Quand pourra-t-on enfin sanctionner les juges et les médecins experts ? 

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Dans quelle République bananière vivons-nous ? 

Un individu condamné à plusieurs reprises pour des tentatives d’homicide et détention illégale d’armes, à peine sorti de prison le dix du mois de décembre, s’inscrit immédiatement dans un club de tir et possède des armes de guerre. Deux semaines plus tard il se dirige directement vers le Centre culturel kurde, rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement, abat trois personnes et fait plusieurs blessés, dont un gravement atteint. Son motif : « Il est raciste ». Je veux bien le croire, mais j’aimerais que l’on m’explique comment il a pu se procurer les armes et les chargeurs – car je suppose que la police avait saisi les armes qu’il possédait lors de sa précédente arrestation –, avec quel argent et qui lui a indiqué l’adresse du Centre kurde. À part les habitants du quartier et les Kurdes, qui peut la connaître ? Moi je l’ignorais, et vous ?

Il m’est difficile d’accepter toutes ces erreurs judiciaires, toutes ces remises en liberté sous le moindre prétexte. Si ce sont des lois qui l’exigent « alors changeons ces lois ». Il est inacceptable qu’elles soient toutes à l’avantage des coupables, des délinquants, des assassins et non pas des victimes.

« Et cela explique certaines manifestations de colère contre les forces de l’ordre, alors que ce ne sont pas elles les responsables, mais les juges, les magistrats, les avocats… en deux mot l’État ! » 

Le docteur Lekhraj Gujadhur avait été condamné à une peine de 18 mois de prison, avec sursis, en décembre 2016 par le Tribunal correctionnel de Grenoble, pour « homicide involontaire ».

En novembre 2008 il avait estimé que son patient, Jean-Pierre Guillaud, 56 ans, atteint de psychose délirante chronique, et déjà auteur d’une agression à l’arme blanche, pouvait se promener en toute liberté, sans surveillance, dans le parc du centre hospitalier.

Guillaud en a profité pour s’enfuir, acheter un couteau dans une quincaillerie, et assassiner un jeune étudiant de 26 ans, Luc Meunier.

Prison avec sursis pour le docteur ! Qu’en pensez-vous ? Que pouvaient en penser les parents de Luc ?

Il y a quelques années, Ali Hamadou avait saigné « comme un mouton » un jeune étudiant, à Marseille. Est-ce que le médecin qui avait estimé qu’Ali n’était pas dangereux a été poursuivi pour « complicité de crime » ? Bien sûr que non.

Que ce soient des médecins, des magistrats, des juges ou des avocats, leur responsabilité doit être engagée et sanctionnée quand les individus qu’ils remettent en liberté, quelles qu’en soient les raisons, commettent un autre crime.

Sofiane Rasmouk, après avoir été emprisonné en 2009 et 2011 pour agressions sexuelles était remis en liberté. Le 7 août 2013, à Colombes, il violait et massacrait deux jeunes femmes.

Est-ce que le magistrat qui avait accordé cette semi-liberté à ce récidiviste a été poursuivi pour « complicité de crimes » ?

D’après le procureur il s’agissait d’une erreur d’appréciation !

En 2012, Kodjou Ben Hodor, détenu pour deux homicides, le premier en 2009, à Saint-Ouen, et le second en 2011, à Pantin, s’est retrouvé libre grâce au juge d’instruction qui avait trop tardé à renouveler sa prolongation de détention.

Et je pourrais prolonger cette liste des « libérés par erreur » ou par « bug juridique » sur des pages.

La responsabilité personnelle des magistrats concernés, qui ont ainsi failli à leur devoir, ne peut être directement retenue. Leur faute ne serait pas, selon les termes juridiques, «détachable du service ».

C’est donc l’État qui est responsable et il peut ensuite se retourner contre ces magistrats mais, à ma connaissance, cela n’a jamais été le cas.

L’on peut comprendre une erreur, un oubli, une bavure d’un (ou de plusieurs) magistrat, juge et même enquêteur, et qu’il soit sanctionné ou non nous importe peu, à la condition que cela n’aboutisse pas à la libération incompréhensible d’un délinquant, d’un assassin.

Un avocat de la défense qui « découvre » une erreur administrative ou de procédure devrait avoir pour premier devoir d’en informer la magistrature afin qu’elle soit rectifiée et cela sans remise en liberté du justiciable. C’est au rôle de l’avocat, ensuite, de défendre son client devant le tribunal, de démontrer son innocence et d’éviter sa condamnation, mais non pas de tirer profit d’une erreur humaine pour le faire remettre en liberté.

Il est inadmissible, aussi bien pour les proches de la victime que pour l’ensemble des citoyens, qu’un délinquant, qu’un tueur se retrouve libre et puisse ainsi, non seulement échapper à la justice, mais récidiver.

Quelle que soit la faute du magistrat, quelle que soit la loi, quel que soit le talent de son avocat, l’assassin ne doit pas être libéré, il doit rester en prison et purger sa peine.

Si ce principe n’est pas respecté, il y a grand risque de danger.

L’UNSA Police et d’autres syndicats réclament déjà des comptes et des sanctions contre les magistrats.

Il est impératif que tous les parents des victimes déposent des plaintes pour complicité contre ces magistrats, ces médecins, ces juges et même contre l’État, et même contre des avocats, pour qui le sort des futures victimes importe peu. 

Rien ne va plus dans un pays où les droits des criminels passent avant ceux des citoyens honnêtes, respectueux des lois, des biens, et de la vie d’autrui.

Manuel Gomez

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9 Commentaires

  1. tous ces juges gochistes islamisés sont les premiers coupables des crimes …
    Ces gens méritent d’être punis; ils sont sans moralité mais menés par une idéologie nauséabonde !!

  2. Faudrait que
    Lors de la convocation au tribunal les actes d’accusation soient notifiés à l’accusé.
    Les droits de la défense soient respectés .
    Les paroles du procès soient fidèlement transcrits par un greffier et communiqués à l’accusé.
    Les jugements soient motivés par des preuves et non de simples dénonciations calomnieuses.

  3. Selon mes avocats de Montpellier, même répondre librement aux questions de la présidente du tribunal correctionnel est interdit!!!

  4. Les personnes passées par une faculté de droit ne sont plus des humains comme les autres. Leur esprit est devenu prisonnier du dogmatisme.
    Le rôle d’un avocat ne devrait pas être de défendre son client mais seulement de vérifier que ce sont les lois pertinentes qui sont appliquées à ce cas particulier. Actuellement, le jugement peut dépendre du bagou d’un avocat, c’est inadmissible.
    Par ailleurs, un avocat devrait avoir la responsabilité de coopérer avec les tribunaux en rappelant les impératifs administratifs lorsqu’ils sont oubliés au lieu d’en profiter pour faire libérer un criminel (dans ce cas, s’il y a récidive, l’avocat est complice et devrait être sanctionné).

  5. Réforme de la justice urgente :
    1 – Suppression des « juges des libertés » : un condamné à trois ans de prison fait trois ans de prison, pas un jour de moins.
    2 – Suppression de l’école de la magistrature et retour à l’élection des juges du siège.
    3 – Mensonge prouvé, y compris de la part des avocats et des politiques, très sévèrement sanctionné.

  6. S’il suffit d’une erreur matérielle pour faire libérer un malfrat, qui nous dit que cette erreur n’a pas été commise volontairement? Puisqu’il n’y a pas de sanction, un juge ou un greffier peut délibérement introduire la petite erreur qui fera annuler un dossier – parce qu’il connaît l’accusé, ou par solidarité ethnique, ou parce qu’on l’a soudoyé, ou parce qu’une jolie accusée l’a séduit, ou parce qu’il a été menacé etc.

  7. je croit qu’en France tout ces juges et médecins psy et spécialistes a force de voir tout ces débiloides de délinquants les voir défiler devant eux depuis des années ces mémes juges et medecins sont devenus eux aussi débiles,pourquoi ne pas faire comme aux States….elire nos juges ? tu merde, tu dégage aprés ton mandat.

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