Procès : le procureur Weill veut empêcher Christine Tasin de se défendre

Publié le 15 novembre 2018 - par - 44 commentaires - 2 023 vues
Share

Ce mercredi 14 novembre 2018, jour anniversaire (à un jour près) de la tuerie du Bataclan, se tenait à la XVIIe chambre le procès de Christine Tasin pour son ouvrage co-écrit avec René d’Armor : « Les assassins obéissent au Coran », publié en 2016 et préfacé par René Marchand.

Après l’audience d’une autre affaire particulièrement ennuyeuse concernant la mise en ligne d’une vidéo se voulant humoristique mais contenant des propos ayant trait à la couleur de peau, l’audience commence enfin par la lecture d’un courrier par lequel Mme Tasin explique que, compte tenu des termes de la citation, il ne lui avait pas été possible d’organiser sa défense et que, par conséquent, elle serait absente à l’audience.

Son conseil, maître Pichon, explique que sa cliente assume toujours ses idées. Puis, il soulève d’emblée une exception de procédure et plaide la nullité de la plainte. En effet, le procureur Grégory Weill, à l’origine des poursuites, s’est contenté d’une requête de cinq lignes, affirmant que l’ouvrage incite à la haine « de la première à la dernière ligne », soit les 131 pages de texte, sans prendre la peine de préciser les passages qui, selon lui, seraient incriminants. Une première dans les annales judiciaires ? Cette fois-ci, on ne fait plus dans le détail avec la présidente de Résistance républicaine !

La défense fait remarquer que ce procédé est contraire à l’article 53 de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, qui nous dit : « la citation précisera et qualifiera le fait incriminé. […] Toutes ces formalités seront observées à peine de nullité de la poursuite ». Il ajoute que cette exigence est durcie par l’article 6 alinéa 3 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit le « droit à un procès équitable ». En effet, cet article stipule que « l’accusé doit être informé de manière détaillée, de la nature et de la cause de l’accusation portée contre lui ». La mise en cause de Christine Tasin devrait donc se fonder sur des passages précis de son ouvrage.

Mais rien n’y fait ! Le ministère public, représenté par une jeune magistrate, très sûre d’elle, va jusqu’à prétendre que la défense ergote sur l’ampleur des propos discriminatoires. Pour elle, l’incitation à la haine transpire du début à la fin. Puis, elle se retranche derrière le privilège du ministère public, seul juge de l’opportunité des poursuites. Comme si ce privilège permettait de poursuivre n’importe qui pour n’importe quoi ! « J’ai le droit de poursuivre une œuvre dans son intégralité pour incitation à la haine », martèle-t-elle ! Puis, elle tente d’expliquer qu’en s’attaquant au Coran, Christine Tasin visait un groupe de personnes en raison de leurs croyances. Et sans se démonter, elle termine en disant : « J’expliquerai en quoi l’incitation à la haine est constituée ».

Le jeune avocat de la partie civile, l’ineffable Ligue des droits de l’homme, toujours prête à récupérer du fric au moindre procès, prend alors la parole mais, à vrai dire, sans grande conviction. Pour lui, le fond est indissociable de la forme et il n’est pas nécessaire d’entrer dans le détail de l’ouvrage. « L’ensemble est suffisamment explicite, nous dit-il, et la démonstration de Mme Tasin n’a qu’un seul but : prouver que l’islam est incompatible avec la République ». Rappelons au passage que cette conviction, qu’on la partage ou non, est admise par un nombre non négligeable de politiciens d’obédiences diverses. Puis il rappelle la « personnalité » de Mme Tasin, en mentionnant son engagement politique. Comme si le but était d’avoir la peau de Mme Tasin et non de condamner des propos litigieux.

Maître Pichon reprend la parole pour s’indigner de la légèreté de la citation du Parquet et rapporte un commentaire d’un collaborateur du Parquet qui avait osé dire ou écrire « s’il avait fallu détailler, cela aurait été fastidieux, on y serait encore ! ». Bref, on ne prend même plus la peine de préciser les faits reprochés. Il lance une pique en direction du ministère public en demandant s’il s’agissait du « travail de stagiaire en période de vacances », ce qui n’a pas manqué de faire bondir la magistrate aux yeux bleus. Il rappelle que lors de procès célèbres, comme à Nuremberg en 45-46, alors que tout accablait les responsables nazis, les accusations avaient été poussées très loin dans les détails…

Après ces échanges brefs mais pour le moins tendus, le tribunal s’est retiré afin de statuer sur la demande de Maître Pichon. Visiblement embarrassé, il se trouve devant le dilemme suivant : désavouer à chaud le ministère public ou bien cautionner une procédure faisant fi d’un certain nombre de règles de droit avec toutes les conséquences qui peuvent en découler.

Lorsque les trois juges reviennent dans la salle, il n’y a guère de surprise : la décision sera rendue publique le 29 janvier 2019 à 13 h 30. On saura alors si l’affaire pourra un jour être jugée sur le fond ou bien si elle s’arrêtera là.

Hector Poupon

 

Note de Christine Tasin

Je saute en l’air, en lisant ce compte rendu…

L’avocat de la LDH : « L’ensemble est suffisamment explicite, nous dit-il, et la démonstration de Mme Tasin n’a qu’un seul but : prouver que l’islam est incompatible avec la République. »

Oui, et alors ? Non seulement je ne suis pas la seule à le dire, à l’avoir dit, même la CEDH l’a démontré en 2001 et 2003… mais c’est une opinion, et la liberté d’expression est garantie (jusqu’à quand ?) par notre Constitution et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. L’islam est une doctrine, non une race, non une personne, non un groupe de personnes.

Le ministère public : « Puis elle tente d’expliquer qu’en s’attaquant au Coran, Christine Tasin visait un groupe de personnes en raison de leurs croyances. » Vieille antienne… Vous critiquez l’islam ? Vous incitez donc à la haine contre les musulmans. Comme c’est simple, comme c’est facile, comme c’est tiré par les cheveux ! Ils veulent à tout prix instaurer dans les faits la charia, c’est-à-dire l’interdiction de critiquer l’islam. Le ministère public, chargé de faire appliquer et respecter la loi, qui la bafoue, c’est intéressant !

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
JOJO D ARIMATHIE

C EST INTERESSANT EN EFFET ! C EST ABSOLUMENT LAMENTABLE ! PEUT ETRE QUE LE 26 MAI 2019 LES GAULOIS REFRACAIRES SE REVEILLERONT !?…..

Million Bernard Pierre

La seule fois ou j’ai ouvert un Coran, dans une salle d’attente; je suis » tombé » sur un passage ou les femmes devaient être traités comme étant inférieures aux hommes!!!! c’est comme cela que je l’ai compris, cela ma suffis pour rester prudent et garder mes distances avec l’Islam.

Jean Ducluzeau

C’est un procès politique.

Rosa Ire

le procureur Grégory Weill affirme que l’ouvrage incite à la haine « de la première à la dernière ligne ».
Le procureur a-t-il également lu le coran de la 1ère à la dernière ligne ???
J’ai comme un doute !!!!…

Carter

On a plus le droit de rien critiquer, sauf le christianisme. Il faut croire que les chrétiens ne sont pas des êtres humains.

DUFAITREZ

L’islam distille le nauséabond, certains le remarquent et le disent…
Les Juges dénoncent l’odeur, sans aller à la source…
Pb olfactif ? Ca se soigne !!

AFMC98000

Avec ces jeunes magistrats directement sortis de l’école où ils sont formés avec des idées du « mur des cons », on va droit vers l’islamisation à marche forcée de notre pays. Le coran est rempli d’appels à la haine pour ceux qui n’y adhèrent pas. Ce de lui qu’il faut faire le procès puis interdire.

Sniper83

Cette saloperie de secte Islam est compatible avec rien de connu sur terre !!!

Allobroge

« Puis, elle tente d’expliquer qu’en s’attaquant au Coran, Christine Tasin visait un groupe de personnes en raison de leurs croyances. » Elle n’aurait donc pas condamner « Mein Kampf » ?!…

Frederic REYNIER

C’est la guerre entre marxistes mondialiste d’un côté et souverainiste, donc déviant, de l’autre

chris83

Par contre n’importe quel (le) » journaleux » (se) peut attaquer, se moquer, voir insulter les chrétiens, là il n’y a RIEN qui se passe, comme c’est bizarre… ils n’ont pas lu le coran ni la Bible, ni rien en fait, ils parlent sans savoir! Des incultes!!! Hélas ils ont le pouvoir de discréditer ce qui ne sont pas « des leurs »!

wika

Tout comme certaines personnes publiques ont qualifié le livre de Zemmour de livre de merde ou autres amabilités, et cela sans l’avoir ouvert

Joël

Ainsi donc des employés de justice (appeler ça magistrat est un oxymore) interprètent la loi comme bon leur semble. On se demande par qui ils sont soudoyés.

chris83

Vous vous posez la question? moi non… on pose toujours la question à qui le crime profite lors d’un crime alors vous avez la réponse.

wika

Nos lois ne servent plus à rien. Ce sont les juges qui appliquent leur propre loi.
Cela ne vous rappelle rien ? Pour les plus âgés d’entre nous, ça rappelle les procès ou les simulacres de procès staliniens ou chinois dont tout le monde connaissait le verdict avant même qu’ils n’aient commencé.

Jill.re

Ce brave procureur s’est empressé j’imagine de
ne pas lire le livre, se contentant du nom de l’auteur et de la quatrième de couverture pour
affirmer qu’il était une incitation à la haine de
la première a la dernière ligne, et engager une
procédure.
Bizarre, pas un seul procureur n’a ce que je pense
ou je pense pour faire la même chose à l’égard
du coran, en vue de son interdiction sur le
territoire, et de l’ effrayante organisation politico-religieuse qui s’y rattache.

GOMEZ Juan

Un constat réel…. Aucun procureur de ce pays n’a de couilles pour faire respecter le droit à l’expression.

patphil

lisez le coran!
96 versets pronant le meurtre de juifs et chrétiens, et c’est explicite!

Doumé

Avec ces procureurs et ces juges … ne vaudrait il pas mieux, à l’instar de leur manière de voir les choses, attaquer le coran qui dans plusieurs paragraphes incite ses ouailles à détruire tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
Enfin, moi je dit ça …

François Desvignes

Délibéré au 29 janvier = le tribunal va prendre ses ordres.

Si la citation est validée le 29 : appel en nullité de la procédure.

Si la Cour d’Appel confirme le jugement : Cassation pour méconnaissance de la loi pénale.

Si la Cour dit que tout va bien : c’est normal de violer la loi si c’est pour l’islam parce que les magistrats ont eu aussi leur rolex pour Noel à l’Ambassade du Qatar, recours devant la C.E.D.H.

Est-ce que les rolex vont jusqu’à Strasbourg ?
Ça c’est une question.

Pierre Régnier

L’islam est bien incompatible avec la République, et mettre en procès quelqu’un qui affirme cette évidence montre combien la France est engagée dans la soumission à cette religion.
Tous ces nouveaux négationnistes – ceux qui nient la culture de la haine et de la violence dans l’islam – auront une lourde responsabilité historique dans la destruction en cours de notre pays et de ses valeurs.

GOMEZ Juan

Mais si ils y arrivent, plus personnes ne saura et ne dira contre l’islam….
Ce qui est surprenant, c’est que des femmes valident les versets de ce livre et ainsi valide la charia….

Clamp

Dans ce livre C. Tasin passe le plus clair de sont temps à citer le coran et quelques hadiths, de là à en conclure que l’accusation revient à estimer que la lecture du coran incite à la haine, il n’y pas un pas mais équivalence parfaite. D’autre part, pour apporter la preuve que l’islam est incompatible avec la république, c’est d’être portée aux nues qu’on a gagné le mérite, pas un procès. Encore que d’un point de vue technique, c’est tellement évident finalement, la preuve en est qu’il suffit simplement de citer le coran et quelques hadiths pour en faire la démonstration éclatante et imparable. Mais le mérite reste cependant immense lorsqu’on songe au courage qu’il faut pour se lancer dans l’aventure alors même qu’on sait d’avance le prix qu’on devra payer et le combat qu’on devra mener.

Robert Le Priellec

Il y a un point commun indiscutable entre l’islam et la magistrature : la soumission. Entre rampants, il est donc normal que les gugus déguisés en pingouins protègent leurs « coreligionnaires » musulmans. Qui se ressemble s’assemble.

Éric Alexandre Poher de Corbie

Solidarité absolue avec Christine.Non au rétablissement du délit de blasphème.

🇫🇷 ANCIEN COMBATTANT AFN 🇫🇷

Les muzs (et leurs collabos) doivent tous être EXPULSÉS vers les 57 pays muzs qui se devront de les accueillir comme ils sont frères en religion, et leur religion islam doit être INTERDITE en Occident, parce que ses textes fondateurs incitent les muzs à la pédophilie et les instruisent à inférioriser les femmes, tuer, convertir de force, discriminer, exiler juifs, chrétiens, apostats, opposants, gays, etc., et tout ceci a été suivi par un nombre énorme de muzs depuis le 7e siècle jusqu’à nos jours et vont à l’encontre des lois Occidentales. Islam, muzs, islamisme, islamistes, djihad, djihadistes, une SEULE et MÊME affaire. On ne le répétera jamais assez.

🇫🇷 ANCIEN COMBATTANT AFN 🇫🇷

… va à l’encontre …

montecristo

Si cette saloperie d’islam est compatible avec la République alors cette saloperie de nazisme l’est aussi !
J’aimerais être jugé pour avoir insulté les nazis ….

clercophage

à montechristo.
J’aurais aimé avoir trouvé cette formule.

Jean Ducluzeau

Magnifique formule ! Imparable !

ab irato

Une défense fondée sur l’ironie pourrait évoquer les innombrables phrases assassines écrites par nos plus grands écrivains et penseurs (Bossuet, Chateaubriand, etc, etc) contre l’islam et qui donnèrent tous à notre pays des nom d’avenues, de lycées, et on ne s’en plaindra pas! Alors, il faut être mort pour que l’on respecte la liberté d’expression? Les langues se déliant de tous côtés, même au plus haut niveau, on peut penser qu’ils n’oseront pas, cette fois, vous condamner. Mais quel cran faut-il avoir pour résister à toutes ces intimidations, ces convocations savamment orchestrées, ce siphonnage de porte-monnaie! Une seule certitude: cette belle clique de collabos-salauds devra un jour rendre des comptes.

Robert Le Priellec

Inutile d’essayer de parler littérature à des magistrats : l’expérience judiciaire récente de Christine Tasin montre que ces ahuris (surtout au parquet) ont déjà du mal à lire leurs propres textes juridiques…

ab irato

Vous faites semblant de ne pas comprendre: il s’agit d’idées. Mais prenez donc votre belle plume pour écrire de belles choses sur l’islam, si vous en trouvez vraiment à dire!

GOMEZ Juan

Prendre les fourches et les enfourcher afin de détruire leurs idées nauséabondes.

Allonzimollo

La plainte aurait du être rejetée séance tenant par le tribunal mais n’oublions pas que nous avons à faire à la justice « mur des cons »…

Philippe Mangé

Le coran est incompatible avec notre Constitution française. De nombreux versets menacent les incroyants, les infidèles, les insoumis et les mécréants. L’apostasie entraîne des crimes d’honneur. Alors défendons-nous comme Mme Tasin et soutenons là.

Joël

C’est bien pourquoi macron veut modifier la loi sur la laïcité de 1905 dans un premier temps puis sans doute modifier la constitution avant la fin de son mandat. Gageons qu’il sera bien aidé en cela par le camarade fabius.

Absarokee

« L’islam est une saloperie » est pas contre toléré par la loi !

bernard

Pas tolérée ; ENCOURAGEE !

🇫🇷 ANCIEN COMBATTANT AFN 🇫🇷

Autrefois, en temps de guerre, les traitres avaient droit à douze balles.
Maintenant, ils ont droit aux félicitations de Bruxelles et des pays islamiques.

Sacha P

Très juste . Mais maintenant je pense que E. Macron et ses affidés devraient être conduits devant un tribunal militaire .

maujo

N’oubliez pas qu’une autrichienne dont j’ai oublié le nom, a été condamnée dernièrement pour propagation de la haine contre l’islam par les tribunaux en Autriche pour avoir dit lors d’une conférence privée que le mariage avec une fillette de 6 ans consommé à 9 ans par Mahomet, en Autriche serait considéré comme de la pédophilie.Cette brave dame a porté l’affaire devant les tribunaux européens à Bruxelles, dédiés apparemment à la charia qui ont confirmé le verdict de la justice autrichienne. Mme Tassin, alors attention à vous, le meme verdict pourrait vous etre appliqué sur la base des lois européennes « de la charia », c’est tres à la mode en ce moment et puis le droit Français, qui s’en soucie, certainement pas nos magistrats ou magistrates dans le cas présent.

Sylvie Danas

C’est ce qui a permis à Mata Hari de déclarer : « C’est la première fois qu’on m’aura pour douze balles »