Profanation de la mosquée de Montauban : illusions de Manuels Valls et censure sur les sites d’info

L’affaire fait grand bruit dans les médias. Mercredi dernier, deux têtes de cochon ont été découvertes devant la mosquée de Montauban, alors que sur le sur le sol une importante quantité de sang de porc avait été répandue.

Immédiatement, les politiques, les autorités musulmanes, les « antiracistes » islamiques ont réagi en condamnant cet acte. Mais à part eux et quelques personnalités (le préfet, un évêque, …) le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a ressenti bien peu d’émoi chez les Français.

Cela n’empêcha pas le ministre de l’Intérieur (pourtant muet quand on incendie une église à Nice…) de réagir dès le lendemain en écrivant à l’imam de la Mosquée. Manuel Valls lui dit : «En ma qualité de citoyen et de ministre chargé des cultes, je ne peux que m’indigner devant un acte aussi révoltant qui porte atteinte à la dignité des musulmans de France et choque l’ensemble de nos compatriotes attachés aux valeurs de tolérance. »

Mais où a-t-il entendu ou vu que cet acte « choque l’ensemble de nos compatriotes » ? Sur quoi se base-t-il ? Rien, bien entendu. Ce n’est qu’une formule dénuée de tout fondement. Les Français sont restés pour le moins indifférents à l’événement.

Mieux encore, les réactions sur les sites internet d’information n’allaient quasiment jamais dans le sens de la condamnation de la profanation. Ainsi, sur le premier article du site Lefigaro.fr évoquant l’affaire, j’ai noté mercredi vers 14 h 00 quelques 44 commentaires dont quasiment pas un seul de condamnation !

Certes, les commentateurs n’apportaient pas de soutien ouvert aux profanateurs, et évitaient les propos légalement répréhensibles. Ils ont appris où était la ligne à ne pas dépasser. Mais ils minimisaient l’acte, condamnaient la mairie qui le qualifiait de « blasphématoire », et surtout faisaient des comparaisons avec les agressions bien plus violentes contre des sites chrétiens (incendies, lapidation des fidèles) ou les crimes de l’islam dans le monde.

On trouvait même dans ces commentaires un peu d’humour, par exemple « C’est très bon le fromage de tête. Chirac adorait. » ou encore « Ils ne veulent pas de nos offrandes ? C’est tout de même un moment de partage… d’amitié entre les peuples… de tolérance .. c’est tout de même ce qu’ils disent …! »

Quelques minutes après ma visite sur le site, j’y retournais et constatais que le nombre de commentaires était passé de 44 à 25, les plus « islamophobes » ayant été virés. Et depuis, Lefigaro.fr exerce un filtrage draconien.

On me signale aussi que sur le site 20minutes.fr, il y avait hier soir 17 commentaires tous prudents mais implicitement favorables aux profanateurs. Une heure plus tard, tout ces commentaires étaient supprimés et on trouvait à la place la mention désormais classique sur ce site : « En raison de nombreux débordements, cet article a été fermé aux commentaires. Merci de votre compréhension »

Idem sur le site SudOuest.fr : « De nombreux commentaires ne respectant pas notre charte, SudOuest.fr a décidé de fermer les réactions sur cet article. »

Et sur RMC.fr : « Devant les débordements constatés sur ce sujet, nous avons décidé de fermer ce forum. Merci de votre compréhension. »

Il y en a sans doute d’autres.

Bref, c’est la Pravda depuis le ministère de l’Intérieur jusqu’aux sites d’information ! Mais toute cette caste politico-médiatique ne comprendra-t-elle pas que c’est justement en donnant aux Français des informations mensongères et en censurant leur parole dans les médias et qu’on pousse certains d’entre eux à s’exprimer par d’autres moyens ?

Faut-il rappeler à Manuel Valls le sondage du Monde fait par l’Ifop en janvier 2011 sur le « regard » des Français et des Allemands sur l’islam ?

Les Français ne veulent majoritairement pas d’islam, pas de voiles (y compris dans la rue), pas de mosquées. C’est un fait et toute la propagande officielle qui tente de nous faire croire le contraire non seulement échoue de plus en plus, mais renforce encore cette « islamophobie » chez nos compatriotes.

Roger Heurtebise

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