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Quand Marchais réclamait l’arrêt de l’immigration

Ce n’est pas Marine Le Pen, ce n’est pas non plus Éric Zemmour, mais qui donc a écrit cette lettre au recteur de la grande mosquée de Paris ?

Vous devriez vous poser cette question, M. Mélenchon et tous les parlementaires de La France Insoumise et les partisans de la gauche et de l’extrême gauche.

« La côte d’alerte est atteinte. Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. 

Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. » 

Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver sans réserve la riposte de mon ami Paul Mercieca. Plus généralement j’approuve son refus de laisser accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés car de graves problèmes se posent, en raison de la présence en France de plus de 4 millions et demi de travailleurs immigrés, et de membres de leurs familles.

La poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut la regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d’alerte est atteinte.

C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nombreux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine.

Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration, qui se trouve entassée, dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, de travailleurs et de familles aux traditions, aux langues et aux façons de vivre différentes.

Cela crée des tensions, et parfois des heurts, entre immigrés de divers pays.

Cela rend difficile leurs relations avec les Français, quand la concentration devient trop importante.

La crise du logement s’aggrave, les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder.

Les charges d’aides sociales, nécessaires pour les familles d’immigrés, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes. »

**Cette lettre, publiée dans le quotidien communiste « L’Humanité », le 6 janvier 1981, fut écrite par Georges Marchais, alors secrétaire général du Parti communiste français (de 1972 à 1994) et, comme on l’a lu, adressée au recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui venait de s’indigner « contre la destruction, au bulldozer, le 24 décembre 1980, veille de Noël, d’un foyer de migrants maliens, par le maire communiste de Vitry, Paul Mercieca.

Georges Marchais, député du Val-de-Marne et maire de Champigny-sur-Marne, où il habitait (sa commune où le commissariat a été attaqué récemment au mortier par une bande de voyous !).

Je n’aurais jamais cru devoir un jour rendre hommage à la clairvoyance du Parti communiste français, mais il est vrai que j’ai également rendu hommage, hier dans mon article sur Riposte Laïque, à la clairvoyance (en certaines occasions seulement, ce qui plaira à Zemmour) à de Gaulle.

Manuel Gomez