Quand la Commission européenne veut museler Internet pour protéger l’islam

Publié le 12 septembre 2011 - par - 1 392 vues
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Un Norvégien tue 77 Norvégiens, blancs, catholiques, protestants ou athées, et socialistes ?

La Commission européenne crée immédiatement un « Réseau de sensibilisation à la radicalisation », qui coûtera 20 millions d’euros sur 4 ans, pour   « lutter contre l’extrémisme violent et le terrorisme », en arguant de l’exemple du « militant d’extrême-droite anti-musulman » Breivik : « On peut craindre, a  souligné l’intervenant, que son geste soit, à l’avenir, une source d’inspiration pour d’autres extrémistes car les idées des groupes hostiles à l’islam se sont largement répandues depuis 2001. Ils disposent d’un vaste potentiel de recrutement, supérieur à celui des néo-nazis obnubilés par la question juive. Ils bénéficient du sentiment de scepticisme à l’égard des musulmans qui s’est répandu dans nos sociétés ».

La messe est dite. Et les autres intervenants auront beau dire ensuite que ce réseau luttera aussi contre le terrorisme islamiste, reconnaissant, ce faisant, pour une fois,  la « haine envers les non-musulmans » qui existe « à la base« , c’est-à-dire dans la société civile, il est clair que le réseau mis en place aura deux finalités :

La première, sévir et interdire contre les sites extrémistes, qualifiés alternativement de « populistes » ou de « néo-nazis », rien que ça

La deuxième, éduquer, faire comprendre, expliquer… à ces pauvres djihadistes « déracinés », « privés d’une réelle dignité » « méconnaissant le parcours de leurs parents » : « Comme l’action à la base, au niveau local, celui où se diffuse le plus aisément un message de haine à l’égard des non-musulmans, des « mécréants » et de la société occidentale en général, a souligné Salma Belaala une spécialiste du djihadisme. Le message des radicaux religieux « réinvente l’histoire » et séduit des jeunes déracinés, privés d’une réelle identité et qui méconnaissent généralement le parcours qui a mené leurs parents en Europe, insiste cette chercheuse. »

L’horreur de cette décision de la Commission européenne apparaît ainsi clairement. Pas de quartier pour ceux qui osent critiquer l’islam et une immense mansuétude pour les djihadistes à qui il suffirait de tendre l’autre joue pour qu’ils deviennent de doux agneaux. Pour eux, il suffira de mobiliser « travailleurs sociaux, responsables religieux, magistrats, policiers, animateurs de jeunesse, universitaires »… Pour les autres, mesures de répression et de censure évidentes. Une fois de plus, Internet est dans le collimateur et devient « l’homme » à abattre. On sent que la liberté qui y règne gêne. Sarkozy ne nous avait pas laissé d’illusions (la France ferait partie, selon Reporters Sans Frontières des pays en danger de cyber censure, comme la Libye ou l’Egypte…) même si il ne cesse de changer d’avis et de politique vis-à-vis d’Internet , la Commission européenne va au-delà de ses espérances.

On a là tous les ingrédients d’une chasse aux sorcières et d’une diabolisation des sites anti-islam sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Le comble de la langue de bois ? Il n’est pas possible d’établir un lien entre le terrorisme et une confession ou des convictions politiques données, ni avec une région en particulier », a souligné la commissaire suédoise aux affaires intérieures. Autrement dit, les attentats islamistes n’auraient aucun rapport avec l’islam, pas plus que la haine à l’égard des « non musulmans » et autres mécréants ; de la même façon, il n’y aurait aucun rapport entre le  militantisme d’extrême-droite de Brejnik et terrorisme ?

 

La ficelle est par trop grosse, les citoyens des 27  pays européens vont-ils prendre des vessies pour des lanternes ?

Attentat islamiste à Madrid le 11 mars 2004, 191 morts : aucune lutte n’est envisagée contre le terrorisme islamique par la Commission européenne. Pourquoi ?

Attentats islamistes à Londres du 7 juillet 2005, 56 morts et 700 blessés : aucune lutte n’est envisagée contre le terrorisme islamique par la Commission européenne. Pourquoi ?

Attentat islamiste à Londres le 21 juillet 2005 : aucune lutte n’est envisagée contre le terrorisme islamique par la Commission européenne. Pourquoi ?

Attentat islamiste contre l’aéroport de Glasgow le 30 juin 2007 : aucune lutte n’est envisagée contre le terrorisme islamique par la Commission européenne. Pourquoi ?

Attentat d’un individu isolé contre de jeunes socialistes norvégiens le 22 juillet 2011 : la Commission européenne s’attaque à Internet, au populisme et daigne reconnaître, du bout des lèvres, que les fondamentalistes islamistes doivent être aidés…

Bref, le monde manichéen de la Commission européenne ne peut ni nous convenir ni nous convaincre. Il n’y a pas d’un côté de méchants Européens racistes à empêcher de parler et de l’autre de gentils terroristes islamistes victimes d’une immigration déstabilisante qui les pousserait à haïr, par ignorance, les mécréants… La Commission européenne est la seule à ne pas vouloir voir que la seule chose qui pose problème c’est l’islam et non les sites de résistance, les Freysinger et autres Wilders  !

Or, le vendredi 9 septembre, la Commission européenne a lancé une machine folle qui va compléter l’arsenal totalitaire de Maastricht et du Traité de Lisbonne : disparition de notre souveraineté monétaire, économique, politique, judiciaire et interdiction de fait de la critique de l’islam afin de mieux permettre la conquête de l’Europe prévue par le coran.

Au fait, quand est-ce qu’on sort de l’euro et de l’Europe ? C’est notre seule chance.

Christine Tasin

Résistance républicaine

 

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