Quand la France était un modèle de prospérité… avant l’immigration de peuplement

Publié le 30 mai 2014 - par - 2 576 vues
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mai 68-jouissez_sans_entravesA la fin des trente Glorieuses, la France avait le cinquième niveau de vie au monde, derrière les Etats Unis, la Suède, le Luxembourg et la Suisse. Avec une croissance de 5% et un chômage au plus bas de 400.000 personnes, notre pays était un modèle de prospérité. Quarante ans plus tard, celui ci est devenu le malade de l’Europe qui inquiète ses voisins, incapable de se réformer, englué dans ses multiples déficits, sa croissance nulle et son chômage record, qui dépasse largement les cinq millions de sans emploi. Et depuis cinq ans, politiques et experts économiques se succèdent pour nous expliquer le pourquoi de notre déclassement et donner leurs multiples solutions. Malheureusement rien n’y fait, tout s’aggrave faute de courage politique pour engager les réformes salvatrices.

Mais le plus frappant, quand on lit et écoute tous ces économistes, c’est qu’aucun d’entre eux, absolument aucun en cinq ans de crise, n’a osé évoquer le déficit économique de l’immigration. Pourtant, avec une immigration de masse de déshérités sans qualification pour la plupart, on voit mal comment les 5% qui ont un contrat de travail pourraient subvenir aux besoins des 95% restant. Et si l’immigration de travailleurs au cours des trente Glorieuses, fut une richesse pour la France, la forte immigration de ces dernières années, conséquence du regroupement familial décidé en 1975, est devenue un véritable fardeau économique de plus en plus lourd. Non seulement ce flux migratoire plombe nos comptes sociaux, mais il a une incidente aggravante sur la courbe du chômage.

Ce dernier point avait été parfaitement démontré par Maurice Allais en son temps, notre prix Nobel d’économie, qui estimait que l’immigration entrainait une augmentation du chômage de 17%. Ce qui d’ailleurs n’a rien de surprenant, étant donné le fort taux de chômage chez les immigrés. Mais le sujet étant tabou dans notre pays, toute étude chiffrant le coût de l’immigration est aussitôt dénigrée, quand l’auteur n’est pas tout simplement soupçonné de racisme. Le débat serein est donc impossible. L’OCDE pour sa part, vient de chiffrer le coût de l’immigration pour la France à 0,5 point de PIB, soit 10 milliards par an. Pour Jean-Paul Gourévitch, expert reconnu sur ce sujet, ses derniers chiffres révisés de 2012 donnent un coût de 17,4 milliards, soit 0,9% du PIB. En tout état de cause, qui peut encore croire que l’arrivée de 200000 immigrés supplémentaires chaque année, serait encore une chance pour la France alors que la croissance nulle ? Avec un gâteau qui ne grossit pas, la part de chaque convive ne  peut que diminuer.

Pour conclure, l’immigration n’est certes pas la seule cause de notre déclassement économique et social, mais elle y contribue incontestablement. Mais chez nos politiques, de droite comme de gauche, c’est le bal des autruches face à ce problème. Il ne faut donc pas s’étonner que la première motivation du vote FN soit devenue l’immigration, phénomène qu’aucune personnalité politique n’a eu le courage d’évoquer suite aux résultats explosifs des élections européennes. Bien que de plus en plus de Français ressentent un profond malaise identitaire, celui ci ne peut que s’aggraver avec le refus obstiné de la classe politique de limiter drastiquement le nombre de permis de séjour. Marine Le Pen peut dormir tranquille, l’avenir du FN est au beau fixe.

Jacques Guillemain

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