop alors qu’à la fin de la journée notre capacité d’absorption en était réduite à un léger trot.
Quant à Me Kiejeman, quel talent ! Sa plaidoirie et sa prestance valent bien un procès et croyez moi qu’il ne déambule pas autour du pot sacré ! Même s’il a rendu un hommage perplexe au recteur de la Mosquée de Paris (Bouba Toutmou), il ne nous a pas raconté d’histoires à dormir debout. Si Philippe Val et Me Malka étaient restés trop attachés aux caricatures incriminées et vilipendaient uniquement les intégristes et les islamistes, Me Kiejeman s’en est trouvé totalement libéré et a finalement posé la question de fond : Mahomet et le Coran ne sont-ils pas tout simplement violents ?
La démonstration fut sans appel et le verdict tombera le 12 mars prochain. En tout cas, il n’y a que l’UOIF qui reste en lisse : les autres plaignants ont été écartés par le tribunal. La présidente de la cour, Mme Laurence Trebucq, a concédé que la Ligue Islamique Mondiale était une instance de propagation de l’islam dans le monde qui n’a pas apporté la preuve de sa compétence pour plaider en appel ici en France. Renvoi donc à la Mecque et Médine où le sabre souligne la profession de foi du Royaume qui est celle de l’islam et le cri de guerre de mes coreligionnaires musulmans depuis la nuit des temps.
Pour d’autres détails pratiques vous pouvez consulter l’AFP par exemple :
http://afp.google.com/article/ALeqM5htMpP4qLWyFM7oBpt09SgieAruWQ
Pascal Hilout Initiateur du nouvel islam

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