François Boespflug, dominicain islamo-collabo, nous demande une auto-censure de bon sens !

Publié le 31 janvier 2015 - par - 2 159 vues
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François Boespflug, historien du christianisme et dominicain de son état, réclame, au nom du mariage forcé, pour cause de culture aux antipodes de la nôtre, une autocensure pacificatrice de « bon sens », autrement dit légèrement totalitaire.

Rappelant notre spécificité française pour l’attrait du « propos libertaire » et de la tolérance, il constate avec justesse que se moquer de la religion en général est « presque devenu un drapeau en Hexagone ». En effet, le Français a la culture contestataire et s’accorde mal des cases – religieuses ou non – où l’on entend le faire entrer de force. C’est pourquoi il se plait à se gausser de tout, à gouailler, à ricaner, à provoquer, à forcer le trait, surtout si on prétend l’en empêcher. La liberté de ton fait partie intégrante de l’âme française. Un bon Français est un Français libre. Voilà pourquoi il se porte si mal depuis quelque temps et se prend à n’être qu’un piteux Charlie moutonnier quand il était autrefois une vaillante et fière Ségurane.

Une fois énoncée cette vérité notre dominicain sabre aussi sec l’âme française, caressée deux lignes plus tôt, en réclamant que nous mettions, nous Français, de l’eau dans notre vin, ce qui en soi est déjà fort peu engageant pour un peuple pour lequel la viticulture est déjà une religion, mais surtout en utilisant le prétexte que « nos sociétés deviennent de plus en plus multiculturelle et multi-religieuses ».

Est-ce à dire que le multiculturalisme serait l’ennemi de la liberté d’expression ? Que nous devrions renoncer aux articles 10 et 11 de notre Constitution et à nos droits les plus élémentaires au nom d’une obligation à accepter les volontés religieusement guerrières de ceux que nous accueillons généreusement, et pour l’acceptation desquels aucun de nos représentants politiques n’a jugé utile de solliciter notre avis ?

Selon vous, dans une « société multi-ethnique et multiculturelle » on ne pourrait plus tout dire, « ça me paraît être du bon sens », ajoutez-vous.

Les voyants devraient-ils se crever les yeux pour ne pas contrarier les aveugles qui pourraient devenir belliqueux de ne rien voir ? Faudrait-il opérer les cerveaux des gens intelligents pour ne pas rendre jaloux les sots ?

Monsieur Boespflug, imaginez-vous dans la salle d’attente du médecin avec un type assis à côté de vous qui a des métastases et que ce soit à vous que le médecin prescrive une chimio. Vous vous insurgeriez. Eh bien, monsieur, c’est pourtant bien l’aberrante prescription que vous nous faites.

Alors non, Monsieur, ce n’est certainement pas du bon sens, c’est de la soumission, un crime contre la liberté d’expression et un crime contre la civilisation française. Vous contestez l’assimilation, vous contestez notre culture, mais vous contestez aussi ce qu’on nous vend – très cher – comme étant un brassage culturel progressiste et hautement élévateur pour notre peuple jugé par on ne sait quelles instances dépassé et rance, un peuple fortement incité à s’autodétruire pour céder la place à ceux qui ne tolèrent pas nos coutumes, nos lois, nos libertés. Autrement dit, si l’on vous entend bien, le multiculturalisme c’est la dictature assurée et vous nous recommandez d’aller dans ce sens…

« Le maniement du mot ‘Dieu’ en une des magazines français est une liberté qui n’est pas tolérée ailleurs (…) La plupart des Nations ne comprennent pas que l’on puisse pratiquer le dessin provocateur ». Oui, et alors ? Chaque pays a ses tolérances – ou non – selon sa culture propre. Si l’on part de ce principe d’alignement sur les (in)tolérances des autres pays, il nous faudrait donc accepter la lapidation, le mariage des fillettes, leur excision, etc. Est-ce cela votre logique, Monsieur Boespflug ?

Les nations civilisées ne comprennent pas l’excision, l’égorgement, la femme « champ de labour » de l’homme, le principe de la razzia, l’esclavage, excusez-les ! Cela n’empêche pas d’autres pays de pratiquer ces horreurs autrement plus graves sur des êtres humains que de simples dessins qui, jusqu’à preuve du contraire, n’ont jamais tué personne et a fortiori aucun prophète ni aucune divinité, qu’elle soit bienveillante ou fortement hostile aux femmes (qui sont, il faut le rappeler, des êtres humains aussi).

Vous dites que « pour vivre ensemble, il me semble qu’il va falloir introduire une prudence citoyenne et s’appliquer une autocensure pacifiste, même quand on chérit la liberté d’expression. C’est d’ailleurs une question de bon sens. Nous avons un mal fou à accepter le fait qu’une relation supporte voire exige, pour rester viable, l’autocensure et que c’est un moindre mal. L’humain se contrôle partout. En famille, au travail, il compose avec les autres ».

Et quand des humains appellent au meurtre des chrétiens, que des foules d’humains se réjouissent avec conviction de la mort de dix-sept personnes, que des humains persécutent des chrétiens dans les pays à majorité musulmane, qu’ils jugent normal de tuer les apostats et les homosexuels comme leur coran l’exige, considérez-vous vraiment que ces humains-là se contrôlent et qu’ils sont aptes à composer avec les autres ? Pensez-vous que des humains qui suivent un bouquin dans lequel est commandé « combattez-les sans répit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que le culte soit rendu uniquement à Dieu (Allah) » aient envie de composer avec notre tolérance, notre ouverture, notre sentiment viscéral de liberté et que nous-mêmes devrions composer avec cette foi aussi mortellement guerrière ? Vous, un dominicain dont les anciens de votre ordre n’ont eu de cesse de combattre les Cathares, vous vous défroquez aujourd’hui devant des Mahométans ?

Versets-coran-conversion

Hadiths-conversion

Par ailleurs, en dehors de cet abominable « vivre ensemble » qui sous-entend la contrainte et le viol physique et mental pour que l’accouplement se fasse coûte que coûte, vous évoquez une « relation » qui suppose d’être deux, ce qui revient à dire que vous considérez que les musulmans vivant dans notre pays ne font pas réellement partie de notre population, qu’il y a un « nous » et un « eux », et que ce « nous » et ce « eux » devraient impérativement s’accoupler au nom du « vivre ensemble ».

Vous prétendez encore, Monsieur, que l’islam serait « un cas à part », qu’on ne pourrait « pas demander aux musulmans la même indifférence à l’égard de leur religion » que les chrétiens qui acceptent sans user de violence, eux, qu’on moque ou qu’on critique leur religion. Et pourquoi cela ? Etes-vous en train de nous dire que les musulmans sont obtus, immatures, dénués d’humour et d’autodérision, et incapables de s’élever au-dessus des critiques ? Qu’ils nous sont si inférieurs et incapables de prendre de la distance qu’il nous faudrait nous abaisser pour nous mettre à leur niveau ? Qu’ils seraient moins aptes à l’intelligence que les chrétiens, les athées ou les bouddhistes qui acceptent volontiers de débattre de leurs convictions sans sortir aussitôt un sabre vengeur ou un commandement à se taire au prétexte qu’ils seraient les préférés de Dieu, les intouchables, les incritiquables ? Entendez-vous par « cas à part » que nous serions bien avisés de les discriminer en les traitant différemment du reste des citoyens ? Et insinuez-vous par là qu’ils possèderaient potentiellement un haut degré de dangerosité ?

C’est d’ailleurs ce que vous sous-entendiez déjà en octobre 2011, lorsque vous évoquiez pièce de Castellucci, (Sur le concept du visage du fils de Dieu) : « Notre époque est passée championne dans l’art de défigurer les icônes du christianisme. Mais c’est dans sa vocation d’endurer cela intelligemment ». A quoi vous ajoutiez « je crois qu’il convient de dépasser le grief de blasphème adressé à la pièce. Selon moi, elle illustre à merveille un des caractères structurels de l’art contemporain, qui est beaucoup plus ambivalent que platement christianophobe. (…) Notre époque, surtout depuis quelques décennies, est passée championne dans l’art de défigurer les icônes majeures du christianisme. Mais c’est dans la vocation du christianisme d’endurer cela intelligemment ».

Vous estimiez « incontestable » à l’époque que le christianisme était la religion la moins bien traitée : « il a droit, pour ainsi dire, à un traitement de faveur. Imaginez qu’à la place du visage du Christ, comme décor d’une pièce de théâtre, figure celui de Moïse, de Mohammed ou de Bouddha. Ce serait un tollé immédiat. De toutes les religions, le christianisme est, sans conteste, la plus agressée ». Oui, tout comme les Femen s’en prennent bien plus souvent et avec beaucoup plus de virulence aux chrétiens qu’aux autres croyants. Par ailleurs, il n’y a pas que dans l’art ou la caricature que la chrétienté est la plus agressée, les lieux les plus profanés sont, et de très loin, les lieux chrétiens. La communauté religieuse la plus agressée au monde est la communauté chrétienne, en Egypte, au Nigéria, au Pakistan, en Irak, etc. Or aucun chrétien ne met à feu et à sang des villages entiers, ne tire à la kalachnikov sur qui que ce soit, n’appelle à la vengeance meurtrière, ne brandit de drapeau guerrier du djihad… même si certains musulmans considèrent que trois bouts de lardons jetés sur une porte de mosquée équivaut en gravité à des attentats mortels.

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Vous prétendez vous opposer « à toute forme de police des images et de la pensée » mais vous posez vous-même en premier censeur et réclamez d’un pays de libertés qu’il soit un peu moins libre et s’autocensure pour mieux ressembler aux pays totalitaires, tout comme Christophe Barbier réclamait la censure d’internet pour faire comme en Chine.

Vous réclamez « une autocensure amicale » pour mieux vivre ensemble avec les autres, mais de quels autres parlons-nous ? De ceux qui suivent un livre appelant à notre mort, à la vôtre ? Souhaitez-vous vraiment vivre dans un pays qui légitimerait la censure ? Cela n’est pas français, cela n’est même pas humain.

Pour justifier cette terrifiante doléance vous évoquez les caricatures comme étant la source de la « provocation ». Non, Monsieur. J’aimerais vous rappeler un fait prouvant que l’origine de la violence des obscurantistes n’est pas réellement liée aux caricatures qui ne sont qu’un prétexte. En effet, en 2010, à Srinagar, de violentes émeutes ont éclaté en raison d’un slip sur lequel était représenté un monument italien qu’un Indien musulman a pris pour un lieu saint de l’islam. Estimez-vous que représenter un monument sur un slip relevait de la provocation ?

Et le porc, provoque t-il les musulmans ? Dans ce cas interdisons le porc dans toute l’Europe pour ne pas les provoquer !

Les femmes non voilées sont considérées comme des « putes » par les musulmans ? Voilons toutes les femmes d’Europe pour ne pas les provoquer !

Nous provoquons les pauvres musulmans en mangeant durant leur ramadan ? Cessons de manger en journée pendant un mois dans toute l’Europe pour ne pas les provoquer !

Alors, Monsieur Boespflug, vous qui nous proposez lâchement que nous mettions collégialement de l’eau dans notre vin, moi je vous suggère de vous mettre individuellement de la vaseline là où vous savez. Et un gros pot !

Pour conclure, puisque pour les musulmans Allah serait le plus grand et serait responsable de tout ce qui arrive sur cette pauvre terre, y compris de la parution de caricatures sur Mahomet, les musulmans mécontents n’ont qu’à se tourner vers Allah pour leurs réclamations.

Caroline Alamachère

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