Quand Aragon appelait à descendre les flics

Descendez les flics !

Les agressions de policiers, le saccage de l’Arc de Triomphe à l’occasion du mouvement des Gilets jaunes trouvent d’excellents défenseurs comme ce grand poète Louis Aragon qui, dans LE FRONT ROUGE en 1931 écrivait de véritables appels au meurtre de policiers, d’hommes politiques, de médecins… dont voici un florilège :

« Pliez les réverbères comme des fétus de paille
Faites valser les kiosques, les bancs, les fontaines Wallace
Descendez les flics, camarades, descendez les flics

Plus loin, plus loin, vers l’ouest où dorment les enfants riches et les putains de première classe. Dépasse la Madeleine, Prolétariat,

Que ta fureur balaye l’Élysée

Tu as bien droit au Bois de Boulogne

Un jour tu feras sauter l’Arc de Triomphe

Prolétariat, connais ta force, connais ta force et déchaîne-la
Il prépare son jour, il attend son heure, sa minute, la seconde où le coup porté sera mortel et la balle à ce point sûre que tous les médecins social-fascistes, penchés sur le corps de la victime, auront beau promener leurs doigts chercheurs sous la chemise de dentelle, ausculter avec les appareils de précision son cœur déjà pourrissant, ils ne trouveront pas le remède habituel et tomberont aux mains des émeutiers qui les colleront au mur.

Feu sur Léon Blum

Feu sur Boncourt, Frossard, Déat

Feu sur les ours savants de la social-démocratie
Feu, feu, j’entends passer la mort qui se jette sur Garchery.

Feu, vous dis-je, sous la conduite du parti communiste SFIC (Section française de l’Internationale communiste), vous attendez le feu sous la gâchette, que ce ne soit plus moi qui vous crie « feu » mais Lénine, le Lénine du juste moment »

L’année précédente, en 1930, dans le même Front Rouge, Aragon s’illustrait déjà dans ses délires mortifères en écrivant : « l’éclat des fusillades ajoute au paysage une gaieté jusqu’alors inconnue : ce sont des ingénieurs et des médecins qu’on exécute. »

En 1935, ce même Aragon, staliniste convaincu et aveuglé, se réjouit du goulag soviétique où sont morts des millions de personnes en écrivant dans son ouvrage « pour un réalisme socialiste » (publié chez Denoël) :

« … l’extraordinaire expérience du canal de la Mer Blanche à la Baltique, où des milliers d’hommes et de femmes, les bas-fonds d’une société, ont compris (sic !), devant la tâche à accomplir, par l’effet de persuasion (re-sic !) d’un petit nombre de tchékistes qui les dirigeaient, leur parlaient, les convainquaient que le temps est venu où un voleur, par exemple, doit se requalifier, dans une autre profession… »

La France a donc honoré et honore ce grand poète en donnant son nom à des rues, des places publiques, des lycées et collèges en oubliant ses infâmes écrits.

La France n’a pas oublié les infâmes écrits antisémites de Robert Brasillach dans son journal « Je suis partout » en juillet 1942 : « Débarrassez-nous des juifs en bloc et surtout n’oubliez pas les petits ! » appelant lui aussi au meurtre du Georges Mandel ancien ministre de l’Intérieur.

Brasillach est condamné à mort le jour de l’ouverture de son procès le 19 janvier 1945 pour intelligence avec l’ennemi et pour son idéologie après un délibéré de 20 minutes et fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge.

Ainsi s’écrit l’histoire de France.

Aragon-Brasillach, quelle différence finalement ?

Eric Stemmelen

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9 Commentaires

  1. Le communisme est une merde.
    Aragon était un communiste fanatique.
    Donc Aragon était une merde.
    (Syllogisme).

  2. Il a écrit aussi une « ode à la Guépéou » cette police politique qui assassinait comme le faisait la Gestapo et les SS.
    C’est le même qui écrivait « Les yeux bleus de la révolution brillent d’une cruauté nécessaire ».
    Mais aussi que « Les femmes sont l’avenir de l’homme ».

    Même un Victor Hugo, qui fût un immense écrivain et poète, pouvait aussi, être d’une grande idiotie en politique.

  3. Ce sale type était un stalinien
    de la pire espèce ;il ne se renia jamais jusqu’à sa mort.
    Dommage que Ferrat l’ait glorifié en chantant ses textes. Il faut dire que ce salaud avait du talent… comme Brasillach.

  4. déjà à cette époque la gauche, comme ce vieux débris, pouvait dire les pires horreurs sans être inquiétée, ou fusillée : le deux poids deux mesures ne varie pas même après des décennies

  5. Aragon-Brasillach, quelle différence? Brasillach n’était pas ‘amateur’ de petits garçons, du moins à ma connaissance. Comme l’Histoire, et pas seulement celle du dernier siècle, le prouve abondamment, on peut à la fois avoir du talent et être parfaitement méprisable.

  6. Et Jean Genet, en adoration devant les virils nazis, et célébré par la gauche.

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