Que BHL lise le Coran, au lieu de traquer stupidement l’antisémitisme imaginaire de Marine Le Pen !

Bernard-Henri Lévy lutte avec une telle énergie contre le fascisme, le nazisme, le stalinisme et l’antisémitisme, qu’il n’a pas hésité à s’en prendre, une fois encore, à Marine Le Pen, dont il pense qu’elle est, à elle seule,  la réincarnation de toutes ces idéologies. Ainsi, le 5 juin dernier, il lui a reproché de «faire systématiquement huer, dans ses meetings, des noms à consonance juive» (1). A ses yeux, donc, l’antisémitisme grandissant a pour cause la politique de Marine le Pen. C’est simple, non ?

C’est tellement simple que cela m’étonne de la part d’un intellectuel qui se veut lucide sur tout ce qui touche à l’actualité. Or, l’actualité est retorse : elle n’entre pas nécessairement dans ce qu’on voudrait qu’elle fût. Autrement dit – et n’en déplaise à Bernard-Henri Lévy – si l’antisémitisme grandit sur notre sol, c’est ailleurs qu’il faut en chercher la cause : les horreurs perpétrées par Mohamed Merah ne viennent pas de Marine le Pen !

A force de vouloir faire de Marine le Pen le baudet de la fable (2), on en arrive à ne plus voir ce qui, pourtant, saute aux yeux : la France compte aujourd’hui un nombre toujours plus élevé de personnes à qui on inculque l’antisémitisme comme un des devoirs fondamentaux dictés  par Dieu. Il y a un texte pour cela : c’est le Coran ! Je conseille à Bernard-Henri Lévy de le relire, et notamment de se plonger dans les sourates anti-juives : il constatera par lui-même l’étendue du désastre à venir, car c’est bien de cela qu’il s’agit. En outre, cette sainte lecture lui permettra d’éviter les travers journalistiques qui ont fait dire au Canard enchaîné (3) – et à d’autres ! – que le tueur de Toulouse sentait le nazi.

Voir le nazisme partout, c’est aller de l’avant en regardant en arrière. Si l’on regarde devant soi, c’est l’islamisme qu’il faut combattre. Or, signer le Manifeste des douze (4) ne suffit plus ! Ce qu’il faut, c’est un discours clair sur la nature de l’islam radical, c’est-à-dire de ce que le Coran peut véhiculer de radical, et non une énième charge contre Marine le Pen, dont le résultat ne peut être que contre-productif, ce qui serait justice !

Mais il est vrai que la haine aveugle au point d’autoriser les pires supputations, comme aveugle l’intérêt collégial par lequel Bernard-Henri Lévy a défendu Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire que l’on sait.

Après tout, qui se ressemble s’assemble !

Maurice Vidal

(1) Bernard-Henri Lévy a écrit ces propos sur le site internet du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), suite à l’agression  du samedi 2 juin, à Villeurbanne, qui a pris pour cible trois jeunes, dont deux portaient la kippa.

Notons toutefois que Bernard-Henry Lévy n’a pas cru devoir citer, pour appuyer ses dires, un seul de ces fameux noms.

(2) Les animaux malades de la peste (Jean de La Fontaine).

(3) 21 mars 2012.

(4) Lancé par Charlie Hebdo le 1er mars 2006, le Manifeste des douze définit l’islamisme comme un totalitarisme religieux mettant en danger la démocratie, au même titre que le fascisme, le nazisme et le stalinisme (cf. La colère d’un Français, p. 154).

 

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