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Produire le biscuit Bamboula, c’était toucher à mon Pote

Le hasard de la recherche du web m’a amené sur une pub pour un biscuit produit par Saint-Michel, nommé Bamboula et incarné par un jeune africain sympathique et débrouillard. Cette denrée a disparu au milieu des années 90 car la pression du politiquement correct commençait à sévir.

Effectivement produire le biscuit bamboula, c’était toucher à mon pote. Comme  la pub pour le couscous Garbit (c’est bon comme là-bas, dis), on récoltait la ligue Arabe, une belle femme nue dans son bain (Obao), on avait les féministes, un chien qui traverse le pays pour rejoindre sa femelle pour les vacances, on récolterait la SPA.

Mais je n’ai pas encore entendu la ligue des costauds tatoués protester pour incitation à la haine raciale avec la pub de parfum invictus, ou les vendeurs de canapé lorsqu’un gamin urine dessus. Amis des bêtes, vous ne dites rien pour Maurice qui a mangé tous les chocos suisses. Ah  zut Suisses et chocolat, on va avoir nos amis helvètes sur le dos.

Et oui je suis nostalgique d’une période où l’on pouvait encore dire qu’une personne de couleur de peau foncée était noire sans se faire agresser, qu’un belge est idiot (mais qu’on l’aime bien tout de même) qu’un suisse est lent (sauf en tennis et en ski évidemment), qu’un français est râleur, qu’un gay est un pédé, qu’un italien est meilleur en cinéma qu’en politique etc….

Je regrette l’époque de la moquerie, de l’auto dérision, du parler vrai, du parler direct et le tout sans animosité ni racisme.

Je vais passer pour un con mais le terme discrimination positive, cela me choque profondément à moins que je sois vraiment raciste ce dont je doute.

A se demander qui crée l’antagonisme actuel, les victimes fictives ou les vrais tortionnaires. Pour info un de mes meilleurs potes était noir, on l’appelait blanquette et lui m’appelait le rital, on s’appréciait bien, comme quoi…

Bon il était pour le Barça et moi pour le milan AC c’était un contentieux autrement plus grave que notre couleur de peau. Notre amitié n’a pas résisté à la finale de la ligue des champions 1994 (quelle raclée) hélas.

Platon du Vercors