PS, l’hôpital qui se fout de la charité

Publié le 21 septembre 2007 - par
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Vous l’avez deviné, c’est de Jospin qu’il s’agit. Certes, il faut régler son compte à Royal et faire comprendre aux Français (enfin, surtout aux socialistes ; les Français savent, ils l’ont montré) que Calamity Egolène n’a ni les capacités ni les qualités nécessaires pour devenir chef d’Etat. Mais que ce soit le perdant de 2002 qui s’y colle, lui qui avait si bien dégoûté les Français du socialisme que Le Pen lui était passé devant, lui qui avait promis de « se retirer de la vie politique », et, toujours lui, le faux retraité, qui avait volé si efficacement (deux fois !) au secours du T.C.E. en 2005 que le non l’avait emporté à 55% … Pas dégonflé, le triste sire !

On rappellera pour la bonne bouche que le Premier ministre Jospin a privatisé et/ou ouvert aux capitaux privés France Telecom, Thomson, AGF, le Crédit Lyonnais (renfloué par le contribuable), Air France, etc., qu’il a accepté en 2000 les accords de Lisbonne, c’est-à-dire l’accélération de la libéralisation de l’électricité, du gaz, de la poste et des transports ; qu’un an plus tard il a vendu à GDF les gazoducs qui allaient en faire une entreprise rentable et donc … privatisable, que tout cela a été signé, main dans la main, par Chirac et Jospin à Barcelone en 2002 … N’en jetez plus, le plus drôle a été de le voir, la gueule enfarinée, dire sa colère, son dépit et son incompréhension d’avoir été rejeté par les Français en 2002. Idiot, sourd, aveugle et mégalo ? … Il partage d’ailleurs avec Royal cette propension à se croire détenteur de la vérité absolue !

On insistera néanmoins ici surtout sur ses pernicieuses atteintes à la mère patrie et aux principes d’une République laïque, une et indivisible.
Rappelez-vous : ministre de l’Education Nationale, Jospin est responsable de la calamiteuse loi d’orientation de 1989 qui crée une sinécure pour vieux pédagos fatigués, les IUFM, où les futurs profs apprendront tout, sauf ce dont il sont besoin et qui, faute impardonnable, introduit la liberté d’expression, y compris religieuse, pour les élèves. Imparable. Certains n’attendaient que cela pour oser. Deux mois plus tard, les premières affaires du voile défraient la chronique. Jospin croit s’en tirer dans une circulaire alambiquée où il affirme tout et son contraire et… refile la patate chaude aux chefs d’établissement qui vont devoir se battre comme des damnés jusqu’à la loi du 15 mars 2004 (merci Chirac).
Mais cet homme à la carrure politique d’envergure, comme on sait, ne s’arrêtera pas en si bon chemin : en 1998, ce Premier ministre se bat pour que Chirac et Védrine signent avec lui la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires et il y parvient ! Fort heureusement le Conseil constitutionnel veille et refuse la ratification : Jospin avait oublié (sic !) l’article premier de la Constitution ; celui-ci non seulement s’oppose à ce que soient reconnus des droits collectifs à quelque groupe que ce soit mais impose l’usage du français. Elémentaire, cher Jospin. Qu’à cela ne tienne, réformons la Constitution … Fort heureusement, Chirac ne l’a pas suivi et, jusqu’à présent elle ne l’a pas été (Bayrou s’était engagé, lui, à ratifier cette charte ; normal, les régionalistes européistes « républicanicides » sont légion, à droite comme à gauche).
Toujours dans le même ordre d’idée, Lang et Jospin ont essayé de faire passer sous statut public les écoles Diwan en 2001 … Encore refusé par le Conseil constitutionnel, (que l’on bénit), au motif que l’Etat français ne reconnaît qu’une langue, le français. Re-ouf !
Enfin, on ajoutera que si, par hasard ou malchance (chacun choisira) Jospin l’avait emporté en 2002, non seulement la loi sur les signes religieux à l’école n’aurait jamais vu le jour mais on aurait, actuellement, encore plus de lois scélérates contre l’école, la nation et la République.

Bref, Royal et Jospin, par démagogie, par mauvaise conscience de bobo, par désir de suivre le vent de la facilité et du « politiquement correct » à gauche ont causé tant de dégâts à notre pays quand ils en ont eu le pouvoir que le seul service qu’ils puissent nous rendre est de nous lâcher. De prendre leur retraite. De disparaître.
Vœu pieux, hélas. Ces vieux chevaux sur le retour sont honnis pour leurs idées, pour leurs actes, pour leur personnalité et pour avoir tellement écoeuré les Français que ceux-ci ont préféré élire Sarkozy plutôt que de s’exposer à les voir encore aux commandes. Néanmoins ils occupent le haut du pavé, retournent en enfance ( Marie-Jeanne-Bécassine, qui rêve d’être immolée pour être enfin célèbre – que diraient Freud et Bettelheim de tout ce masochisme ?- clame avec bravitude depuis le Québec que le monsieur il est méchant et qu’il faut lui pardonner, en bons chrétiens que nous sommes), se croient indispensables, croient que leur avis nous intéresse, croient à la méthode Coué, écrivent des livres ou en diligentent d’autres, écrits par quelques sous-fifres se prenant pour d’éminents écrivains, cherchent à nous faire oublier leur nuisible vacuité en occupant l’espace public, et nous livrent de pâles et mauvais remakes de Le Facteur sonne toujours trois fois ou Un tramway nommé désir. Panem et circenses !

Christine Tasin

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