Quand Giesbert veut se farcir Zemmour, on a droit à de la purée de pois

GiesbergUne bonne nouvelle : Franz-Olivier Giesbert aurait enfin lu l’essai d’Eric Zemmour : « Le suicide français »[1].

Tout au moins, il tente de faire croire qu’il l’a lu. Parce que son article « Éric Zemmour et la panique identitaire » est d’une platitude bobosphérique.

Au Point, comme dans toute la presse de l’Entre-soi, on attaque Eric Zemmour.

On a d’abord eu Patrick Besson – que je ne détestais pas avant qu’il s’acharne stupidement sur Zemmour en en faisant le Rebatet de l’année, autrement dit un antisémite, un fasciste, un collabo – puis voici ce vieux col-à-beau de Giesbert qui se met au  boulot.

D’habitude, les écrits de sa Suffisance demeure dans les limbes des articles ouverts aux seuls abonnés. Evénement : par la grâce d’Eric Zemmour, le voici qui livre ses dernières « analyses » aux communs des mortels.

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/franz-olivier-giesbert/fog-eric-zemmour-et-la-panique-identitaire-13-11-2014-1880787_70.php#xtor=EPR-6-[Newsletter-Mi-journee]-20141113

Le papier de FOG est à l’image de l’acronyme qui fait sa fierté : une purée de pois. (Lire le pédigrée de Mister Brouillard sur le site de l’OJIM : http://www.ojim.fr/portraits/franz-olivier-giesbert/ )

Dans le papier de Giesbert, Eric Zemmour y apparaît comme le symptôme de la lepénisation des têtes ; le parent de Charles Maurras ; un obsédé par l’« anti-France » ; un disciple de Maurice Barrès option anti-dreyfusard ; un nationaliste fébrile, transi, morbide, en communauté de pensée totale avec Marine Le Pen. On a envie de crier : « N’en jetez plus cher rigolo infatué, la page est pleine ».

Mais le Giesbert Express ne peut s’arrêter. Zemmour a aussi en lui quelque chose d’Olivier Besancenot ; il incarne comme personne la France qui a peur et rêve de se rapetisser derrière des barbelés ; c’est un complotisme atteint d’un antiaméricanisme compulsif.

C’est tellement loufoque que l’on croit lire le texte d’une chanson des Fatals Picards. Voilà maintenant Zemmour un peu marxiste ; un proche par la pensée de Poutine et Erdogan ; un type rongé par le nationalisme qui crache sur la tombe de la France sous les applaudissements des affolés du troupeau.

Giesbert n’est pas seulement atteint de goinfrerie mais aussi de logorrhée. Pour lui, Zemmour est un pauvre homme plein de la haine de soi.

Actuellement, l’inversion de la haine de soi est à la mode dans les milieux de la branchouille germanopratine.

Zemmour doit avoir le tournis. Sous la plume fiévreuse de notre maître bobo, il passe de droite à gauche et de gauche à droite.

Et, après avoir tenté vainement d’en appeler aux mânes de Jean-François Revel, Giesbert se tourne vers celui que, dans le Milieu, on surnomme Macé-Scanner tant il manie le plagiat avec une dextérité de périphérique informatique : Joseph Macé-Scaron[2]. Il vient de publier un livre qui se veut une grande offensive anti-Zemmour : « La panique identitaire ». Un « jubilatoire contrepoison : voilà un livre qui fait du bien », écrit l’ancien directeur du Point.

Giesbert, comme tous ces collègues de la caste, ne tolère pas que l’on lise « Le suicide français ».

Comme n’importe quel Attali, il est devenu au fil du temps une caricature de sa caricature : un pauvre type grotesque qui croit que l’on peut être et avoir été, un clown plus du tout lyrique qui tente encore de respirer dans son monde ancien.

Quant à l’argument que la mondialisation a sorti 700 millions de gens de la pauvreté, les cinq millions de chômeurs français s’ils en avaient la force, en ricaneraient.

Mondialisation, LuxLeaks, esclaves chinois, produits d’une qualité si médiocre qu’ils n’ont qu’un avantage enrichir toujours plus les multinationales, la mondialisation n’est agréable qu’aux gens comme M. Giesbert.

Marcus Graven

[1] Giesbert  qui anime les « Grandes questions » sur France 5 avait invité quelques furies et spécimens hors-sol à venir cracher sur Eric Zemmour. Mais comme Mazarine Pingeot, fille de… et Richard Attia, mari de… il n’avait pas lu l’essai. ( voir https://ripostelaique.com/face-a-zemmour-la-precieuse-ridicule-du-jour-mazarine-pingeot.html )

[2] M. Scanner débuta son parcours politique à la Nouvelle Action Française en 1972, fut membre du GRECE de 1978 à 1985, puis assistant parlementaire du centriste Jacques Barrot et plume du CDS (lire le défilé des convictions à géométrie variable de ce « journaliste » sur http://www.ojim.fr/portraits/joseph-mace-scaron/ ). Il est aujourd’hui directeur de la rédaction de Marianne.

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