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Programmes scolaires : Souâd Ayada rattrape les inepties de Belkacem

Dans le Point, nous pouvons lire une excellente interview de madame Souâd Ayada. Elle nous dit la fin du prédicat, le retour du passé simple et des accents circonflexes…

Madame Souâd Ayada, présidente du Conseil supérieur des programmes, renvoie les « pédagogistes » gauchistes à leurs écritures fondamentalement sectaires, voire racistes. La nouvelle inspectrice générale de l’Éducation nationale souhaite un retour au « bon sens ».

A la rentrée prochaine, les élèves apprendront de nouveau le passé simple à toutes les personnes, redécouvriront les « leçons de grammaire » et continueront à mettre des « chapeaux » (accents circonflexes) sur les « i » et les « u ».

Exit donc, les formules absconses : « verbalisation des inférences », « réalisations langagières », « techniques multimodales », « enchaînement interphrastique » et tant d’aberrations qui ont été polluées par leur novlangue, sur l’apprentissage scolaire. Exit donc le prédicat qui devait remplacer les COD (Complément d’Objet Direct) et autres COI (Complément d’Objet Indirect) de notre enfance !(Source)

Le prédicat n’était qu’un symptôme, celui de la confusion de la linguistique et de la grammaire. (…) Les élèves apprennent la grammaire pour bien écrire, bien parler et bien utiliser la langue. (…) Ce sont des « usagers » de la langue, non des linguistes ! Tout comme les professeurs des écoles ne sont pas des théoriciens de la langue (…) l’enseignement scolaire doit rester scolaire.

Nous voyons tous les jours chez nous, chez nos amis, des enfants et des ados méconnaître les règles de l’écrit. Ils utilisent, le plus souvent, un langage écrit pauvre en grammaire, voire des abréviations de mots. De fait, cela se retrouve à l’oral, et je peux entendre des femmes et des hommes de trente ans, faire de lamentables raccourcis, des interjections rapides, et utilisant à « tour de langage« , des anglicismes,  voire des inversions dont la plus classique est « Il a dit quoi ? Il fait quoi ? », ou la pire, « J’sé pas cé qui ? » qui vous ferme les portes d’une entreprise à peine ouverte ! 

Le premier effet de la pauvreté est de tuer la pensée ! On n’échappe pas à l’argent du simple fait d’être sans argent.

Jusqu’à il y a peu, c’était l’écrit qui constituait la norme de l’oral. On assiste à un nivellement par la langue orale, qui est soumis à l’impératif de communication, qui cède à la rapidité, à la simplification. (…) On ne peut pas se réjouir de l’appauvrissement de la langue. Le langage SMS ne doit pas devenir la norme. 

La pensée guide les mots, car c’est le vocabulaire qui est la clef de la victoire.

Lorsque madame Souad Ayada fut nommée présidente du Conseil supérieur des programmes, j’y avais vu la continuité d’un lobby immigrationniste marocain. Très méfiant, j’y voyais donc une poursuite de la politique de Najat Vallaud-Belkacem avec en plus, une dimension islamiste compte tenu de son cursus de diplômée.

Il est clair que je me suis trompé et que cette femme de bon sens, revient à un système éducatif débarrassé de ces pédagogistes de la gauche  bien-pensante qui considèrent qu’un élève issu de l’immigration ne doit pas être confronté à une véritable éducation de qualité sous prétexte qu’il ne pourrait pas y arriver, ni même comprendre. Cette vision raciste, pédante, a entraîné une baisse du niveau scolaire, et a induit de fait, deux écoles !

1/ L’une pour les élèves ayant des parents très aisés, ayant les moyens, voire sacrifiant le nécessaire vital pour suivre ou faire suivre leurs enfants.

2/ L’autre, pour des élèves aux parents, y compris Français de souche, ne pouvant ou ne s’impliquant pas, ou étant incapables de suivre leurs enfants, car n’ayant pas les moyens de les aider.

« Puisque vous n’êtes pas capables d’accéder à toutes les subtilités de la langue, nous décidons, parce que vous êtes étrangers, parce que vous êtes pauvres, de ne pas vous les enseigner ! De toute façon, vous n’en avez pas besoin puisque vous ne lirez jamais Dumas, Balzac… »

Le pédagogisme de la gauche dans toute sa splendeur ! Condescendance, racisme, cynisme et mépris de classe. Nous sommes l’intelligence, la connaissance, nous sommes supérieurs et vous êtes des prolétaires, des bêtes de somme, à qui l’on fournit le fourrage et le porno. 

La gauche est anti-fasciste, elle n’est pas anti totalitaire. En ces temps d’imposture la vérité est révolutionnaire ! 

A ceux qui la soupçonnent d’être un conservateur, voire une réactionnaire, elle répond : Le bon sens n’est pas méprisable, surtout quand il n’a qu’un seul but : assurer à chaque élève une instruction élémentaire qui rend possible sa vie sociale. Je ne vois là aucun conservatisme, j’y vois plutôt le souci constant de la transmission, un souci ouvert sur les réalités contemporaines et donc aux antipodes de toute attitude réactionnaire.

Cette femme, madame Souad Ayada, née au Maroc, a l’amour de la langue française et elle n’a pas grand-chose à voir, je le reconnais maintenant, avec Belkacem, cette ancienne ministre de l’Education qui cédait aux fascisants ânes gauchistes, et qui se comportait devant les médias comme la mouche du coche ! Elle ne servait à rien, mais eux savaient l’utiliser !

Ps : les citations sont de Georges Orwell

Gérard Brazon (Libre expression)