Qu’attend Darmanin pour casser les casseurs ?


Même Yves Calvi, la voix de son maître, veut casser les casseurs !

Pendant ce temps, Darmanin, au mépris de sa mission régalienne de maintien de l’ordre, entretient le chaos de samedi en samedi, et se contente d’observer une fois de plus que « les casseurs cassent la République ».

En soutenant, du bout des lèvres et bras croisés, le courage des policiers et gendarmes, « une nouvelle fois très violemment pris à partie », par cette guérilla urbaine qui ne leur laisse que leur honneur comme arme de riposte face aux Black Blocs, antifas, anarchistes de la gauche et de l’ultra-gauche.


Au moment où Macron, brut de décoffrage, pour complaire à l’auditoire du média internet, vient de se soumettre à la sémantique irresponsable de « violences policières » et de « discriminations au faciès », en annonçant, de plus, la création d’une plateforme qui ne sera que le défouloir de la haine de la police !

Et pour tenter d’éluder ou d’évacuer sa forfaiture, Macron annonce un « Beauvau de la sécurité » !

Qui, soit dit en passant, a fait sombrer Ségolène Royal dans une « veauvitude » que personne ne prendra pour de la « bravitude » mais sûrement pour de la « déconitude ».

Alors que tout, dans les textes, permet aujourd’hui de casser les casseurs.

Confirmation faite par l’info du vrai du 7 décembre où Yves Calvi recevait 3 personnalités qui ont parlé sans langue de bois, pendant 42 minutes édifiantes, à voir ou à revoir :
https://www.canalplus.com/actualites/l-info-du-vrai-l-actu/h/8941519_50001


Ou par ce court extrait qui donne le ton :

Avec les invités, habitués des plateaux télé, le magistrat Charles Prats, bien connu depuis ses révélations sur la fraude sociale, le commissaire de police David Le Bars et le politologue Dominique Reynié, autour de Calvi qui lance le débat par une question que La Palice n’aurait pas mieux énoncée :
« la violence, tant qu’on l’arrête pas, j’ai envie de dire ça ne fait que monter, non ? »

En réponse et sans détour le commissaire Le Bars souligne la problématique :
« la question c’est l’acceptation du risque, l’usage de la force, ça peut provoquer des dégâts. On sait comment procéder, la question c’est le choix politique ».

Où l’on sent planer la jurisprudence Malek Oussekine.

Puis le magistrat Charles Prats balise le terrain juridique :
« on a l’arsenal juridique, qu’on peut utiliser dès ce soir, sur les situations qui sont au sens du Code pénal des actions terrorristes, la législation existe, il faut la volonté politique ».

Ainsi sont qualifiées d’actes de terrorisme en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, les infractions intentionnelles d’atteintes volontaires à la vie, d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne, de vols, d’extorsions, destructions, dégradations et détériorations…
Où le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006149845/2020-12-10/

Puis le politologue Reynié livre son analyse dans ce contexte où ceux qui subissent sont excédés :
« Oui, on peut casser les casseurs et le pays le veut. Les policiers n’ont pas peur des manifestants, ils ont peur de leur faire mal. Les policiers peuvent agir, la justice peut donc punir puisque les textes existent et le pays le veut, car on ne peut pas continuer à ce régime-là ».

Mais en raison de l’inversion des valeurs, les policiers sont plus surveillés et filmés que les casseurs et délinquants, car les dégâts sont assimilés à des excès de répression policière alors qu’ils ne font qu’exercer leur devoir de maintien de l’ordre.

Car cette entreprise de déstabilisation politique vient de la nébuleuse de l’extrême gauche qui cherche tous les éléments exploitables afin de couper la population de sa police.

En conséquence, si on ne veut pas se plaindre tous les samedis du chaos, il suffit que Darmanin donne les ordres à la police qui saura faire. Et il faut commencer à faire des exemples forts en amont ou sur le terrain.

Alors l’alternative est simple :
– soit on agit dans le cadre de la loi antiterroriste et on arrête casseurs et activistes, à titre préventif,
– soit on va au contact et il y aura des blessés et des morts.

D’autant que les services de renseignements connaissent les casseurs, dont certains sont fichés S, et font l’apologie de l’anarchie sur les réseaux sociaux, parfois même à visage découvert.

Cette guerre idéologique de l’image, gagnée par les casseurs qui font reculer les forces de l’ordre, devient intolérable.
Elle n’est plus comprise par la population qui considère que l’État est dur avec les gens ordinaires et faible avec les casseurs qui transgressent toutes les règles et n’encourent jamais de sanction.

Si donc Darmanin n’est pas capable de mettre préventivement à l’ombre ou hors d’état de nuire quelques centaines de Black Blocs qui veulent tuer du flic, alors qu’il prétend avoir déjoué plusieurs dizaines d’attentats islamiques depuis le début de l’année, il ne lui reste plus d’autre solution que de donner l’ordre de casser les casseurs, comme on bute les terroristes d’Allah.

Car face aux terroristes de l’anarchie urbaine qui cherchent à « tuer du flic » avec des bombes, des mortiers, des cocktails Molotov, des marteaux ou des pavés, le temps n’est-il pas venu pour Darmanin de donner instructions aux forces de l’ordre de faire usage de violence légitime, quand bien même elle serait létale ?

Macron ne lui aurait-il pas ordonné de « régler le problème par tous les moyens » selon Le Canard enchaîné du mercredi 9 décembre ?

Car les forces de l’ordre sont agressées, blessées et usées par l’exposition aux invectives, outrages et violences.
Car les commerçants sont ruinés par ces destructions et casses répétitives.
Car la population est exaspérée et n’en peut plus de cette terreur.
Parce que la Nation l’exige.

Alain Lussay

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