Quand je vois une femme en tchador, je vois le fascisme en marche

Aller à la poste de ma petite ville à pied, est un plaisir. Plaisir de la marche d’abord, impression de faire ma BA écolo, rencontrer au passage quelques amis, que du bonheur, jusqu’à maintenant. Il fait beau j’arrive à la grande place, la mairie d’un côté la poste en face, et là s’engouffre devant moi, une femme en noir poussant la poussette avec ses deux enfants. Visage découvert mais longue tenue noire hideuse, agressive, à effrayer les enfants, à faire hurler !…..Coup à l’estomac, non pas ça, pas ça maintenant, pas ça ici. Je poste rapidement mes lettres, je ressors, je suis bouleversée… Cette femme est-elle là par hasard ? Oh oui, oui, pourvu que ce soit ça , je cherche à me persuader, oui sûrement elle est là par hasard…. Ou bien elle habite dans ma ville et je vais la croiser dans les commerces, au marché, à la bibliothèque, au parc… A travers elle je vois, les chauve souris d’Iran qui applaudissent les ayatollahs et leur président Ahmadinejad, je vois les groupies palestiniennes du Hamas ou celles du Hezbollah…, je vois les barbus, la poussée islamiste, je vois… le fascisme en marche….

Je rentre chez moi bouleversée, aujourd’hui on m’a violentée, je sais que je ne pourrai jamais m’y faire. Que devient la France laïque ? Que laisse-t-on arriver ?
Chantal Crabère

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