Quand les laïques de gauche s’immiscent dans le catéchisme catholique

Publié le 12 septembre 2014 - par - 1 665 vues
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Melenchon islam pouvoir2Mardi 15 avril 2014, des élèves et enseignants ont dénoncé des dérives intégristes dans le groupe scolaire Gerson situé dans un quartier huppé de la capitale, notamment pendant les cours de catéchèse. Des représentants de l’association Alliance Vita, proche de la Manif pour tous, auraient qualifié de « semi-meurtrières » les jeunes filles ayant recours à la pilule du lendemain et assimilé l’avortement à un « homicide volontaire » pendant une intervention en classe sur la contraception, selon des élèves.

Au vu de ces dénonciations, courageusement anonymes, la région avait suspendu les subventions. Revenons sur ce petit fait divers qui occupera la gauche et l’extrême-gauche durant plusieurs semaines pour le mettre en parallèle avec les ABCD de l’égalité défendus par les mêmes au nom de l’éducation des enfants.
Vérité au-delà de l’Élysée mensonge en deçà !

L’ancien ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon avait diligenté une mission d’inspection générale dans cet établissement privé sous contrat avec l’État qui rassemble une école primaire, un collège et un lycée.
« La mission d’inspection n’a pas constaté de risque d’endoctrinement des élèves ou d’atteinte à la liberté de conscience des élèves et des familles. Rien dans les observations de la mission ne justifie une remise en cause du contrat d’association entre l’État et l’établissement » a affirmé un porte-parole du ministère.
« Dans un souci d’apaisement, l’établissement pourrait toutefois prendre des mesures propres à rendre plus clair et apparent le respect de la liberté de conscience », a ajouté ce porte-parole, en précisant que les conclusions de la mission ont été transmises à la région Ile-de-France. Le préfet, saisi par la députée UMP des Yvelines Valérie Pécresse, avait imposé au président de la région PS Jean-Paul Huchon de verser la subvention, car
sans attendre les conclusions de l’enquête, la région avait suspendu les subventions accordées à l’établissement.
Ce n’est pas au lycée musulman Averoès de Lille que l’on risque d’endoctriner les élèves, l’islam a trop le respect des consciences.

Mais à Gerson, après Alliance Vita, Charles Beigbeder conseiller municipal de Paris a communiqué sur cette affaire :
« Voilà une information que l’Éducation nationale aurait bien aimé taire : après cinq mois d’enquête ministérielle concernant les dérives sectaires supposées du lycée Gerson, la mission d’inspection a rendu son rapport et “n’a pas constaté de risque d’endoctrinement des élèves ou d’atteinte à la liberté de conscience des élèves et des familles. Rien dans les observations de la mission ne justifie une remise en cause du contrat d’association entre l’État et l’établissement” affirme une porte-parole du ministère. »
Qu’était-il reproché au lycée Gerson ? D’organiser, durant les séances de catéchèse, donc en dehors des heures de cours, des formations et témoignages sur les questions de société où était naturellement véhiculée une vision de l’homme conforme à l’anthropologie chrétienne.

La classe médiatique s’est alors vouée en inquisiteur laïc et a multiplié procès d’intention, amalgames et vindictes, oubliant qu’il était, à tout le moins, normal pour un lycée catholique, de proposer une approche chrétienne des questions de société, et omettant de rappeler que cet enseignement s’est déroulé dans le strict cadre de la loi Debré de 1959 qui reconnaît le « caractère propre » des lycées privés et l’enseignement du catéchisme qui en découle.

Sur la proposition du Front de Gauche, qui s’est une fois de plus illustré par son sectarisme et son étroitesse d’esprit, le Conseil régional d’Ile-de-France a suspendu, en toute illégalité, la subvention de fonctionnement du lycée Gerson, sans même attendre les conclusions du rapport d’enquête diligenté par le ministère de l’Éducation nationale. C’est donc tout naturellement que le préfet d’Ile-de-France, saisi par Valérie Pécresse, a annulé fin août cette décision, au motif que la contribution financière des régions aux dépenses de fonctionnement des lycées privés sous contrat est obligatoire, car elle découle des dispositions du code de l’Éducation (article L442-9) sur lesquels un conseil régional ne dispose d’aucune marge d’appréciation.

De son côté, la mairie de Paris, afin de ne pas être en reste dans la surenchère vindicative et sectaire, a décidé le report d’une délibération octroyant 232.600 € de subventions d’investissement à sept collèges privés de la Ville, dont le collège Gerson, liant ce report aux dérives sectaires supposées du lycée Gerson.

Que ne parle-t-on des dérives des écoles publiques qui organisent des visites de mosquées, qui enseignent un faux visage de l’islam et qui sont de plus en plus délaissées par les parents de jeunes vrais Français, car  bien travailler, parler un français correct, être un bon élève, ne pardonne pas dans l’école de la république, et le risque est au mieux des coups, au pire des blessures faites par un couteau, voire comme à Rennes l’assassinat du jeune Killian, 13 ans par Souleymane (appelé Vladimir par la presse) tchétchène de 16 ans, la violence scolaire commise par des jeunes « Français d’origine étrangère » devient exponentielle.
Aussi l’école privée apparaît-elle à beaucoup de parents comme un havre de travail où leurs enfants peuvent étudier en paix, sans avoir le cerveau encombré par on ne sait quelle théorie du genre, ou l’indifférenciation entre l’homosexualité et l’hétérosexualité.

D’ailleurs combien d’enseignants de notre école « pseudo-républicaine » envoient-ils leurs enfants étudier dans des écoles privées ?

La petite vengeance misérable des élus régionaux du front de gauche et de la mairie de Paris, nous rappelle leur petitesse et leur hypocrisie, car en matière d’endoctrinement ils sont, malheureusement, bien plus efficaces que les écoles catholiques qui de plus en plus par désir « d’épouser notre époque » par lâcheté des diocèses lissent les programmes religieux pour en faire un salmigondis d’amour universel plus proche de l’altermondialisme et de l’amour de l’islam que des évangiles.
Et donc il suffit que dans un lycée catholique, le lycée Gerson, l’enseignement religieux aille au plus près des évangiles pour que cela créé un scandale.

Charles Beigbeder a raison, dans une école chrétienne les heures dues au catéchisme sont là pour rappeler aux élèves le message du christ, et si cela ne convient pas, alors que les socialistes aient le courage de les faire disparaître.
Mais si les socialistes avaient du courage, cela se saurait !

Lazare Zylbergleitt

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