Que Bruno Roger-Petit prenne l’exemple d’Alain Mimoun !

Publié le 22 décembre 2014 - par - 2 268 vues
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collabos2Lors du congrès socialiste du 17 mai 2003, à Dijon, Laurent Fabius avait déclaré : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas faisant vivre pleinement les valeurs de la République » (1). 

Comme si cette énormité ne suffisait point, Bruno Roger-Petit, journaliste français de télévision, de presse et de radio, vient d’affirmer (2) : « Oui, il y aura un jour, avant la fin de ce siècle, un président de la République française dont le prénom sera Mohammed, ou Ahmed, ou Norredine. C’est une perspective formidable, parce qu’au regard de l’histoire, et contrairement à ce que raconte la fable zemmourienne, ce sera authentiquement français » !

On peut donc être une haute personnalité politique, comme Laurent Fabius, ou un diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, comme Bruno Roger-Petit, et ne pas savoir ce que l’on dit, sauf à faire la course à celui qui dira la plus grosse ânerie du moment !

Qu’il y ait avant la fin de ce siècle « un président de la République française dont le prénom sera Mohammed, ou Ahmed, ou Norredine » est possible, vu la politique suicidaire de nos dirigeants, notamment depuis l’instauration du « regroupement familial ».

Mais que cette république soit « authentiquement française » est une absurdité, car la France a ses prénoms, et toute personne d’origine étrangère qui se veut authentiquement française ne peut qu’adopter un de ces prénoms, comme l’a montré le grand champion français que fut Alain Mimoun.

Alain Mimoun, c’est cet Algérien né Ali Mimoun Ould Kacha, qui a volontairement changé de prénom par respect pour la France. Devenu français, il a devancé l’appel sous les drapeaux, a connu l’épreuve du feu face à l’armée de Rommel, a failli perdre un pied lors de la bataille du Monte Cassino,  et a débarqué en Provence.

Mimoun, c’est aussi ce garçon de café qui a vécu quatorze ans dans un deux-pièces parisien, et qui disait avoir « deux nationalités : française et corrézienne ».

Les « Mohammed, Ahmed ou Norredine » dont parle Bruno Roger-Petit diraient-ils cela ?

Mimoun savait aimer la France parce que la France savait s’aimer et se faire aimer. La loi, c’était la loi ! Le chef de l’Etat, ce n’était pas Léonarda ! La repentance n’existait pas ! Le « politiquement correct » n’avait même pas de réalité terminologique, et l’intégration avait pour nom « assimilation » !

Ali Mimoun Ould Kacha, né musulman, dans l’Oranais, et mort catholique,  dans le Val-de-Marne (3), déclarait, au soir de sa vie : « Je savais depuis longtemps que mon pays était de l’autre côté de la mer. Mes ancêtres étaient des Gaulois. La France était déjà dans ma peau et dans mes veines. Par conséquent, qu’on ne me parle pas de ces conneries d’intégration ! ».

Maurice Vidal

(1) Cf. La colère d’un Français, p. 165.

(2) 16-12-2014.

(3)  Alain Mimoun (1921 –  2013).

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