Quand la perfide Albion se fait plus russe que les Russes !

 
Il était parti la fleur au fusil, tout harnaché pour le plus dur des combats. Il allait être le défenseur de la liberté et de la démocratie bien sûr. Il allait se faire des Russes, en bousiller à qui mieux mieux. « I’ll fuck them all ! », disait-il tout autour de lui. Dans chacun d’eux, il voyait la bouille de Poutine qu’il appréhendait comme une sale gueule, évidemment. Pour lui, bien sûr, dans son petit cerveau bien conditionné, les Ukrainiens étaient les pauvres agressés et les Russes ces salauds d’agresseurs. Qui sait ? Peut-être dans les semaines qui allaient venir, il reviendrait à Londres, dans sa glorieuse Grande-Bretagne qui n’est désormais plus qu’un confetti d’île, tout auréolé de son gros, très gros tableau de chasse, avec dans ses bras une de ces magnifiques Ukrainiennes, connues avec les femmes russes pour être les plus belles femmes du monde ! Avec sa gueule balafrée sans doute, car évidemment il aurait été blessé – tant mieux, ça fait plus viril – il pourrait alors en foutre plein la vue à ses copains. Et puis, il aurait des enfants avec sa magnifique nana. Comme les deux pays sont des pays faux-jetons, tout ça, ça allait s’articuler à merveille, il en était convaincu.
Parce qu’il était un garçon gentil et qu’il voulait faire plaisir aux Ukrainiens, une dizaine de jours avant de partir, il avait appris l’hymne d’Ukraine « Chtche nevmerla Oukraïna » (l’Ukraine n’est pas morte). Dans le train, en Pologne, avant d’arriver à la frontière, il alla dans les chiottes et se mit à le chanter à tue-tête. Derrière la porte, il entendit deux ou trois Polonais qui se mirent à gueuler avec lui. Ah ! si vous saviez comme il fut fier en sortant : « I am going to fight in Donbass against these fucking Russians !« . Les autres étaient tombés en pâmoison et il avait crâné une p’tite minute.
Lorsqu’il mit le pied sur la terre d’Ukraine, il se prit pour Churchill le 4 juin 1940 à la Chambre des Communes et se mit à le plagier : « I shall fight on the beaches « (il pensait bien sûr à celles de la mer d’Azov ou à celles à côté qu’on appelle la mer Putride), I shall fight on the landing grounds, Il shall fight in the fields and in the streets, I shall fight in the hills, I shall never surrender … ». On aurait dit qu’il n’était plus anglais mais espagnol comme Don Quichotte qui attaque des moulins à vent !
Deux jours plus tard, arrivé à Severodonesk, lui qui avait gueulé en lui-même « I shall never surrender » il se fit gauler comme un con par les Russes, accroupi comme un froussard de gosse dans sa tranchée. Tous les Ukrainiens autour de lui avaient été tués. Et comme Dieu savait qu’au fond il était un brave type (ce qui voulait dire en fait un pauv’ type), Il avait demandé aux soldats de Poutine de l’épargner.
Ces Russes « bogé moï ! » (mon Dieu), ils savent te retourner un mec comme c’est pas possible. Regardez-le sur la vidéo ci-dessous. Sandrine Rousseau, si elle voyait ça en serait toute retournée : ils l’ont totalement « déconstruit ». Il n’y a pas de vague de chaleur comme en Aquitaine sur le Donbass donc il n’a pas pris un coup de soleil sur la tête. C’est vraiment plutôt… un coup des Russes.
Et maintenant, il n’est plus anglais (c’est vrai qu’un Anglais pour ses intérêts, ça tourne souvent sa veste), il est russe, un vrai de vrai, un Grand Russe… et qui a appris, cette fois, avec toute sa belle âme, l’hymne national de la Russie. Regardez-le sur la vidéo attachée, écoutez cette belle voix. En quelques jours, il a appris la langue de Tolstoï et je suis sûr qu’il va s’installer sur l’immense terre russe pour le restant de ses jours !
Philippe Arnon
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17 Commentaires

  1. Doit-on comprendre que des spetznaz l’ont « retourné » au point d’en faire leur giton soumis ? Cela ne m’étonnerait guère quand on connaît la veulerie et les tendances de beaucoup d’Anglais.

  2. Franchement…
    Ce genre d’article jette l’opprobre sur RL.
    Ce Philippe Arnon aurait fait une parfaite  » tricoteuse » sous la Terreur.
    Ah non inutile de me qualifier de pro-Otan. Je suis contre toute ignominie, d’où qu’elle vienne.
    Et se moquer de cet homme dont on ignore les raisons de chanter l’hymne russe est parfaitement abject.

    • Le killer instinct ne fait pas sûrement partie de votre kit de survie.
      Quand on l’a, toute arme, toute manœuvre, toute tactique sont bonnes pour vaincre. Mais le grand principe de Sun Tzu demeure : « Un allié de plus vaut mieux qu’un ennemi en moins. »

    • Je suis d’accord. Il est très classique pour des «  » »patriotes » » » impuissants de s’en prendre aux autres Européens qui souffrent d’exactement les mêmes maux que nous : quels idiots ces Suédois, ils voulaient l’Islam ils l’ont/ Qu’ils sont cons ces hollandais/ ces Belges bien fait pour eux, Les Allemands et les Anglais, morceaux trop gros pour nous étant un mets de choix pour les franchouillards jamais en retard d’une ou deux guerres en retard. Se réjouir de voir cet Anglais idéaliste naïf se faire humilier – la Schaden Freude -, est assez minable. Les Français, dont beaucoup se croient plus malins que les autres, mangent exactement le même menu.

    • Et cet Anglais, tout égaré qu’il soit, a mis ses idées au bout de son fusil. J’aurais plutôt honte que ce ne soit pas un Français qui ait osé faire la même chose. Le passage gras sur les Anglais qui ne cherchent que leur intérêt est particulièrement mesquin. Que cherchent donc les autres ? Pas de quoi pavoiser et se réjouir

      • Les anglais ont toujours été nos ennemis hériditaires. Ils ont envahi la France grâce à la stupidité de certains Rois, ont pourri la France Royale pendant plusieurs siècles. Ce qui est impardonnable pour moi, ce sont les financements des guerres contre la Révolution, puis contre l’Empire Français. (Coalitions)
        Ils ont toujours cherché à nous pourrir que ce soit, au Mexique, en Asie, en Afrique,(Fachoda). Ils ont été des lâcheurs en 1870 (France/Prusse), des fauteurs de guerre en 1913,1914,puis 1939 à Dunkerque, des salauds à Mers el Kebir.
        Franchement, ces anglais me sortent par les yeux. Ce ne sont pas des amis. Seuls compte pour eux, l’Angleterre.

  3. Les ukrainiens sont très lourdement flattés dans les médias français, à l’instar de chiens de combats clandestins encouragés par leurs propriétaires.
    Les ukrainiens sont sans conteste un peuple guerrier et courageux, mais les savoir instrumentalisés par des flatteurs mal intentionnés fait vraiment mal au cœur.

    • Anonyme, je partage tout a fait ce point de vue. Les Ukrainiens sont tenaces. Ils sont de la meme race que les Russes. Les Russes sont longs a la detente mais quand ils demarrent, ils ne reculent jamais. Alors cette guerre malheureuse n’est pas pres de se terminer. Dans le meme cas de figure, je suis presque certain que les Francais opposeraient la meme tenacite que celle des Ukrainiens … et les Anglais de meme, la preuve avec notre chanteur !

    • « Chiens de combat » La comparaison est pertinente. Les Français et autres vassaux de l’OTAN, parties prenantes aux divers accords de Kiev sur le Donbass, ont eu 8 ans pour convaincre les mafieux au pouvoir en Ukraine de respecter leur signature. Couper les subventions à fonds perdus aurait sans doute suffi.
      Ils s’en sont bien gardés, comme s’ils attendaient que les Russes se fâchent pour de bon, tout en entraînant leurs molosses au chenil.

  4. c’est l’hymne Ukrainen que Zelensky jouait avec sa bite…. On serait ravi de voir Macron faire de meme–si il l’a trop molle, demander a Jean-Brigitte de l’aider.

  5. Il y a des situations quand on est seul pour sauver sa peau toutes les compromissions sont ouvertes surtout quand on a choisi le mauvais camp ?

    • Je partages. Qui sait ce que nous ferions pour sauver notre peau?
      Il est toujours drôle d’entendre les « résistants » du canapé dirent qu’ils se seraient battus jusqu’au dernier souffle.
      Tout le monde n’edt pas de la trempe de Jean Moulin.

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