Quand le français va, tout va !

Publié le 13 décembre 2018 - par - 21 commentaires - 2 453 vues

Eh, vous, là bas, oui vous qui avez sucé votre langue maternelle au sein généreux d’un enseignement qui en était encore un !
D’un enseignement qui était encore un apprentissage pour lequel le but final était le SAVOIR et sa conservation, génération après génération.

Pleurez sur les débris de ce qui fût la langue de l’élite mondiale, des Cours d’Europe et de Russie, des congrès et des assemblées politiques, partout où l’on avait la prétention de parler d’esprit à esprit et d’élever le débat !
Il y-a très peu, les nouvelles du jour sur l’ineffable portail du très politiquement correct (j’allais écrire « servilement », heureusement je me suis repris à temps !) media « Orange », arborait superbement ce titre sur l’attentat commis par un « fiché S » islamiste à Strasbourg, toujours en liberté au moment de la publication de l’article :
« Le tireur vadrouille dans la ville ! »
Le Larousse nous donne la définition du verbe « vadrouiller » : « flâner, se promener sans but précis ».

Parvenez- vous à vous figurer ce jeune assassin de 29 ans, fanatisé, gorgé d’islam, ivre du sang d’au moins trois morts et treize blessés, (chiffres annoncés à l’instant où a été écrit ce billet), en train se « flâner » tranquillement dans la ville, doigt sur la gâchette et prêt, à frapper gaiement au nom de sa « religion de paix et d’amour » qu’il est interdit de « stigmatiser »!!!
Si les faits n’avaient été aussi tragiques, un fou rire inextinguible m’aurait saisi à l’évocation de cette image!
Inouï, me direz-vous, exceptionnel, caricatural !

Hélas trois fois hélas, à longueur d’articles, bâclés par des scribouillards, militants politiques, autoproclamés « journalistes », nous sautent à la figure barbarismes, ignorance de la concordance des temps, écriture fantaisiste des mots les plus usuels.
Ces écrivaillons disposent pourtant de logiciels de correction mais négligent de s’en servir, affichant ainsi leur mépris souverain pour une langue qu’ils baragouinent, mais n’aiment ni ne respectent.

Je vous épargne leur ignorance crasse des genres masculins et féminins, sans compter, pour « faire moderne » la féminisation de noms ou locutions du genre masculin tels que « la maire » ou « la ministre », et pourquoi pas l’inverse : « Le sage femme » puisque désormais la profession est ouverte aux hommes !

Alors préférons sans vergogne les « que fais tu ? » à « tu fais quoi ? », « que dis-tu ? » à « tu dis quoi ?, » le « directeur » au « manager » la « jeune société » à la « start-up », et au marteau mondialiste la légèreté de notre langue.
Préférons, comme le chantait Paul Verlaine, l’impair de notre langue « plus vague, plus soluble dans l’air, sans rien en lui qui pèse et qui pose ».

Sur les « réseaux sociaux » l’art de l’écriture subit un long martyre qui parfois tellement mutile l’expression, qu’au-delà même de l’orthographe et de la syntaxe ignorés, le sens du propos en devient obscur.
La langue d’un peuple est l’un de ses marqueurs signifiants. Quand elle est pure, elle est étendard, elle s’impose au monde comme une évidence, vivace, tel une manifestation forte de son éclatante santé.

Quant la connaissance de la langue devient le fait de savants, quitte les bancs de la population pour s’assoir sur celui des professeurs, quand au lieu de s’imposer naturellement aux autres peuples, elle s’imprègne s’abâtardit et se mute au contact d’autres langues, c’est qu’elle est tombée malade rongée à son tour par le cancer dont est frappé son peuple.

Alors vient le temps des anglicismes à la mode bobo, des titres de films non traduits, des publicités en anglais, des termes du jargon des affaires, de la politique ou du sport directement importés (et parfois à contre sens), des chansons en « version  originale » dont personne ne comprend les paroles, même pas leur interprète français, des congrès dont le français est désormais banni !

On vit même récemment certain président français à la cote populaire minimaliste, faire allégeance publiquement, et s’exprimer en anglais dans une assemblée à l’étranger !
Quand nos « jeux décisifs » deviennent des « tie break », que nous sommes dans « le money time », que nous ne vivons plus des défis mais des « challenges », le temps est venu du constat et de la reconquête.

Constat de ce qu’une « Education Nationale » devrait s’occuper d’apprentissage de la jeunesse plutôt que de son endoctrinement politique !
Constat de ce qu’une invasion d’ethnies allogènes non francophones dans nos établissements scolaires, perturbe gravement l’apprentissage du langage !
Constat de ce que plus de complaisance pour les errements est un encouragement !

Reconquête dans nos classes, nos examens, nos média, dans le langage de nos élites, oser proclamer que notre langue est belle, que nous pouvons en être fiers, et que notre fierté doit être, partout et toujours, de lui faire honneur et de la mettre en valeur.
Mais une telle démarche n’est elle pas vouée à l’échec tant que n’auront pas été fermés les robinets de l’invasion migratoire, restaurées les voies de la Patrie, de la Nation, de l’honneur, de l’apprentissage et de l’effort ?

A nous les « Résistants de la France », n’appartient-il pas malgré nos lassitudes, en dépit des moqueries des bobos « tendance » antiracistes dans les diners en ville, de nous montrer intraitables dans le combat quotidien mené pour la sauvegarde et la promotion de notre langue qui est aussi notre outil civilisateur, face à la barbarie qui frappe sans relâche à notre porte.

Laissons les « progressistes » qui ne sont que des « régressistes » à leurs gloses gauchistes vaines et stériles et rappelons-nous que, notre langue est une joie, mais aussi une arme de destruction massive contre le mondialisme, l’impérialisme de la finance et la mainmise esclavagiste de « Big Brother » sur notre destinée !

Patrice Cirier

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Notifiez de
patito

Les bandeaux qui défilent en bas d’écran dans les chaines d’infos regorgent de fautes d’orthographe .
Quant à l’anglais …..
une personne charitable devrait signaler aux influenceuses qui passent à la TV à quel point elles sont ridicules avec leur franglais artificiel de singe savant !

DUFAITREZ

Sublime ! Merci ! Pour un amoureux de la langue Français qui la traque dans tous ses recoins, même pour ceux qui me lisent. Jouer avec les mots, et toute leur richesse !
L’aurtografe a disparu, l’idée en synthèse aussi… Je ne nomme personne…
Mac Do a fait son oeuvre. Dégueulis, injures, globish, verlan, etc…
Les Lumières s’éteignent….

Pierre Régnier

Oui, bien des militants “de gauche” qui se disent et se croient “progressistes” ne sont aujourd’hui que des “RÉGRESSISTES”. Beaucoup d’entre eux qui, par profession comme les enseignants et les journalistes, devraient veiller à la qualité et à l’exactitude du sens des mots qu’ils emploient, les déforment ou les remplacent par des anglicismes plus ou moins “barbares” alors qu’ils étaient parfaitement clairs.
Comme vous le laissez entendre, il s’agit bien d’une attitude POLITIQUE et elle est RÉACTIONNAIRE…/…

Pierre Régnier

…/… Puisque vous ne le faites pas, Patrice Cirier, je veux citer ici ce qui est pour moi le pire des cas : le mot “islamophobe” attribué à ceux que l’on veut faire passer pour des individus haïssant les adeptes de l’islam, voire, pire encore, pour les faire apparaître comme des racistes. Or on ne dira jamais assez que L’ISLAMOPHOBIE est la crainte et la détestation D’UNE RELIGION, l’islam, qui provoque une crainte et une détestation TOTALEMENT JUSTIFIÉES par la violence constitutive de sa théologie, et par ses 14 siècles d’histoire qui ont fait DES DIZAINES DE MILLIONS DE VICTIMES.

Hellène

“Pleurez sur les débris de ce qui fut la langue…” sans accent circonflexe, silvouplé…

Dany BARTHOUIL

Bravo ! Excellent, et qui fait plaisir !! Je suis moi-même en colère chaque fois que j’entends ou lis un mot anglais, franglais, à la place d’un mot français qui dirait la même chose et pas plus long à prononcer ! “challenge “…coach…start up…etc…A la limite, certaines fois, quand on a été élevé autrement , on finit par ne pas comprendre !
Vous oubliez la langue parlée…celle où normalement on n’oublie pas les négations ! celle où les liaisons sont faites..et là cela devient une généralisation, même de la part d'”élites”, d’hommes politiques , à l’Assemblée …sans parler des journalistes dirigeant des débats (lesquels deviennent un brouhaha infect sur LCI en particulier)….
Chaque fois, dans ma tête, je rectifie, je corrige….quand ce n’est pas tout haut !

meulien

La France n’a pas besoin d’une evolution,mais d’une revolution.Avec 730 milliards de social,le pays,quelque soit le gouvernement,ne peut aller que dans le mur…il ne s’agit que d’une question de temps! Aussi est il urgent que nos “elites” changent de logiciel. Le pays n’a plus les moyens de ses ambitions universelles.Le role de l’etat n’est pas de distribuer de l’argent du berceau au tombeau,mais de permettre a chaque individu d’occuper la place qu’il merite.Ce n’est pas gagne d’avance en raison de la mentalite francaise….assistanat et jalousie!

Serena

Bonjour,
Ceci est un message de fille et petite fille d’immigrés. Je voulais vous signaler que mes parents, mes oncles et tantes n’ont pas sclérosé l’école, qu’ils s’expriment sans doute mieux encore que vous, que mes cousins sont médecins, avocats et j’en passe, et que bien que mes grands parents ne parlaient pas français, ils se sont battus pour “votre” pays (entre guillemets hein, parce que même si vous semblez être de ceux qui le nient, il s’agit aussi du mien.)

En cadeau, je vous laisse une vidéo de l’ina datant des années 80, où des jeunes discutaient d’argot.

https://youtu.be/zem3PVMsy8g

Dites-le une nouvelle fois maintenant, les étrangers sont-ils toujours en cause ?

Un bien bon week-end à vous (oh tenez, un anglicisme !)

Liechty

Je suis heureux de lire ce texte dont je partage entièrement l’esprit. Notre langue se meurt. Le niveau des journalistes devient affligeant. On ne dit plus “une espèce” mais “un espèce”, on ne dit plus, en parlant d’un joueur de foot qui frappe dans le ballon, “il a tiré du pied droit” mais “il a tiré pied droit”, et tout à l’avenant. Mais résistons, à tout le moins pour faire face dignement à cette marée linguistique de plus en plus médiocre qui heurte les oreilles les plus sensibles. Je crains fort que les assauts récurrents du langage de la rue ne prennent le pas sur les belles lettres.

Elliot

Bonjour ! Excellent ! Je suis moi aussi plus qu’outré par la “généralisation” des fautes grossières, écœuré par ce” laisser aller”….Je n’ai pas le Bac, juste un BEP et CAP et surtout le (bon) souvenir de mes professeurs de Français “impitoyables”….A l’époque les élèves les haïssaient -enfin un peu-, car les devoirs à la maison étaient nombreux ! Pour rappel, une dictée avec 5 fautes : zéro pointé !
Aujourd’hui c’est la décadence totale, pauvre France !
Le “petit cron” a presque raison (malheureusement), sur un point : l’illettrisme progresse très vite ! Pas cool !
Au plaisir de vous lire.
Bonne journée.

Philippe DECOUSSET

Votre article est un pur régal. Bravo et merci.

Anne Schubert
barracuda58

Bon d’accord, mais y faut qu’on fait quoi, now?

Marie claude Fouque

Blabla que votre commentaire
Il faut une vraie volonté de l ecole ..des entreprises..du gouvernement
Il en va de notre identite
Bon courage
Bien cordialement

Marie claude Fouque

Bien gentil
Mais votre discours est un “blabla “de plus
Concretement que fait on?
L ecole ..l entreprise pouraient se grouper et étre des supportsde notre belle langue
Bon courage

Max

Pour poser un article sur ce sujet . Perfection oblige …. relisez vous .

Louis

On notera tout de même trois fautes de syntaxe au moins dans votre article.

Lusus Naturae

Tout ce que je vois dans cet article c’est une volonté de scléroser notre belle langue, la figer éternellement. Tout ce à quoi cela peut conduire, c’est à sa mort. Certes on trouve maintenant des anglicismes à foison, certes certaines fautes se font plus courantes, mais c’est le propre d’une langue dynamique. Ce n’est pas à quelques vieux académiciens de décider de la langue, mais à tous ces locuteurs. Le français ne va pas disparaître de si tôt, seulement évoluer voire même s’enrichir des autres cultures, votre combat pour le protéger ne fera que, paradoxalement, le mener à sa perte. N’oubliez pas que même les locuteurs les plus puristes de nos jours font ce qui aurait été considéré comme des fautes grossières il y a quelques siècles.

Aux Armes Citoyens

Tout à fait d’accord avec vous.
Le dernier match de rugby que je regardais à la télé, avait un écran qui nous affichait en ANGLAIS les scores, les essais, etc… et le match se déroulait en FRANCE !
Et puis, que dire de tous ces termes anglais qui surgissent et prennent racine dans notre belle langue !
Des journaleux qui, soi-disant, ont un BAC + 5 es Lettres… Vous y croyez, vous ? Pas moi.
Mais c’est tellement snob et ça fait tellement “genre”, n’est-ce pas ?
burn out = dépression.
bosster = dynamiser, redonner de l’élan.
marketing = faire des affaires.
etc…

Henri

J’adhère totalement à cet article, je suis de l’ancienne école et même un ancien tout court, ceux de ma génération avaient, et ont toujours, pour préoccupation constante le bon usage de notre langue…
Puis-je me permettre une remarque ?… on ne peut pas “avoir le doigt sur la gâchette”, on a par contre le doigt sur la détente (ou queue de détente) protégée par le pontet. En appuyant sur cette détente on agit sur le “gâchette” pièce intérieure du mécanisme de l’arme, donc inaccessible de l’extérieur, la gâchette à son tour agit sur le chien et le libère, il va alors frapper le percuteur >>> pan !

EORGHIL

Arghhhh !!!!!

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