Le PS reporte son université d’été par peur des casseurs et des frondeurs

Valls-CambadelisLe mois d’août est une occasion pour les militants socialistes de se réunir lors d’une université d’été annuelle. Pour la première fois, c’est Nantes qui devait accueillir cet évènement quasi-religieux pour les militants du PS. Les Rochelais, hôtes de ces rassemblements depuis deux décennies, se sont en effet vus boudés au profit de la cité des ducs. Les cadres socialistes motivent une telle innovation par la nécessité de « marquer le dépassement du parti ».

Au-delà de cette rhétorique policée, d’aucuns y ont vu une posture politique, rappelant les démêlés du PS avec le maire rochelais, M. Fountaine, et Olivier Falorni le député dissident qui doit sa notoriété au fameux tweet de Valérie Trierweiler. C’est donc sur l’ancien fief de Jean-Marc Ayrault que le Conseil National du PS a jeté son dévolu.

Mais voilà que Jean-Christophe Cambadélis annonce le report de la grand messe estivale « devant des risques de violence ». Il dit avoir reçu des menaces de saccage par « une ultra-gauche antidémocratique » qui, selon ses dires, se serait formée « dans le mouvement anti-loi Travail ».

Le regain de tension dans la région nantaise suite à la victoire du « Oui » sur la lancinante question de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes semble aussi être à l’origine de ce report. Les zadistes et autres punks à chien jurent leurs grands dieux qu’ils n’en démordront pas, que le combat n’est guère fini. En témoigne la centaine de dégradations constatées sur les permanences socialistes à travers tout le territoire national.

La (si bien nommée) Belle Alliance Populaire, composée du PS et de ses alliés, devra donc se réunir lors d’universités d’automne, « régionales et décentralisées » précise le secrétaire général.

Cette décision est loin de réjouir l’ensemble des socialistes. Certains y voient une volonté d’empêcher l’expression du pluralisme politique lors de rassemblements susceptibles de donner la parole aux frondeurs. Éric Ciotti (LR) ironise sur le fait que les cadres du PS craignent « plus les frondeurs que les casseurs ». Le socialiste Yann Galut dénonce quant à lui la « rupture » entre le gouvernement et le peuple.

Le souvenir de 2014 n’est pas loin. Une des universités d’été les plus tumultueuses qui s’ouvrit quelques jours après la Fête de la Rose lors de laquelle un affrontement digne des tragédies grecques avait opposé les partisans de la ligne « vallsienne » et les frondeurs soutenus par Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Économie. Ce dernier prononça un discours si offensif contre la ligne gouvernementale, que l’apparition du Premier-Ministre fut l’occasion de copieux sifflets dans les rangs des militants. Le surlendemain, un nouveau gouvernement épuré des frondeurs était formé.

Nicolas Kirkitadze

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4 Commentaires

  1. c’est un peu comme les Saouds et Daesh, le pion se retourne contre le maitre, ou l’arroseur arrosé, je me marre!!!

    • Le PS peut dire « J’ai vu Agesilas Helas,(la Rochelle),mais après l’Attila (Nantes)hola?#P.Corneille !

  2. Il est cohérent et visionnaire de se demander tout simplement si le partit socialiste n’a pas plus peur que de se voir sans troupes à cette grand messe plutôt qu’autres choses! La population Française est très fatigué de voir ainsi la France tomber dans l’égout du mondialisme est des futures guerres ethnique planifiées par cette oligarchie à la tête de la France.Car soyons sûr que la planification de conflits communautaires est mis en place froidement mais non moins cyniquement sur le territoire Français et Européen! Il n’est pas improbable qu’une partie non négligeable des adhérents socialistes commence à se rendre compte de la situation qu’ils ont par idéologie aidés à mettre en place à l’encontre même de leurs enfants ainsi que de leur Pays. De plus la situation économique les touchent de fait! Je ne m’étendrais pas sur les risques que ces derniers rencontrent au plan sécuritaire et patrimoniale du fait de l’immigration expolsive.

  3. C’est la preuve flagrante d’une part de leur incompétence et impopularité et, d’autre part de leur lâcheté et couardise.
    Eh oh la goche, on se sort les dix doigts!

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