Procès Pascal-Pierre : 4 témoignages qui ont anéanti les imposteurs de l’antiracisme

Publié le 6 mars 2014 - par - 4 890 vues
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Ce mercredi 5 mars, devant la Cour d’Appel de Paris, comparaissaient Pascal Hilout et Pierre Cassen. Première surprise, l’audience doit commencer à 13 h 30. Les accusés sont présents, leurs amis sont là, dans la petite salle, le tribunal est là, le procureur de la République est là, les témoins sont là… mais il manque juste les avocats des antiracistes. Sans doute doivent-ils boire leur café. La présidente doit donc suspendre une audience qui n’a pas commencé, et nos vaillants subventionnés de l’antiracisme d’Etat arrivent, vers 14 heures 10.

Il est alors rappelé longuement les causes de ce procès et les arrêtés du premier jugement, par la 17e chambre correctionnelle de Paris.

Puis Pierre est invité à se lever, et à répondre aux questions. Il lui est demandé s’il assume intégralement les deux textes incriminés. Notre fondateur répond qu’il est solidaire du texte écrit par Pascal, et que, ayant relu depuis deux ans à de nombreuses reprises le texte pour lequel il comparait, dont une dernière fois la veille au soir, il fait savoir qu’il n’a vraiment rien à en redire, trois ans et demi après, et que, s’il devait le réécrire, il redirait les mêmes choses. Il ajoute que l’évolution de la situation lui donne encore davantage raison.

Ri7Pierre Cassen bis jpegAux alentours de 15 heures arrive enfin l’ineffable Tubiana, tout essoufflé. Interrogé à ce moment par l’avocat de la Licra, Pierre, le voyant arriver, le salue publiquement, d’une manière ironique qui fait sourire les amis de Riposte Laïque. Il renvoie dans ses buts l’avocat de la Licra, en lui citant la phrase de Jakubowicz, au lendemain des assassinats de Merah, accusant les seuls jeunes maghrébins de la totalité des actes antisémites en France. Cela proteste du côté des prétendus antiracistes, mais Pierre précise dans quelle émission cette phrase a été prononcée, ce qui calme les grognements.

Ri7Tubiana sergent Garcia jpegL’ineffable Tubiana et ses gros sabots entreprend alors de poser des questions pièges à notre fondateur. A chaque fois, que cela soit sur sa conception de la laïcité, sur les nuances islamistes-musulmans-apostats, il se fait sécher poliment, mais sans concession par Pierre, qui paraît décidé à ne rien laisser passer aux imposteurs de l’antiracisme, et encore moins à Tubiana.

Il explique notamment son plus grand respect pour les personnes nées musulmanes qui, grâce à leur liberté d’esprit, arrivent à s’émanciper de l’islam, malgré un conditionnement épouvantable dès leur naissance. Il relate son débat avec Hani Ramadan, et fait savoir à la cour que quand il a expliqué aux disciples d’Allah qu’ils étaient en règle avec leur religion en voulant islamiser la Suisse, et donc qu’ils étaient de bons musulmans, aucun n’avait protesté contre cette évidence. Il rappelle également au tribunal le nombre important de mosquées qui, en France, portent le nom d’El Fath, soit « la conquête ».

L’avocat du CCIF tente ensuite de le piéger, en lui posant deux questions sur des articles RL qui n’ont rien à voir avec les textes incriminés. Pierre lui répond que si le tribunal est en d’accord, il ne répondra pas à des questions hors sujet. La présidente lui donne raison, l’avocat peut se rasseoir.

Ri7Hilout PascalC’est ensuite au tour de Pascal Hilout de prendre la parole. Comme Pierre, il assume totalement le texte pour lequel il est accusé. Par contre, il est plus direct que son prédécesseur, et estime qu’on ne peut émanciper les musulmans des conséquences de l’islam, et qu’il n’y a pas, selon lui, de différences entres des islamistes et des musulmans. Il revendique le droit pour sa communauté d’origine de subir les mêmes remises en cause qu’ont dû affronter les chrétiens. Il estime que l’islam est incompatible avec les valeurs qu’il est venu chercher en France. Il rappelle qu’il a longtemps milité pour le Nouvel Islam, avant de rencontrer ceux qui créeront Riposte Laïque. Il évitera remarquablement les questions souvent vicieuses des avocats adverses, essayant de l’embarquer sur les Juifs, qui n’avaient pourtant aucun rapport avec le débat. Dans un style fort différent de celui de Pierre, et sans doute moins nuancé, il impressionna l’auditoire par la grande conviction et l’authenticité qui sortaient de ses propos.

Vinrent ensuite les quatre témoins. Le calvaire des prétendus antiracistes allait commencer. La première Fathya, raconta son parcours. Née au Maroc, elle arriva en France à l’âge de trois ans. Fille de paysans illettrés et pauvres, elle décrivit comment, grâce à la France, sa mère notamment s’était petit à petit émancipée de l’islam, avait appris à s’habiller en robe légère quand il faisait chaud, et était devenue une femme libre. Elle remercia notre pays d’avoir su lui transmettre également ce trésor pour une femme née au Maroc, cette liberté chérie. Elle donna quelques témoignages des reculs inquiétants qu’elle sentait, à présent. Elle raconta comment ses élèves musulmans pendant le ramadan, lui parlaient religion, la considérant comme musulmane, à cause de ses origines. Elle fit savoir à la Cour qu’elle n’allait plus dans certains endroits pour faire ses courses, car on lui reprochait, ainsi d’ailleurs qu’à sa mère, en région parisienne, d’acheter de la viande non halal et de l’alcool. Un finot avocat adverse lui demanda ce qu’elle pensait, habitant près de Poitiers, de l’attaque des Identitaires contre la mosquée. Fathya fit remarquer que ce n’était qu’un chantier en construction, et que tout ce qui permettait de contester le poids de la religion lui paraissait positif.

La deuxième témoin, Elisabeth Calou, plus connue des lecteurs de Riposte Laïque sous le nom de Lalesart, expliqua les ressemblances entre l’Iran d’avant la révolution islamique et la France actuelle. Elle décrivit le processus d’islamisation du pays, dès les années 1978. Elle raconta au tribunal ce qu’était devenu son pays, après la victoire des islamistes, et notamment la scène qui la hante encore, quand des femmes vivantes, dans un hamam bombardé, furent ensevelis par les gardiens de la Révolution, pour qu’on ne les voit pas déshabillées. Elle narra des scènes, comme cette agression qu’elle subit, à Paris, en 2011, durant le ramadan, pour avoir mangé en plein jour un sandwich au jambon. Elle décrivit de nombreuses situations, qui lui firent dire que ce qu’elle avait fuit en Iran, elle le retrouvait en France. Au fur et à mesure de son témoignage, les prétendus antiracistes se tassaient sur leur siège. Ils ne lui posèrent aucune question.

Vint le troisième témoin, Alain Dubos. Il expliqua, en tant que médecin, ses expériences humanitaires, avec MSF, dans certaines contrées comme l’Afghanistan, le Liban, le Cambodge et d’autres pays. Il narra, dans le premier pays, en 1982, l’attitude d’un mollah, qu’on appelait « Black Mollah » à cause de sa tenue. C’était lui qui était le chef incontesté d’un village où l’équipe médicale officiait. Et le chef religieux avait érigé une règle stricte : les médecins hommes (il n’y avait que cela) ne pouvaient pas ausculter une femme. De manière émouvante, Alain raconta comment il voyait des femmes intégralement voilées enceintes, qui mouraient en couche, parce qu’il ne pouvait intervenir. Pour le mollah, le vrai docteur pour les femmes, ne pouvait être qu’Allah. Bien évidemment, il fit la comparaison avec la situation que vit la France dans les hôpitaux, et le fait que de plus en plus de maris musulmans agressent des médecins hommes, leur interdisant, comme cela se faisait il y a trente ans en Afghanistan, d’examiner des femmes. Il fit également remarquer que, pédiatre en Seine-Et-Marne, il constatait qu’à partir de sept ans, il ne voyait plus les jeunes filles musulmanes.

Les cinq prétendus antiracistes se tassaient encore davantage sur leur siège. Mais ils durent encore attendre un témoignage, celui de Ghislaine Dumesnil. Celle-ci, très émue, raconta son histoire de machiniste à la RATP. Dans son dépôt, il y a une quinzaine d’années, il y avait 600 machinistes, mais seulement deux musulmans. Aujourd’hui, ils sont 300, soit la moitié des effectifs. Elle expliqua le refus de serrer la main des femmes, les prières imposées dans les cars, ou dans des salles communes. Elle décrivit le communautarisme qui s’installait, et la grande solidarité de tous les musulmans, des plus modérés aux plus fanatiques. Elle donna des chiffres précis sur les conséquences du ramadan sur l’absentéisme, les accidents de travail, et le nombre de services non effectués. Elle parla de la tension, dans cette période, et du fait que ceux qui ne faisaient pas ramadan passaient pour des provocateurs. De plus en plus émue, elle fit savoir que seul Riposte Laïque avait su lui tendre la main, quand tout le monde tournait le dos aux femmes qui cherchaient à se défendre de l’attitude sexiste et raciste de nombre de leurs collègues.

A la fin de son intervention, les antiracistes, qui n’interrogèrent aucun des trois témoins suivants, baissèrent les yeux, paraissaient sonnés, donnant l’impression d’avoir passé un bien sale moment.

La présidente proposa une pause de dix minutes, pendant laquelle le ton monta entre l’avocat de la Licra, qui prétendait exonérer son association, et quelques lecteurs de Riposte Laïque, dont un le qualifia de « pantin », ce qui, manifestement, déplut profondément au malheureux, qui sortit en grommelant…

Chacun, dans le camp de RL, félicita les quatre témoins, dont la complémentarité était apparue évidente à tous, et Pascal et Pierre, que tout le monde avait trouvé excellents.

Ri7TubianaprocesRLA la reprise, nous eûmes droit aux plaidoiries de la bande des cinq. Tubiana, égal à lui-même, commença en faisant dire à Pierre qu’il avait osé dire que pour les musulmans de France, c’était « La valise ou le Cercueil ». Il alla même jusqu’à dire que cela méritait peut-être des nouvelles poursuites. Puis, ne doutant de rien, il reprocha au tribunal d’avoir laissé trop la parole aux accusés, et d’avoir été complaisant avec eux. Ah ! Les bons vieux procès de Moscou, qu’est-ce que c’était le bon temps, pas vrai, camarade ? Nous eûmes droit au vieux disque rayé habituel, les musulmans qui ont remplacé les juifs dans la haine de l’extrême droite, la haine de l’autre, les heures les plus sombres de notre Histoire, et bien sûr, la nécessité d’en finir avec une parole (celle de RL) porteuse de guerre civile, rien de moins.

L’avocat de la Licra, sans doute rancunier d’avoir été qualifié de « pantin » (ce qu’il fit remarquer) reprit les grossiers mensonges de Tubiana sur les propos attribués à Pierre. Sinon, même vieux disque rayé. Avec un rare mépris, il qualifia de « manipulation » les quatre témoignages entendus, et fit savoir que seuls les textes écrits étaient intéressants. Toujours ce mépris des réalités, ce que Maitre Scipilliti avait reproché durement à l’avocat du Mrap, lors du procès Camus-Philarchein, où l’avocat du Mrap avait qualifié de propos de café du commerce le témoignage d’un homme qui avait dû, sous la pression musulmane, quitter son quartier.

L’avocat de Sos Racisme dénonça, lui, des signes SS que parait-il notre site produit régulièrement pour détourner le nom de Sos Racisme. C’est tout ce qu’il a trouvé.

L’avocat du Mrap ânonna un discours qui ennuya tout le monde, et conclut qu’il fallait punir les coupables.

Le dernier, un nommé Braun, avocat du CCIF, commença à innocenter Pierre pour les propos dont il avait été accusé mensongèrement d’avoir tenus. Premier et seul bon point. Sinon, il joua son petit mouchard, et apportant au tribunal un article de RL, paru récemment, estimant qu’un détail de cet article méritait de nouvelles poursuites. Puis il entreprit de psychanalyser d’abord Pascal, puis ensuite Pierre. Avec humour, un vrai psychiatre, présent dans la salle, nous dit, à la fin de l’audience, qu’il s’était rendu coupable d’exercice illégal de la médecine. Il fut très long, on ne comprit pas toujours ce qu’il voulait dire. Il trouva malgré tout Pierre et Pascal sympathiques, et estima dommage qu’ils aient évolué ainsi.

Vint ensuite la Procureur de la République. Disons le, elle fut beaucoup moins désagréable que l’inoubliable Aurore Chauvelot, qui avait requis de la prison avec sursis contre Pascal et Pierre. Elle se contenta de dire que les écrits des deux accusés étaient en contradiction avec la loi, et devaient être sanctionnés pour cela. Elle finit par reprocher à Pierre le ton violent de son article, remarque qu’elle avait déjà faite lors du témoignage de notre fondateur.

Les avocats de Riposte Laïque, Maître Ouchikh, Sebag et Haddad, qui avaient remarquablement interrogé les quatre témoins, plaidèrent à leur tour. Karim démontra le côté dogmatique et répétitif des plaidoiries de la partie civile, faisant tout de même remarquer que Maître Braun avait été plus subtil que ses confrères. Il revint sur le témoignage de nos quatre amis, démontra que les textes impliqués ne violaient absolument pas la loi, et requit l’acquittement de Pascal et Pierre.

Maître Sebag compléta la plaidoirie, en montrant quelques contradictions du premier procès.

Maître Haddad fut, lui, beaucoup plus offensif contre les antiracistes, à qui il mit la tête sous l’eau à plusieurs reprises, avec moult exemples, et demanda au tribunal de ne pas se rendre complice de ces gens là. Il expliqua clairement qu’il n’y avait qu’une religion qui posait problème, en France, l’islam, et rien que l’islam.

La présidente, qui souhaitait que l’audience se termine au plus vite (il était 19 heures 30) demanda à Pierre et Pascal s’ils voulaient vraiment encore dire quelque chose. Naturellement, quelques avocats antiracistes grognèrent, estimant qu’on les avait assez entendus. Mais la tradition demeure, en France, on donne encore la parole aux accusés, et la présidente, tout en demandant à Pierre de ne pas dépasser cinq minutes, la lui accorda donc.

Ce dernier fit d’abord remarquer les grossiers mensonges de deux avocats, à son encontre. Il répondit sur la prétendue incitation à la haine qu’on reprochait à RL qu’à ce jour, jamais un lecteur de RL n’avait encore agressé un musulman. Par contre, il cita nombre d’exemples, notamment d’enseignants de RL, et évoqua la réalité des menaces que plusieurs contributeurs subissent. Surtout, revenant sur les quatre témoins, il expliqua que le dogmatisme et le déni de réalité des antiracistes s’étaient trouvé confrontés à la vraie vie, d’où leur malaise. Il insista en disant que c’était tout leur dogme, sur l’immigration chance pour la France et l’islam religion de paix et d’amour, qui s’effondrait devant de vrais témoignages. Enfin, il les accusa de ne pas avoir déposé plainte, après les vidéos de Guy Sauvage montrant des musulmans appeler à égorger et à tuer les juifs dans les rues de Paris, ce qui provoqua un dernier brouhaha dans les rangs adverses. Il fit part aimablement à la Procureur que ce n’était pas son article qui était violent, mais la réalité de la vie, de la vraie vie, prouvée par les faits qu’il avait énoncés. Il termina ses cinq minutes et disant au tribunal que l’objectif des prétendus antiracistes était de tuer économiquement Riposte Laïque, en multipliant des procédures à notre encontre et en exigeant des dommages et intérêts exorbitants.

Pascal fut plus bref, remercia le tribunal, et rappela que l’islam et une menace pour la France, et qu’il ne faut pas épargner les musulmans qui en sont complices.

Toute la fine équipe de Riposte Laïque regarda passer les cinq avocats adverses, dont Tubiana qui a de plus en plus de mal à se déplacer à cause de sa corpulence, salua ceux qui lui disaient au revoir, pas les autres, et se retrouva à son quartier général, finissant la soirée amicalement et dans la bonne humeur,  consciente d’avoir largement gagné aux points ce procès. Chacun remarqua que les avocats adverses paraissaient en service commandé, et ne croyaient plus guère, à l’exception de Tubiana, aux inepties qu’ils proféraient.

Ce n’est pas pour autant que cela suffira à être acquitté. Verdict dans trois mois, le 5 juin.

Martine Chapouton

 

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