Procès en appel pour les quatre prévenus de la fac de droit de Montpellier

Vendredi 9 mars 8 h 30 à la cour d’appel : après un petit café au bar de la Coquille je me dirige vers l’escalier monumental de la Cour. Une petite poignée de gauchistes tente de se réchauffer devant le Palais. Après le passage des portiques j’entre dans la salle. Les choses sérieuses vont commencer.

Quatre personnes connues favorablement de la Ligue du Midi comparaissent en appel pour ce qui a été médiatiquement nommé « Commando de la fac de droit », « commando d’hommes armés et cagoulés », les quatre trouvant leur condamnation en 1re instance trop sévère ou comme Martial Roudier, carrément injustifiée.

Thierry Vincent est le premier appelé à la barre. Interrogé sur ses motivations, celui-ci estime que la condamnation de 1re instance a été très lourde par rapport au trouble causé : 1 blessure avec 1 seul jour d’ITT ; en outre il indique avoir agi sous la direction du doyen Pétel pour pallier l’inertie des forces de l’ordre retenues par le préfet : « On était attendus par le doyen, par le chef de la sécurité et par une haie de membres du service de sécurité officiel de la faculté, facilement reconnaissables en raison de leur tenue de couleur rouge… On se doutait qu’il aller se passer quelque chose à la faculté de droit – certainement l’amorce d’une longue « occupation » -. D’autant que le 22 mars figurait, au jour près, le cinquantième anniversaire de la création du Mouvement du 22 mars par Daniel Cohn-Bendit à la faculté de Nanterre. « Je pensais qu’il était légitime d’intervenir, surtout que les dégradations dans la faculté Paul Valéry occupée depuis quelques mois se montaient déjà à 1 300 000 euros. On savait que parmi les occupants, il n’y avait pas que des étudiants en droit, mais des professionnels de l’agitation révolutionnaire ».

L’avocat de Thierry Vincent, Luc Abratkiexicz renforce alors les déclarations de son client : « il y avait même des squatteurs violents et l’on peut affirmer que c’est l’intervention du groupe citoyen qui a déclenché l’action de la police ».

Maître Libelle, avocat de Jean-Luc Coronel, confirme que c’est le doyen Pétel qui a donné le feu vert de l’intervention. Il fait état de l’existence d’une vidéo qui, lors de la phase finale d’expulsion des occupants, montre le dernier carré des gauchistes bombardant la façade de la faculté avec des canettes et des pierres et tente de pénétrer à nouveau dans le hall de la faculté. Preuve que les agresseurs n’étaient pas forcément ceux auxquels on pouvait penser.

Surprise dans la salle d’audience quand le président déclare que cette vidéo n’a pu être visionnée par la cour, la clef USB fournie n’étant pas certifiée « sans virus »… Finalement la vidéo sera versée au dossier et examinée à partir du portable de l’avocat.

Vient le tour de Martial Roudier.

Depuis son 1er interrogatoire en garde à vue, en 2018, Martial n’a eu de cesse de nier sa présence à l’intérieur de la faculté de droit le soir du 22 mars : « je n’ai jamais mis les pieds de ma vie à la faculté de droit » assène-t-il avec beaucoup de force. Le parquet, évidemment, tentera durant l’enquête de démontrer le contraire, par exemple en embrouillant Patricia Margand sur la présence de Martial. À une question posée clairement, ce vendredi 9 décembre, par le président de la Cour elle répondra « NON, Martial n’était pas présent parmi les membres du groupe », corroborant les déclarations des témoins, des « victimes », du doyen Pétel, etc.

À noter que Martial n’apparaît pas non plus dans la fameuse vidéo de l’expulsion finale ni sur aucun autre document.

L’avocat général aura une phrase autant malheureuse que blessante suite à l’énoncé du casier judiciaire de Martial : « après cela comprenez-vous qu’on vienne douter que vous n’ayez pas pris part aux événements de la faculté de droit ». Martial répondra sans tenter de se défausser : « c’est évident que mon casier pèse lourd dans la balance ! … Mais mes derniers événements judiciaires datent de l’année 2008 » et l’on comprend aisément que l’accusé n’est plus tout à fait le même…

Martial explique que « venant du château de Flaujergues où j’ai assisté à une réunion sur la bio-éthique, j’ai contourné la faculté depuis l’arrêt du tram sur le boulevard Pasteur en passant par la statue Jeanne d’Arc et je me suis retrouvé devant la fac de droit afin de couvrir l’événement en tant que journaliste bénévole de Lengadoc-Info ».

On reparle de la ressemblance des vêtements portés par un des protagonistes et ceux retrouvés lors de 2 perquisitions : des casquettes (Martial porte en permanence un béret), des pantalons Celio (quel jeune Montpelliérain n’en détient pas dans sa garde-robe ? et Martial effectuant un demi-tour sur place montrera à la Cour le Celio qu’il porte ce jour. Il explique que c’est sa marque favorite car sa maman lui offre régulièrement des bons d’achat Celio… quant aux chaussures de sport, son avocat indiquera que la marque a été fabriquée et diffusée à plus de 100 millions de paires dans le monde. Quant au blouson en cuir marron qu’on lui attribue faussement sur une photo prise dans le hall (et qui peut correspondre à des milliers d’étudiants), personne ne peut dire ce qu’il en est advenu – il ne figure même pas dans les scellés.

Martial aura une phrase qui va frapper les esprits de la Cour : « je suis désolé de le dire, mais le commando il n’est pas là… » en désignant de la main les 3 autres membres du groupe (des personnes relativement âgées, dont une femme) – « vous voulez dire, reprend le président, que ce sont des étudiants qui formaient le commando ? – « Oui, au moins pour moitié. Ce n’est pas logique qu’ils ne soient pas assis sur ces bancs. Ceux qui sont derrière moi, malgré toute la sympathie que j’ai pour eux, n’ont pas la stature. En face, les mecs, les bloqueurs, ils sont chauds et ils bénéficient d’une impunité absolue. »

Silence pesant dans la salle d’audience…

Par rapport à l’audience de première instance, l’avocat général oubliera rapidement les qualificatifs dont on avait affublé Martial : « militaire chevronné », « chef du commando », « organisateur de l’assaut », « profil correspondant ce soir-là à la fonction »…  On sent que tout le « montage » de l’enquête et de l’audience de première instance est en train de se dégonfler.

Jean-Luc Coronel, lui, va nous apprendre que c’est le doyen Pétel qui a coordonné toute l’opération en s’orientant vers le recrutement d’une « force » multiforme (étudiants, personnel de sécurité en tenue rouge, sympathisants venus de l’extérieur…) qui devra aboutir à l’expulsion des occupants. Le professeur Coronel, quant à lui, a présenté au doyen un plan B consistant à mobiliser les étudiants le lendemain matin et organiser, sur présentation de la carte nationale d’identité, une seconde Assemblée générale qui dégagerait une majorité en vue de la reprise des cours. On sait depuis lors que ce n’est pas cette option qui a été retenue.

On reparla de l’épisode des tampons hygiéniques, soi-disant teintés au mercurochrome (on aurait aimé avoir une analyse ADN), de l’agression au pied de l’estrade dont a été victime Jean-Luc Coronel renversé et frappé au sol par deux voyous, d’un épisode rocambolesque dans lequel Sophie Mazas risquait d’être poursuivie pour subornation de témoins. Cependant l’avocat général aura des mots très durs pour Coronel : « En somme vous prétendez être le seul qui ne ment pas dans cette affaire ».

Interrogée à son tour, Patricia Margand déclare ne pas être l’instigatrice de l’expulsion des « crasseux » de la faculté occupée, mais avoir agi à la demande du doyen Pétel donc, sous le couvert de « l’autorité » administrative. De plus lors des 3 ou 4 minutes qu’a duré l’évacuation, elle était à visage découvert et bien sûr sans violence.

Le colonel Thierry Vincent, qui était également présent à visage découvert, revendique la légitimité de sa présence ce soir-là « pour éviter le pire »…

L’avocat de la partie civile, Louis Dolez, ne nous aura pas laissé un souvenir impérissable.

L’avocat Harald Knoepffler interrogeait alors la Cour avec virulence : « D’ailleurs comment se fait-il qu’aucune vidéo, aucun témoignage, aucune plainte ne mentionne la présence de Martial alors qu’il est connu comme le loup blanc, les gauchistes lors de leurs manifs diffusant sa photo et son « palmarès », sous l’intitulé « Wanted ». Martial est facilement présumé coupable vu son casier et en raison d’une enquête bâclée, uniquement à charge… Son péché originel étant d’être fils de

En fin de compte, l’avocat général a repris les mêmes réquisitions de 1re instance à peu de choses près pour Patricia Margand, Jean-Luc Coronel et Thierry Vincent, mais concernant Martial Roudier qui n’avait pas bénéficié de la possibilité d’un aménagement de la peine, ce qui l’envoyait directement à la « case prison », l’avocat général décide de requérir cette possibilité d’aménagement de la peine… une victoire étroite mais symbolique pour ce papa de deux petites filles.

Lors de sa plaidoirie, l’avocat Knoepffler va démontrer que l’enquête avait été faite uniquement À CHARGE, À CHARGE, À CHARGE !!!

  • Le téléphone et l’ordinateur confisqués n’ont démontré en aucune manière sa présence à l’intérieur de la faculté de droit
  • De même que les auditions de ses correspondants téléphoniques
  • Aucune confrontation n’a été faite avec les prétendues victimes, ni avec les témoins, ni les pseudo-complices
  • Le doyen qui a ouvert au groupe n’a jamais évoqué Martial mais a parlé de la présence de ses étudiants « dont il était très fier »
  • Pas de relevé d’empreintes papillaires sur les planchettes, pas plus que les traces d’ADN en divers points de faculté
  • Il manque des protagonistes : étudiants, membres de la sécurité, car les 4 prévenus n’ont pu virer en 3-4 minutes près de 100 occupants vindicatifs
  • D’ailleurs, la vidéo présentée par Me Libelle montre des agents de sécurité en rouge en train de procéder à l’expulsion…

Autre anomalies

Sophie Mazas (Ligue de Droits de l’Homme) aurait déclaré à une de nos informatrices qu’il ne fallait pas faire état de la présence de la dizaine d’hommes en rouge car « le personnel d’ASV30 n’est peut-être pas toujours en règle au vu des charges sociales et que cela pourrait porter préjudice à cette entreprise qui travaille pour l’université et la mairie de Montpellier ».

Dans le dossier d’instruction on a appris avec étonnement qu’une pièce codée était vide, sûrement en raison de la personne concernée (fichée S). Des ordres venus d’en haut avaient exigé que soit cancellé l’interrogatoire.

Depuis novembre 2022, les médias gauchistes et FR3 désinforment le public en relatant à leur manière les « souffrances inimaginables » des squatteurs de la fac. En fait pas d’ITT, pas de plainte, du colorant rouge dans les cheveux et sur les Tampax (cf. Chloé) qui s’étaient réunis à une cinquantaine ce vendredi 9 novembre devant le Palais, avec l’incontournable activiste du barreau Sophie Mazas, sous quelques drapeaux à l’enseigne de la « Révolution permanente ». Il manquait toutefois son mentor Gandini qui, lui, assistait au procès. La Ligue connaît ce dernier par ses positions anarchisantes, assidu auprès de la chienlit : collectif du 22 mars, tapinage avec Mazas pour recueillir de nouveaux clients gauchistes (subornation de témoins ?) conférence de presse de la Ligue sous la pluie devant le Club de la presse, manifestation des anti-vax à la remorque des gauchistes armés, mal camouflé sous son chapeau de paille, etc. etc. etc.

Rendez-vous pour l’arrêt de la cour le 28 février 2023 au Palais.

Richard Roudier

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5 Commentaires

  1. On ne peut même plus monter une Milice de droite pour tabasser ceux qui OSENT être moins racistes que Josiane FILIO. Dictature socialisss.

  2. bizarre de se retrouver en régime stalinien quand on flambait du vietnamien jusqu’à 4 millions d’entre eux parce que communistes et qu’il fallait haîr la rda, la Russie puis la corée du nord, la chine, toutes parce que coco et que maintenant ils veulent établir la même idéologie mais sous étiquette démocratique. on est devenus complètement barjots et tout le monde sait comment finissent les fous.

  3. Il faut espérer que les degrés supérieurs de juridiction, moins contaminés que les petits juges de base, relaxeront ces personnes, comme la cour de cassation vient d’annuler définitivement la condamnation de l’afficheur qui avait représenté Macrounette en Adolf.
    https://fr.news.yahoo.com/macron-hitler-lafficheur-varois-blanchi-210600602.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuYmluZy5jb20v&guce_referrer_sig=AQAAAG3nFbM8U6Yp8JoB90GzPSsluFfpopQH2M0U0FdbmMCYwyxgj-lBeNi36hnnZANL03UXnAwoNheQ8TrtYK273SRsJ_tHgVNQEQEzJC8XihEW4ltoTmblTW-Nn_woXYG_gFCIQ2glgUz1QPIaVhY_vtFdfyJo_osBX4XJ7awac8GM

    • Merci pour l’info, ça au moins c’est une bonne nouvelle, elles sont si rares les bonnes nouvelles ces temps-ci !… Alors, ne boudons pas ces petits plaisirs simples au milieu de la débâcle en cours !

  4. quoi ? des fachos pénétrant un territoire islamogauchiste, c’est un crime contre l’humanité

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