Quand j’avais vingt ans, qu’est-ce que c’était bien, la France !

Publié le 19 mars 2015 - par - 3 483 vues
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Affiche-15-mars2Quand j’avais vingt ans, je pouvais sortir seul le soir, et laisser mon vélo contre le mur d’un immeuble. Le mur était sans tags, et mon vélo sans antivol. Je retrouvais les deux tels quels, et ne m’en étonnais point.

J’entendais parler de politique, mais jamais de « laïcité », d’« immigration », d’« islam », de « regroupement familial », de « communauté musulmane », de « voiles », de « mosquées », de « halal », de « mixité sociale », de « quartiers sensibles », de « zones de non-droit », de « territoires perdus de la République », d’« accommodements raisonnables », de « fatwas » ou encore de « tolérance ».

Les valeurs de la France allaient de soi, et les menus des cantines scolaires aussi. Certes, le patronat exploitait le prolétariat, et les syndicats organisaient des journées d’action pour défendre les travailleurs. Certes, tout le monde ne vivait pas dans l’opulence, mais le Secours catholique et les Petites sœurs des pauvres œuvraient de leur mieux, sans qu’on les accusât de porter atteinte à la laïcité.

Les faits divers n’étaient pas des « incivilités », et lorsqu’ils étaient violents, il ne s’agissait ni de « terrorisme islamique », ni de « djihadisme », ni d’« obscurantisme », ni de « racisme », ni d’ « antisémitisme », ni de « xénophobie » : c’était toujours des faits divers, que la loi savait sanctionner.

Les frontières jouaient leur rôle. Les étrangers n’imposaient pas leur mode de vie. Les prières de rue étaient inconnues. Les illégaux étaient des « hors-la-loi », non des « sans-papiers », et les Français de souche étaient des Français, non des « souchiens ».

L’appartenance à « l’identité nationale » coulait de source, à telle enseigne que j’étais français sans le savoir ! Evidemment, la « préférence nationale » ne posait aucun problème, puisqu’elle était l’expression du bon sens !

L’Instruction publique faisait son travail, la « théorie du genre » ne polluait point les consciences, et les élèves craignaient les professeurs. En sortant du CM2, nous savions lire, écrire et compter. Au lycée, celui qui n’était pas content avait le droit de le dire, et s’il arrivait qu’on le fît taire, on lui épargnait l’obligation de penser selon la pensée dominante.

L’Histoire était prise en compte dans sa dimension chronologique. La « repentance » n’existait pas. Le service militaire s’adressait à tous, y compris à Johnny Hallyday. Nous chantions La Marseillaise, et n’entendions aucun sifflet. Notre drapeau était respecté, et personne ne confondait « patriotisme » et « nationalisme ». Les crèches et les arbres de Noël avaient, au même titre que le 14 Juillet, les honneurs de la nation. La France n’éprouvait aucune honte à se dire la « fille aînée de l’Eglise », et chaque année, la « Saint-Sylvestre » donnait lieu à de magnifiques réjouissances. Bref, nous étions des Français libres dans une France libre !

C’était il y a cinquante ans !

Maurice Vidal

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