1

Quand je donne aux catholiques, est-ce que je finance une mosquée ?

Lettre ouverte à Monseigneur Luc Crépy, évêque du diocèse de Versailles

Il y a quelques jours le site « Avenir de la Culture ; pour le réveil de la France chrétienne », publiait une information que j’ai d’abord eu peine à croire. Le diocèse de Tours, et d’autres semble-t-il avant lui ont agi de même, participerait au financement de la construction d’une mosquée. Comment accorder crédit à une telle énormité ? Hélas avérée depuis. À la sidération a succédé l’indignation.

Le pape François, à de multiples reprises, a montré qu’il n’était pas le berger dont les chrétiens ont besoin ; plus attentif aux autres qu’aux siens, plus enclin à sermonner les chiens de garde du troupeau que les loups qui nous agressent. Mais j’imaginais les prélats courbant le dos et essayant d’adoucir les contours de son action ; en attendant son successeur. Je ne pensais pas que le corps de l’Église était contaminé à ce point.

Dois-je maintenant me demander si les dons que je fais régulièrement aux œuvres catholiques, et plus généralement chrétiennes, ne vont pas alimenter les caisses de nos ennemis ?  Au moment où des militaires, des policiers, des millions de Français sonnent le tocsin pour alerter nos compatriotes sur les coups portés à notre France et sa civilisation chrétienne, sur notre propre sol, dans la quasi-indifférence de nos chefs, il est désespérant de voir surgir des complicités là où on ne les attend pas.

Que l’on ne nous dise pas qu’il ne s’agit que de gestes fraternels, généreux, envers des nécessiteux. N’y a-t-il pas suffisamment de chrétiens à aider, chez nous et ailleurs, d’églises à entretenir quand les municipalités sont défaillantes ? Et que sait-on de la destination finale de ces fonds ? Demain peut-être, des civils innocents seront massacrés, des soldats français tomberont sous les balles achetées avec l’argent détourné de leurs frères. L’Église les aura ainsi inconsciemment livrés à leurs tueurs.

J’espère que ces comportements sont rares. Mais étant le fait d’autorités élevées, ils ne sont pas anodins.
L’Église nourrit-elle la main qui demain nous assassinera ? Cela confine à la trahison.
Bien entendu cette lettre n’a rien de personnel. Elle ne cherche qu’à vous faire connaître mon étonnement révolté, sans doute partagé par beaucoup de Français.

Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

Général (2S) Roland DUBOIS