Que Dieu préserve le Maroc de l'action de nos "anti-racistes" !

J’étais au début du mois dans une ville moyenne située au fond d’une vallée entre des montagnes dans ce qui convient d’appeler le Maroc profond, où les touristes se font rares. J’étais accueilli dans une famille traditionnelle du peuple, dans laquelle une seule personne parlait français, une jeune femme d’une trentaine d’années et qui était donc ma correspondante .
Nous avons décidé de passer une journée dans un établissement de loisirs en plein air à plusieurs kilomètres de la ville, c’est à dire toutes les femmes et les enfants de la famille (les hommes étant au travail). Je me trouvais donc partir dans cet établissement avec des enfants, 2 adolescentes en maillots de bain 2 pièces comme chez nous, et des femmes jeunes, d’autres plus âgées qui portaient le voile autour du visage, mais un voile léger non provocant; seule ma correspondante était tète nue sans problème dans sa famille
Je constatais que dans cet établissement de loisirs centré uniquement autour d’une piscine en plein air, le même spectacle s’offrait à mes yeux. Quelques jeunes adolescents en boxer, mais beaucoup d’adolescentes en maillots de bain 2 pièces, et de nombreuses jeunes femmes plus âgées aussi en maillot de bain 2 pièces qui montraient à tous leurs formes généreuses et qui se baignaient, côtoyant souvent dans une même famille installée tout autour de la piscine, des femmes du même âge et d’autres plus âgées qui étaient, elles, habillées avec des voiles plus ou moins prononcés autour du visage et qui ne se baignaient pas.
Je me faisais la réflexion que se côtoyaient dans les même familles des adeptes d’un voile, certes peu ostensible, et des femmes et des filles qui osaient montrer leurs formes sans gêne et sans réprobation  d’aucune sorte. J’étais tout à mes réflexions, quand je vis arriver d’une allure martiale et décidée, accompagnée de  deux très jeunes mouflets, une femme harnachée en burkini qui ne laissait voir qu’à peine le devant du visage. Bien sûr mon regard se porta aussitôt sur elle.
Et c’est donc d’un air décidée et sûre d’elle-même qu’elle s’approcha de la piscine et s’apprêta à entrer dans l’eau. Elle n’y resta même pas.3 secondes, quand un vigoureux coup de sifflet du maître-nageur retentit et qui en s’approchant lui fit signe de sortir avec une courte et vigoureuse remarque. Je me fis traduire aussitôt cette remarque par ma correspondante : en clair et en résumé, il lui dit que la piscine était réservée aux personnes en maillot de bain, et que les femmes qui ne voulaient pas se mettre en maillot de bain devaient rester sur les bords. Et tout ceci, semble-t-il, avec l’accord de tous les présents!
Ah, me disai-je, quel dommage que ça ne se passe pas en France où elle aurait pu avoir le soutien inconditionnel et indigné du MRAP , de SOS-Racisme, et de la Ligue des Droits de l’Homme qui auraient crié alors à la discrimination! Mais voilà, cette société marocaine profonde, certes encore sous influence traditionnelle musulmane, acceptait une transition naturelle pour l’émancipation de ses membres qui le désiraient, de la même manière que la socièté que j’ai connue du temps de mes parents et grands-parents quand ils s’émancipèrent petit à petit de l’emprise des curés et autres donneurs de leçons.
Que Dieu continue de préserver la société marocaine de l’action néfaste et polluante de notre MRAP, de notre SOS-Racisme, et de notre LDH!!!
Jean Laforestie

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