Quand j’entends Fourest et Desir éructer contre eux, j’aime encore davantage les Identitaires

Au delà des interventions récentes des « Identitaires », actions hautement symboliques et surtout non-violentes, on ne peut qu’être frappé par l’inadéquation totale entre celles-ci et leurs répercussions, médiatiques entre autres.

Rappel synoptique: Il y a quelques mois, quelques jeunes godelureaux occupaient le chantier de la mosquée de Poitiers pour y déployer une banderole « référendum sur l’immigration ». Soit à ce qu’il peut paraître, un exercice de démocratie directe.
Qu’est-ce qu’ils ont pris! Outre les tracasseries judiciaires, déboula le quarteron de la bien-pensance encartée et grassement rétribuée, et à la tête d’icelui, l’inévitable Caroline Fourest: « ils ont envahi une mosquée ».
Donc, édifice en construction = mosquée consacrée.
Imaginons un seul instant que, par malheur, cette hystérique ait sur le plan pénal les mêmes capacités de nuisance que celles qu’elle exerce sur les medias: Le pauvre bougre employé sur le chantier qui, à l’heure de la pause casse-croûte, s’envoie son jambon-beurre avec un verre de rouge, devrait, selon le raisonnement de Mme Prochoix,  se retrouver en taule pour profanation! On n’en est pas (encore) là. Pour combien de temps ?
A l’inverse: Nissa Rebella et Philippe Vardon font plier le maire de Nice quant à une subvention déguisée concernant un lieu de culte (quel culte, à votre avis?)
Là, silence total, black out et concours de bouches cousues. Pas moyen d’invoquer la justice, qui vient de trancher en leur faveur. La petite gauche niçoise frileuse se recroqueville dans son inexistence pantouflarde et abandonne le boulot démocratique aux ténors de la barbarie néo-nazie.
Et, pour finir, l’occupation de la terrasse du siège du PS. J’ai apprécié.
J’ai apprécié entendre parler d' »envahissement », alors qu’il n’y a même pas eu intrusion.
J’ai apprécié le spectacle des vagues de CRS venus combattre le Fléau.
J’ai apprécié les éructations de Désir, appelant les pouvoirs publics à une répression qui ne l’a jamais touché, lui, le repris de justice. L’incapable.
J’ai apprécié les gesticulations de cette aristo-bourgeoisie « de gôche », qui, dans un spasme réflexe pre-mortem, s’accroche à ses dernières prébendes.
J’ai apprécié le ballet des âmes sensibles, pointilleuses à temps partiel, oubliant que Solferino a été le théâtre de véritables occupations, notamment de la part de « sans-papiers ». Dont aucun n’a jamais été mis en examen.
Les « Zids » suscitent beaucoup plus de bruit qu’ils n’en font eux-mêmes..
Et en ce sens, ils ont gagné.

Jacques Vinent

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