Quand le crayon-missile Vadot s'attaque à Trump…


L’Amérique d’abord ! Le reste ensuite ! ♦ Nicolas Vadot
« Petit Nicolas, élève Dubocu, vous avez zéro ! C’est Islam qui culbute Eiffel et la boule, c’est le réchauffement islamatique »
Joli pedigree le Nicolas
Né en 1971 dans le Grand Londres, papa français, maman anglaise. Scolarité secondaire au très huppé Lycée Français Jean-Monnet à Bruxelles, ensuite études de bandes dessinées à l’École de Recherche Graphique, toujours dans la capitale mondiale de la bédé. Actuellement dessinateur et caricaturiste de presse chez L’Echo et Le Vif. Disposant de la triple nationalité F-GB-AUS, il vit principalement à Bruxelles. https://www.nicolasvadot.com/fr/

Bruxelles, 12 juillet 2019
À gauche, Nicolas Vadot en interview LN24 ou LCI en version belge
Mais comment sommes-nous tous devenus aussi CONS et allons-nous le rester ?
Vadot publie cet ouvrage fin 2019. C’est son recueil de la Connerie Moderne et tout y passe : réseaux sociaux, démagogues, religion, santé, environnement et même un Brexit relativement peu enthousiasmant en Wallonie. J’ai d’ailleurs moi-même peu de brexitiens dans mon entourage, à commencer par mon miroir. Mais bon, contester le référendum serait parjurer mon âme républicaine.
Au sujet des réseaux sociaux : « Je pense que les réseaux sociaux sont un facteur de crétinisation généralisée et c’est quand même un grand paradoxe parce qu’au moment où l’information est accessible de plus en plus à tous, ça ne fait que développer la bêtise chez chacun. Donc, c’est pour ça que les réseaux sociaux ne sont pas quelque chose de bénéfique à l’humanité, sauf à Donald Trump peut-être, mais j’ai préféré m’en passer », Vadot.
Des réseaux sociaux aux Gilets jaunes : « Au départ cela permettait de communiquer un peu mieux. Mais si vous prenez la crise des Gilets jaunes, ce que je trouvais de plus intéressant, c’était que les gens se rencontraient sur les ronds-points, et commençaient à se voir en vrai et non plus de manière virtuelle. Donc, je pense qu’il faut retisser du lien social et avoir un retour à l’intime. Sur les réseaux sociaux, on balance tout ce qu’on a et pas forcément le meilleur », Vadot.

Erreur de tir ? Vadot envoie son missile esquissé vers Trump
Du chapitre Homo Demagogicus : « Trump, c’est le pervers et l’enfant roi qui sommeille en chacun de nous. Trump, je pense que c’est beaucoup plus un symptôme d’une époque. Que ce soit lui ou Boris Johnson, on s’aperçoit qu’on est à une époque où les bouffons sont venus au pouvoir. Et le grand paradoxe, c’est qu’en Ukraine, on a un bouffon qui est venu au pouvoir et c’est avec ce bouffon-là qu’on risque de voir Donald Trump trébucher, ce qui est quand même un paradoxe assez jouissif de ce point de vue », Vadot.
Notez qu’entre-temps le « dossier ukrainien » s’est mué en pétard mouillé et plutôt que de jouissance, parlons d’éjaculation médiatique précoce.
Quand les Vadot iraniens pourront s’exprimer librement à Téhéran, alors seulement on pourra tirer à boulets rouges sur un Président américain qui devrait être réélu si l’on en juge par l’extrême dextérité des opérateurs de missiles chiites aux ordres de la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution iraniens.
Vadot, va donc retailler ton crayon et mets ton talent au service du patriotisme
Vadot exprime sa profondeur par le fusain comme tant d’autres artistes Charlie Hebdo. Après les attentats de 2015 et 2016, il sillonna d’ailleurs les lycées afin d’y justifier la légitimité du droit au blasphème. Si quelqu’un a des raisons de clamer JE SUIS CHARLIE, c’est bien lui.
Vadot, c’est la plus belle illustration de l’esprit voltairien. Il n’en reste pas moins que ses idéaux politiques calibrent le crayon vers sa cible préférentielle, celle des « post-politicards » (à quand Orban sur le bûcher des vanités magyares ?) et la nostalgie démocrate (« Barack, tu nous manqueras », 2016)
C’est un peu dommage car son coup de patte passe à côté de l’essentiel qui est aussi le thème essentiel RL & RR. Mais quand on sait le passé de Salman Rushdie et du Danois Kurt Westergaard, on peut comprendre que la gomme soit son accessoire le plus usité.
Richard Mil
Vadot, l’esprit libre parfois formaté à la bien-pensance politique

Boris Trump membre de POPULISTES SANS FRONTIÈRES

À gauche la paix, à droite la guerre (slogan connu)
Dédouanement du pacifique compagnon « d’amour et de paix » ?

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6 Commentaires

  1. Le talent n’excuse pas le contenu – très gaucho-conformiste, c’est à dire très con – de Vadot. Mais il a la droit de penser ce qu’il veut à condition que les autres qui ne pensent
    pas comme lui aient les mêmes droits…et là, ça coince…

  2. Quand on a rien dans les couilles, on s’en prend à Trump, en bon grelotteux Français.

  3. Féroce !! La kippa sur la tête du personnage de l’islamiste .. vraiment marrant ce dessin !!

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