Quand Macron joue avec le feu, il finit par se brûler

Après l’épisode de Macron et des médias va-t-en-guerre contre le Covid, on a Macron et les médias va-t-en-guerre contre la Russie. Dans tous les cas, on a Macron et les médias va-t-en-guerre contre la vérité.

C’est pourquoi Macron joue avec le feu en annonçant la fin de l’abondance, pas pour ceux qui ne peuvent pas se passer de foie gras, d’huîtres ou de cette soi-disant liberté de genre, mais pour tous les autres, ce qui sert d’excuse au gouvernement français pour ne pas augmenter les salaires.

La chasse au pouvoir d’achat des classes moyennes est ouverte. Mais punir les classes moyennes n’est pas chose si aisée. Et Macron joue avec le feu quand l’attention fiscaliste qui leur est portée va conduire à négliger un rouage essentiel du système politico-économique dans la production de richesses.

Les copains de Macron s’organisent en réseaux de complicité et de facilitation qui permettent tous les transferts de richesse. Macron joue un rôle néfaste au profit de ces usurpateurs et autres prévaricateurs.

Les copains de Macron sont des armées de racailles, des conseillers financiers et juridiques à la McKinsey, des courtiers, des vendeurs, des marchands, des négociants, des comptables et des cabinets de conseil, établis à Londres et à New York. Les copains de Macron s’organisent avec les centres d’affaires mondiaux qui aident les copains de Macron à dissimuler leur butin en échange d’honoraires considérables.

Macron a transformé la guerre des tranchées contre le Covid en une offensive tous azimuts contre les classes moyennes. La guerre en Ukraine justifie l’efficacité des sanctions contre les classes moyennes avant d’appliquer les sanctions contre les classes populaires. Quand Macron joue avec le feu par ses décisions porteuses de guerre et de misère, il finit par se brûler. Et pendant combien de temps encore ?

La macronnie vulgaire se prend pour la capitale du monde. Peu avant le début de la guerre contre le Covid, Macron ambitionnait de construire une dictature morale universelle afin de réunir l’élite scientifique et intellectuelle de toutes les nations pour les faux vaccins anti-Covid et contre le changement climatique !

Macron et les médias va-t-en-guerre racontent l’histoire de cette utopie de la macronnie vulgaire qui croise les destins des moralistes petits-bourgeois socialistes et UMPS indignes contre les Français.

Toujours à propos de Macron et de sa guerre contre le Covid et contre le changement climatique, des critiques accusent les médias français collabos de rester, toujours aussi soucieux de dire quoi penser plutôt que de donner matière à réfléchir. Macron et les médias va-t-en-guerre sont un danger pour la population. Les médias collabos de la macronnie vulgaire ont érigé les “fausses nouvelles” en vérités post-démocratiques.

C’est pourquoi, pour Macron et les médias va-t-en-guerre, les informations vraies sont inopportunes.

Mieux vaut continuer un bon bourrage de crâne sur toutes les télés vulgaires en continu.

Avec les copains de Macron, on est convaincu qu’il suffit de stimuler les opportunités économiques des plus riches qui ont refusé durant l’été d’augmenter les salaires des plus pauvres. Macron et les médias va-t-en-guerre contre les classes moyennes, et contre la vérité, partagent une obsession : diminuer le coût du travail. C’est pourquoi, pour Macron et les médias va-t-en-guerre, le travail des autres ne paie pas !

Contre Macron et les médias va-t-en-guerre, les Français doivent se réapproprier l’État ! Il est grand temps que les Français comprennent qu’ils doivent redevenir maîtres de leur destin pour leur plus grand bien et celui de leurs enfants. Macron, des mots, encore des mots, toujours des mots, et rien que des mots !

Macron se prend pour un zélateur de la philosophie de l’humanisme français hérité de la Révolution, des Lumières et de la Renaissance. Mais Macron, le petit banquier petit-bourgeois, ignore tout de la pensée humaniste attachée à l’homme en lui-même et à sa dignité. La question de ses rapports avec ses semblables et la question de l’organisation de la société par elle-même occupent une place centrale dans l’histoire des idées. La définition de l’État moderne, comme organisation politico-administrative qui exerce son autorité sur un territoire et dont dépend une population, est le fruit de la pensée humaniste.

À la frontière de la philosophie humaniste et des finances publiques, il y a l’Histoire de France et de son État. Et de citer les mots de Richelieu, un des bâtisseurs de l’État moderne : « Seuls les effets et non les paroles comptent« . C’est pourquoi la logorrhée et l’inaction de Macron ne résistent pas à leurs effets néfastes.

En politique, c’est toujours la pratique et seulement ses résultats qui importent.

La politique n’est que l’expérimentation à grande échelle des préceptes du bien public. Il s’agit de trouver la meilleure façon de traduire les droits des hommes en pratique, de réaliser le contrat social passé entre l’homme et la société. En un mot, définir l’État. En France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 exprime cette ambition. Les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme sont gravés à l’article 3 : la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l’oppression.

Pour atteindre cet objectif, l’État dispose de la force, comme l’énonce l’article 12. C’est pourquoi la garantie des Droits de l’Homme et du Citoyen nécessite une force publique. Cette force est instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité de ceux qui gouvernent et auxquels elle est confiée. Enfin, la garantie de la bonne marche de l’État réside dans le contrôle qu’exercent effectivement les citoyens sur son action.

L’État de droit, dont la séparation des pouvoirs définie par Montesquieu et reprise à l’article 16, en est la clé de voûte. Au-delà de l’esprit, c’est surtout la pratique qui importe. La raison humaniste n’a de sens que dans ses effets. À défaut, elle sombre dans le despotisme et la tyrannie et l’État en devient l’instrument implacable. Robespierre, lorsqu’il se réclame de la vertu, sans laquelle la terreur est funeste, la terreur, sans laquelle la vertu est impuissante, rappelle avec des lettres de sang que la raison peut devenir meurtrière.

La construction de l’État est consubstantielle à la défense et à la promotion des intérêts supérieurs du pays. À cet égard, les huit guerres de religion qui ont ravagé le pays au XVIème siècle sont autant le fruit du choc des idées religieuses que de la lutte entre le pouvoir central naissant, l’État absolutiste de l’Ancien régime et les pouvoirs locaux héritées de la féodalité. Après que le roi de Navarre ait compris que l’intérêt de la France primait sur les questions de religion, les modérés des deux bords se sont ralliés à son panache blanc. Lorsque Henri IV abjure, Paris valant bien une messe, c’est autant pour apaiser les catholiques, ce qui lui sera reproché par ses amis protestants, que pour arracher la capitale du royaume à la Ligue.

Véritable parti de l’étranger, cette dernière n’hésitait pas à vendre le pays à la puissante universelle dominante du moment, l’Espagne, pour préserver les privilèges de ses grands seigneurs. Une fois l’État fondé, la question de ses moyens se pose avec acuité. L’incapacité depuis le XVIème siècle de la Couronne et des Parlements à trouver une réponse efficace au problème du financement de l’État plongera le pays dans la tourmente de la Révolution, qui ne résoudra pas mieux la question. Les effets sont têtus.

Le bon roi Henri et Sully instaurent la paulette pour résoudre les désordres financiers du royaume. En instituant la vénalité et l’hérédité des charges publiques, ils créent de fait la noblesse de robe. L’incapacité de cette dernière à abandonner ses privilèges acquis au détriment de la noblesse d’épée mènera à la Révolution.

C’est le refus de la banqueroute, qui a provoqué l’acte fondateur de la Révolution, le vote par tête et la métamorphose des États généraux en Assemblée nationale. La peur de la banqueroute a été le tocsin de ralliement des créanciers tremblants qui n’ont pas voulu voir le gouffre où leurs créances allaient disparaître.

Il faudra attendre 1797, et la France à feu et à sang, pour que la République accepte la banqueroute.

La France de 2022 est loin de la philosophie de l’humanisme français hérité de la Révolution, des Lumières et de la Renaissance. L’État n’assume plus sa mission première : défendre le bien public.

Force est de constater que les droits naturels et imprescriptibles des Français sont à maints égards virtuels. Les contre-pouvoirs institutionnels ont oublié que leur seule raison d’être est d’être contre. Quant à la séparation des pouvoirs, l’utilisation abusive du Conseil de défense, de conventions soi-disant citoyennes ou du Conseil national de la refondation, en dehors des institutions constitutionnelles, le Parlement en premier lieu, en montre les limites actuelles. La raison en est simple. L’État n’assure plus sa raison première, défendre le bien public au bénéfice du pays tout entier. Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt assurément.

Ce qui est vrai pour les hommes, l’est aussi pour les institutions. L’État socialiste pour l’endettement illimité annihile toute velléité de vie en dehors de son emprise. Le quoi qu’il en coûte universel, omnipotent et perpétuel est une injure à la capacité des individus à s’élever. Lorsqu’en janvier, Macron déchoit de leur citoyenneté ceux qui ne n’adhèrent pas aux injonctions de l’État-Absurdistan pour pallier les défaillances du système de santé, il n’énonce rien moins qu’une inversion de la logique humaniste qui fonde l’État moderne.

Ce n’est plus la mission de l’État de Macron de défendre la liberté, la sûreté et la propriété privée mais aux individus de subir les politiques de l’État, aussi défaillantes soient-elles et quel qu’en soit le prix. Le seul bénéficiaire de la production de monnaie, par le canal des déficits publics, n’est que le pouvoir lui-même, ses chimères et ceux qui en vivent. Cercle vicieux par excellence, car leur médiocrité les protège tant que la banque reste ouverte. D’où la désillusion des jeunes générations. Il serait temps que les Français comprennent qu’ils doivent redevenir maître de leur destin, pour leur plus grand bien et celui de leurs enfants.

Avec Éric Zemmour : Nous devons reprendre le contrôle de notre pays !

Source : Le Courrier des Stratèges

Thierry Michaud-Nérard

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8 Commentaires

  1. Zemmour n’a pas été capable d’organiser son parti. Jacline Mouraud, figure historique des Gilets jaunes vient de quitter Reconquête. Ce n’est pas bon signe.

  2. ils utilisent la même méthode, faire peur, ils n’ont pas apprit pierre et le loup

  3. Eh oui ! Jupiter Emmanuel Macron se brûle à chaque fois à cause de ses Conneries ou plutôt de son incurie.

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