Quand Marvel prédisait le crédit social !

Cela fait déjà une semaine que je me repasse les films de l’Univers Cinématographique Marvel.
Et hier, j’ai visionné « Captain America : Le soldat de l’hiver ».
Et il est intéressant que bien que ce soit un film de super-héros, il aborde des thématiques totalement actuelles.
Ce film met en avant Captain America alias Steve Rogers qui doit déjouer un complot fomenté par HYDRA.
HYDRA entend rendre le monde chaotique pour faire régner l’ordre et accroître sa domination.
Jusqu’ici c’est du déjà vu et pourtant les méthodes qui vont utiliser HYDRA sont bien à l’ordre du jour.
HYDRA entend contraindre la population à retirer les libertés pour plus de sécurité.
C’est ainsi que HYDRA va mettre au point un algorithme capable de déterminer les éventuelles menaces en se basant sur la lecture numérique des données.
Ainsi par le vote, les bulletins scolaires, les réseaux sociaux, les comptes bancaires, toutes données numérisées, HYDRA serait en mesure d’empêcher une révolte avant même qu’elle ait commencé.
HYDRA pourrait ainsi déterminer quel individu peut représenter une menace pour le système.
Cela ne vous rappelle rien? Pourtant « Le soldat de l’hiver » est sorti en avril 2014.
Et nous sommes en plein dans ce monde du contrôle où n’importe quel individu peut être fiché et exclu de la société par n’importe quel moyen.
Ce film a tout simplement prédit le crédit social qui est en train de se mettre en place dans la société occidentale.
D’ailleurs la notion de liberté revient beaucoup de ce film. Captain America fait notamment une réflexion quand le directeur du SHIELD présente les nouveaux « héliporteurs » redoutablement armés.
Alors que Nick Fury explique qu’il y voit un moyen d’empêcher n’importe quelle menace avant même qu’elle agisse.
Captain America lui fait la réflexion que « ce n’est pas la liberté mais la terreur » et que la punition vient après le crime.
On peut également noter que le film aborde le confrontation du monde d’avant et du monde d’après.
Quand le secrétaire du SHIELD, travaillant pour HYDRA, dit à Captain que « Pour bâtir un monde meilleur, il faut parfois détruire l’ancien. Et on se fait des ennemis ».
Ces différentes répliques que l’on entend dans la bande annonce se retrouvent telles quelles dans le film.
À noter que Marvel n’a pas hésité à mettre en avant le patriotisme dans les films précédents à travers le personnage du Captain.
Captain America: First Avenger et Avengers sont pourtant sorti entre 2011 et 2012.
Et aujourd’hui, en 2022, sous la présidence de « Sleepy Joe », un patriote est devenu un ennemi.
À noter également le parcours des différents acteurs, si Chris Evans et Scarlett Johansson évitaient de se mêler trop de politique.
C’est plutôt la politique gauchiste qui s’introduit dans le cinéma en faisant n’importe quoi.
Scarlett Johansson en avait fait les frais. Si bien qu’il y a quelques années, elle a poussé un coup de gueule contre les gauchistes « woke » qui empêchaient les acteurs de postuler pour certains rôles.
D’ailleurs, c’était l’une des premières à se plaindre ouvertement de la dérive « woke ». Et il est vrai qu’elle se fait maintenant plus discrète.
Est-ce que je vous conseille ce « Captain America : le Soldat de l’hiver » ? Tout dépend s’il y a des amateurs.
Les séquences d’action sont impressionnantes. Les acteurs sont remarquables et le scénario est prenant.
Sa mise en scène est la « moins » Marvel de toutes car ce film a été pensé comme une intrigue politique et non comme un film de super-héros.
Alors cet article sort un peu des sentiers battus mais il est intéressant de noter qu’une nouvelle fois, « la réalité a dépassé la fiction ».
Quentin Journeaux
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