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Quand le français va, tout va !

Eh, vous, là bas, oui vous qui avez sucé votre langue maternelle au sein généreux d’un enseignement qui en était encore un !
D’un enseignement qui était encore un apprentissage pour lequel le but final était le SAVOIR et sa conservation, génération après génération.

Pleurez sur les débris de ce qui fût la langue de l’élite mondiale, des Cours d’Europe et de Russie, des congrès et des assemblées politiques, partout où l’on avait la prétention de parler d’esprit à esprit et d’élever le débat !
Il y-a très peu, les nouvelles du jour sur l’ineffable portail du très politiquement correct (j’allais écrire « servilement », heureusement je me suis repris à temps !) media « Orange », arborait superbement ce titre sur l’attentat commis par un « fiché S » islamiste à Strasbourg, toujours en liberté au moment de la publication de l’article :
« Le tireur vadrouille dans la ville ! »
Le Larousse nous donne la définition du verbe « vadrouiller » : « flâner, se promener sans but précis ».

Parvenez- vous à vous figurer ce jeune assassin de 29 ans, fanatisé, gorgé d’islam, ivre du sang d’au moins trois morts et treize blessés, (chiffres annoncés à l’instant où a été écrit ce billet), en train se « flâner » tranquillement dans la ville, doigt sur la gâchette et prêt, à frapper gaiement au nom de sa « religion de paix et d’amour » qu’il est interdit de « stigmatiser »!!!
Si les faits n’avaient été aussi tragiques, un fou rire inextinguible m’aurait saisi à l’évocation de cette image!
Inouï, me direz-vous, exceptionnel, caricatural !

Hélas trois fois hélas, à longueur d’articles, bâclés par des scribouillards, militants politiques, autoproclamés « journalistes », nous sautent à la figure barbarismes, ignorance de la concordance des temps, écriture fantaisiste des mots les plus usuels.
Ces écrivaillons disposent pourtant de logiciels de correction mais négligent de s’en servir, affichant ainsi leur mépris souverain pour une langue qu’ils baragouinent, mais n’aiment ni ne respectent.

Je vous épargne leur ignorance crasse des genres masculins et féminins, sans compter, pour « faire moderne » la féminisation de noms ou locutions du genre masculin tels que « la maire » ou « la ministre », et pourquoi pas l’inverse : « Le sage femme » puisque désormais la profession est ouverte aux hommes !

Alors préférons sans vergogne les « que fais tu ? » à « tu fais quoi ? », « que dis-tu ? » à « tu dis quoi ?, » le « directeur » au « manager » la « jeune société » à la « start-up », et au marteau mondialiste la légèreté de notre langue.
Préférons, comme le chantait Paul Verlaine, l’impair de notre langue « plus vague, plus soluble dans l’air, sans rien en lui qui pèse et qui pose ».

Sur les « réseaux sociaux » l’art de l’écriture subit un long martyre qui parfois tellement mutile l’expression, qu’au-delà même de l’orthographe et de la syntaxe ignorés, le sens du propos en devient obscur.
La langue d’un peuple est l’un de ses marqueurs signifiants. Quand elle est pure, elle est étendard, elle s’impose au monde comme une évidence, vivace, tel une manifestation forte de son éclatante santé.

Quant la connaissance de la langue devient le fait de savants, quitte les bancs de la population pour s’assoir sur celui des professeurs, quand au lieu de s’imposer naturellement aux autres peuples, elle s’imprègne s’abâtardit et se mute au contact d’autres langues, c’est qu’elle est tombée malade rongée à son tour par le cancer dont est frappé son peuple.

Alors vient le temps des anglicismes à la mode bobo, des titres de films non traduits, des publicités en anglais, des termes du jargon des affaires, de la politique ou du sport directement importés (et parfois à contre sens), des chansons en « version  originale » dont personne ne comprend les paroles, même pas leur interprète français, des congrès dont le français est désormais banni !

On vit même récemment certain président français à la cote populaire minimaliste, faire allégeance publiquement, et s’exprimer en anglais dans une assemblée à l’étranger !
Quand nos « jeux décisifs » deviennent des « tie break », que nous sommes dans « le money time », que nous ne vivons plus des défis mais des « challenges », le temps est venu du constat et de la reconquête.

Constat de ce qu’une « Education Nationale » devrait s’occuper d’apprentissage de la jeunesse plutôt que de son endoctrinement politique !
Constat de ce qu’une invasion d’ethnies allogènes non francophones dans nos établissements scolaires, perturbe gravement l’apprentissage du langage !
Constat de ce que plus de complaisance pour les errements est un encouragement !

Reconquête dans nos classes, nos examens, nos média, dans le langage de nos élites, oser proclamer que notre langue est belle, que nous pouvons en être fiers, et que notre fierté doit être, partout et toujours, de lui faire honneur et de la mettre en valeur.
Mais une telle démarche n’est elle pas vouée à l’échec tant que n’auront pas été fermés les robinets de l’invasion migratoire, restaurées les voies de la Patrie, de la Nation, de l’honneur, de l’apprentissage et de l’effort ?

A nous les « Résistants de la France », n’appartient-il pas malgré nos lassitudes, en dépit des moqueries des bobos « tendance » antiracistes dans les diners en ville, de nous montrer intraitables dans le combat quotidien mené pour la sauvegarde et la promotion de notre langue qui est aussi notre outil civilisateur, face à la barbarie qui frappe sans relâche à notre porte.

Laissons les « progressistes » qui ne sont que des « régressistes » à leurs gloses gauchistes vaines et stériles et rappelons-nous que, notre langue est une joie, mais aussi une arme de destruction massive contre le mondialisme, l’impérialisme de la finance et la mainmise esclavagiste de « Big Brother » sur notre destinée !

Patrice Cirier