Que fait la CGT et que font les politiques et les intellectuels ?

Il n’y a pas si longtemps, il suffisait qu’un agent de la SNCF éternue ou qu’ait lieu un sujet social du même genre, pour que la centrale syndicale jette ses troupes dans les rues. Les manifestants, le mégaphone visé aux lèvres, invectivaient le patronat honni et conspuait le gouvernement, même si celui-ci était de gauche ou prétendument l’être.
Il arrivait que la France soit paralysée durant de longues semaines et le peuple pris en otage, pour un motif dont l’urgence échappait au plus grand nombre.
Il arrivait aussi que le sujet fût sérieux et grave.

Élisabeth Borne, ministre du Travail, lancée sur le terrain par le Premier ministre avec la mission de convaincre les employés d’accepter la vaccination, mais surtout, qu’ils adoptent le pass sanitaire.
Elle a donc décidé :
« Si ces travailleurs refusent le pass sanitaire, la suspension du contrat de travail sera donc la norme. Si le salarié, qu’il soit en CDI ou en CDD ou en intérim, ne se conforme pas à l’obligation de produire un passe sanitaire à compter du 30 août, un entretien est prévu avec son employeur pour trouver une solution. Ce n’est que si aucune solution n’est possible, qu’il pourra y avoir une suspension du contrat de travail ».

La suspension du contrat entraîne de fait la suspension du salaire. Comme si ce n’était pas suffisant, la ministre annonce qu’il sera impossible d’obtenir les allocations chômage pour la perte du travail.
« Ce n’est pas une rupture du contrat, précise Élisabeth Borne, donc (l’employé), n’aura pas droit aux allocations chômage. »
Quand j’ai lu l’information, je me suis dit : la CGT est dans la rue demain matin. J’ai attendu, et il ne s’est rien passé. Silence total.

Le silence de la centrale syndicale m’a fait prendre conscience du silence des responsables politiques et des intellectuels.
Avez-vous observé combien ces gens, d’habitude si rapides à réagir dès qu’une mouche s’écrase sur le capot d’une voiture, sont muets ? On ne les entend pas. On ne lit pas non plus la moindre prose échappée de leur ordinateur dans les journaux. Pourtant les sujets à l’indignation ne manquent pas où la colère germanopratine pourrait s’exprimer sur les plateaux de télévision ou dans les studios de radio. Ils sont en vacances et n’entendent pas intervenir. Ni l’assassinat d’un prêtre ni la déclaration d’Élisabeth Borne ne les mobilisent pas.

Nous n’entendons plus Valérie Pécresse. Elle affûte en secret les grandes décisions politiques qui seront les points forts du programme de gouvernance qu’elle annoncera pour la présidentielle à la rentrée de septembre. Son entourage ne cesse pas de lui rappeler que les propositions qu’elle aligne avec application à la manière d’une écolière studieuse ont déjà figuré dans des programmes antérieurs. Elle ne veut rien entendre et répète qu’elle veut le bonheur des Français. Et qu’elle sera la première femme présidente de la République.
Xavier Bertrand a des excuses. Il vient de découvrir un dictionnaire. Il n’en avait jamais rencontré jusqu’à ce jour. Il le consulte avec avidité. De découvrir qu’il y a autant de mots à sa disposition ne cesse pas de l’éblouir.

De temps à autre nous pouvons encore entendre une sorte de croassement. Il s’agit d’un vieux crapaud d’une espèce en voie de disparition qui a élu domicile sur une pierre mouillée. Il s’agit du Mélenchon Sapien. Entre deux siestes, il croasse, et se rendort.

La formation politique Les Républicains a fait passer une annonce dans le journal de référence Le Monde à la rubrique Gens de confiance : « Cherche urgent un représentant politique. Bonne présentation, sachant parler pour ne rien dire. Contrat à durée déterminée : élection présidentielle. Juste quelques mois de travail. »
Le siège du parti socialiste a élu domicile dans une chambre de bonne. L’argent manque. Le Secrétaire général refuse de s’y rendre à cause de l’odeur des w.-c. qui se trouvent sur le palier.

Les intellectuels ne sont pas à Paris. Certains ont rejoint leur Riad au Maroc. D’autres sont dans leur chalet à la montagne, d’autres encore à Saint-Tropez. Ce sont les vacances. Ils attendent la rentrée de septembre. Ils savent qu’ils écriront des appels pathétiques sur la situation de la France qui se détériore. Nous aurons à nouveau le bonheur de les entendre sur les plateaux de télévision et dans les studios des stations de radio. Bref, la vie publique reprendra avec de belles envolées humanistes.

Le Secrétaire de la CGT passe ses vacances dans l’appartement de fonction. Un bel endroit de 300 mètres carrés. Il a sa disposition un maître d’hôtel, une cuisinière, un secrétaire, une voiture de fonction avec chauffeur naturellement et deux gardes du corps.

Il est tranquille, c’est l’été. À 12 h 09, le maître d’hôtel lui sert un pastis bien serré. Le secrétaire général le boit à petites goulées. S’il boit trop vite, il s’est aperçu que ça lui provoque des remontées d’acide. Et elles le font tousser.
Après le déjeuner il fait la sieste. Parfois, il jette un coup d’œil au journal L’humanité que son secrétaire lui apporte. Il ne le lit pas. Parce qu’il ne comprend rien au texte qui défile sous ses yeux. On lui parle de l’annonce du ministre du Travail. « Je la connais, c’est une farceuse, » a-t-il répondu.  Et il a ri.
À une autre époque, l’annonce d’Élisabeth Borne aurait noirci de manifestants les villes de France. Toucher sans vergogne au Code du travail ! Le fouler ainsi au pied s’eut été considéré comme un crime contre les travailleurs, du fascisme à l’état pur. On ne met pas à terre comme ça les acquis sociaux obtenus par des luttes incessantes et durant des années. Le Secrétaire général de la centrale aurait évoqué les combats des ouvriers de la Régie Renault en 1947.

Le pouvoir politique aurait dit que la ministre du Travail s’était trompée, que sa langue avait fourché. Elle se serait excusée et aurait juré qu’elle ne recommencerait plus.
Le Secrétaire général aurait fêté le recul du gouvernement avec l’exécutif de la centrale. Et avec fierté, il aurait ajouté cette victoire à la liste déjà longue remportée par le prolétariat.

Le Secrétaire général boit un autre pastis à 19 h 28. Trop tard, ça l’empêche de dormir. Il attend sans impatience la fin des vacances tout en apprenant par cœur les déclarations que l’on a écrites pour lui. Il sait qu’il devra les prononcer à l’occasion de manifestations diverses. Il s’en fiche de ne pas tout comprendre, parce qu’il sait que personne ne l’écoute.

Sauf de vieux militants qui vivent chichement dans un des appartements situés Porte de Bagnolet proche de Paris ; propriété de la Centrale. Elle les avait fait construire dans les années 1970 avec des prêts de l’État à 0%, obtenus grâce à la garantie des adhésions des militants.

Raphaël Delpard

 

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17 Commentaires

  1. Souvenez qua pendant la guerre d’AGERIE les COMMUNISTES des SOCIALISTES DES ECRIVAINS des CHANTEURS QUETTAIENTpourLE FLN (LES PORTEURS DE VALISES) 81ans anciens combattants AFN la HONTE DE CES TRAITES

  2. Regardez moi ce con de martinez encore un immigré qui emmerde les francais.

  3. Bien vu…les temps ont changé…les milléniums sont arrivés et les boumers sont désorientés. La rue reste fragile. Mais tout peut arriver..les heures sombres de notre histoire c est quand même maintenant.

    .

  4. c’est marrant , avant quand la CGT ou F.O faisaient une manifestation réunissant péniblement 50 à 70 000 personnes dans la rue , c’était pour les merdias une GRANDE manifestation populaire !!!

    samedi 240 000 manifestants (selon la police) et c’est une MINORITÉ qui manifeste ! une minorité qui refuse la démocratie de macron …

    35% des non vaccinés qui soutiennent le mouvement anti pass c’est une INFIME MINORITÉ ! quel mot vont ils employés pour 2 ou 5% ?

    par contre 0,03% des malades qui décèdent du covid c’est une hécatombe, une catastrophe, un tsunami !

  5. Que fait la CGT ? Elle vérifie que les pots-de…heu, subventions, soient conformes en ces temps de disette.
    Et pis c’est les vacances, leurs châteaux doivent afficher complet.

  6. D’après ce que j’ai compris, un salarié qui n’aurait pas son passe sanitaire, pourrait continuer à venir travailler, mais en tant que bénévole. D’autre part il n’aurait droit à aucune allocations chômage. Enfin si j’ai bien compris, parce qu’avec ces technocrates.
    Ils nous emmêlent les pinceaux.
    Venir travailler gratuitement, c’est interdit par la loi.
    Ils cassent le code du travail. On entend très peu les syndicats, car ils sont maintenant devenus des fonctionnaires.
    Il n’y a plus d’adhérents. C’est l’Etat qui les paye. Donc il est difficile de mordre la main qui vous nourrit. Je n’irai pas jusqu’à dire, qu’ils font de la figuration, mais presque.

  7. Les syndicats dans la rue, c’était au temps où les salariés étaient syndiqués et payaient les cotisations pour les engraisser mais depuis que les mêmes salariés ont compris que les syndicats n’étaient que des parasites nuisibles qui ne pensent qu’à leur confort, il ne sont plus syndiqués. Dès lors c’est Macroneron qui les engraisse avec l’argent du contribuable, on comprends donc pourquoi il n’y a plus de son ni d’image.

  8. Le juif homo Yann brossât est un agent d’Israël un traitre qui prend et donne les directives du PCF et fo cgt etc…Martinez est un gros niais bientôt à la retraite il n’a aucun intérêt à jouer au rebel étant donné qu’il a trahis toute sa vie le peuple de France

  9. Ces putains de franc mac ont tout noyaute : tous les politiques en sont. Avec leur kakistocratie et leur 200 mille membres pr garantir la prevalence de leurs idees de merde : avortement de masse ( jq 9e mois pr detress psychologik…), immigration de masse remplacement de population, gpa pma, mariage omo, genrisme et omosexualisme, guerre des sexes, euta nazie, destruction de l eglise et de la famille, chasse aux hommes et a la braguette, etc. Dieu sait quoi d autre demain avec des lois plus scelerates les 1 que les autres. Ils ont tout anticipe, c est 1 guerre contre les peuples, et a moins de 10 ou 15 millions de gens ds la rue pr les deborder, leurs 300mille nervis armes pourront a 1 c 100 museler les oppositions. comme l exp (triste) des camps de la mort le demontre…fuyons.

  10. La SNCF est un gouffre financier et de plus les lignes secondaires qui devaient irriguer le TGV ont été supprimées les unes apres les autres ….toutes les bretelles qui desservaient le litoral ont disparu et vous vous trouvez dans des bus bloqués dans les embouteillages avant d’arriver sur la cote . De plus des dessertes qui ne viennent pas quais a quais des TGV et qui obligent (comme a Nantes a descendre dans le souterrain avec valises et sacs pour prendre la correspondance 2h apres) Nous ne parleront pas du transport du fret par le rail qui a completement disparu tant son organisation etait obsolete . Puisque nous parlons de Nantes ; il n’est pas venu a l’idée des ingénieurs de mettre un arret ferroviaire a l’aéroport et une navette pour rejoindre la gare (ligne de Pornic)

  11. Tous ensemble, tous ensemble et bien planqués:

    Les grandissimes amoureux de la France et des libertés : Zemmour, Collard, Goldnadel, Marine et Marion le Pen, Onfray, les époux Ménard, les frères de Villiers, les deux Martinez – le général et le syndicaliste – n’ont toujours pas annoncé leur participation aux rassemblements contre le pass dit sanitaire.

    Mention spéciale pour le patron nanti des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui est un aoûtien pur et dur. Il répète chaque été refuser de travailler au mois d’août, même gratuitement.

    Et il le prouve.

    Nous aurons donc un souvenir ému lors des élections de 2022, et avant, pour cette palanquée de véreux complices de la dictature Macron.

  12. La Bataille du Rail est devenue la bataille du bracelet bleu et Martinez ne trouve rien à redire.

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