Puisqu’un avocat, Dupont-Moretti, s’autorise à critiquer une décision de justice, ne nous privons pas !

Publié le 2 avril 2013 - par - 3 545 vues

Les magistrats sont-ils impatiaux ? Bien évidemment non.

Ils sont des citoyens comme nous autres, avec des idées et des tendances politiques directionnelles.

Il y a des magistrats de droite (très peu) et des magistrats de gauche (bien plus nombreux).

Qu’ils le veuillent ou non cela influence leur comportement et même leur jugement.

A-t-on le droit de critiquer et même de désapprouver les décisions d’un magistrat ?

Bien évidemment oui.

Le Syndicat de la Magistrature s’est mis lui-même sous le droit d’être critiqué lorsqu’il a proposé de voter pour François Hollande, affichant ainsi publiquement ses orientations gauchistes.

C’était une erreur à ne pas commettre et il en supporte aujourd’hui les conséquences.

Ne peut-on émettre des doutes lorsque des magistrats sont dessaisis de leur dossier (politiques) quand ils se montrent trop curieux et désobéissants ?

Je n’aime pas Maître Dupond-Moretti mais j’ai apprécié la justesse de son analyse concernant le juge Gentil lors de l’émission de Frédéric Taddéi « Ce soir ou jamais ».

Il n’a pas hésité une seule seconde à mettre en doute l’impartialité du juge Gentil sur plusieurs points de droit litigieux.

-Le droit d’amener avec arrestation au domicile et incarcération pour entendre des témoins.

-Ordonner la réquisition de l’agenda de Me Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, ce qui est absolument contraire à la déontologie car soumis au secret professionnel. Me Herzog a parfaitement eu raison de refuser sa présentation.

-Mise en examen de l’ex président de la république sur des présomptions d’abus de faiblesse sur Mme Bettencourt en 2007 alors même que ces symptômes n’avaient pas été diagnostiqués à l’époque et cela sans tenir compte de la présomption d’innocence.

-De ne pas avoir suffisamment protégé les secrets de l’instruction ce qui a permis la divulgation par la presse des éléments retenus contre Nicolas Sarkozy et justifiant sa mise en examen.

Au demeurant, et à la lecture de ce document, force est de constater que bien peu d’éléments justifiaient une mise immédiate en examen.

Je suis prêt à parier que le juge Gentil sera tenté de porter plainte contre les propos tenus par M. Guaino mais qu’il se gardera bien de le faire contre Me Dupond-Moretti, qui l’accuse pourtant bien plus sévèrement.

Il est permis à tout citoyen français d’émettre des doutes sur l’exercice de la justice dans notre pays et sur son fonctionnement surtout lorsqu’on a hérité d’un garde des sceaux dont les déclarations ne peuvent que surprendre tous les citoyens et les magistrats respectueux d’une justice impartiale.

Manuel Gomez

Dont acte.

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