Que Jean-Luc Mélenchon n’ait pas de circonscription réservée est intolérable ! Honte au PS et au PC !

Publié le 11 mai 2012 - par - 1 567 vues
Share

Je n’ai cessé de proclamer, lors de cette campagne, mon admiration pour Jean-Luc Mélenchon, qui a porté à bout de bras, par son seul talent, Front de gauche, qu’il a su amener à 11 %. Faut-il rappeler aux communistes que Marie-George Buffet, en 2007, était descendue sous les 2 %, et que le traître Robert Hue, qui a fait campagne pour Hollande, et sera sans doute ministre, n’avait pas dépassé les 3,5 % en 2002.

Certes, l’entourage de Jean-Luc a pu être assez candide pour croire certains sondages, qui le donnaient à 17 %, à cinq jours du premier tour, devant Marine Le Pen. Je comprends la déception qui s’est emparée de nombre des nôtres, au soir du premier tour, moi qui rêvais que Front de gauche soit devant le faux socialiste Hollande. Je l’avoue, homme de gauche, la victoire de Hollande me rend malade, et je n’ai pas voté pour lui au deuxième tour. Comme tous les socialistes, il fera le contraire de ce qu’il a dit, mais comme il n’a pas dit grand chose, cela ne se verra pas trop !

Mais ce qui m’a rendu malade est que les conseillers de Méluche aient pu lui dire, dès 20 heures, de se désister sans condition ! Comment Jean-Luc a-t-il pu donner ses 11 % à Hollande sans ménager ses arrières, c’est de l’amateurisme ! Ce qui me rend encore plus furieux, après une telle campagne, c’est que Jean-Luc Mélenchon, suite à cette erreur de débutant, soit à présent obligé de s’humilier pour trouver une circonscription. Quelle honte ! Les socialistes, et Hollande en particulier, veulent lui faire payer quelques audaces verbales, comme Hollandréou ou le capitaine de pédalo. Alors que les énarques de Solférino vont donner des dizaines de circonscriptions aux bobos mondialistes Verts, qui ne pèsent pourtant que 2 %, le président de Parti de gauche en est réduit à envisager d’aller ferrailler contre Marine Le Pen, à Henin-Beaumont, pour continuer d’exister, même s’il est évident qu’il va à l’abattoir dans le bastion de la présidente du Front national. C’est honteux. Jean-Luc a annoncé qu’il ne voulait pas devenir ministre, mais il doit être député, pour pouvoir faire entendre au Parlement la voix du peuple, comme il l’a fait tout au long de la campagne. Marine Le Pen a tapé juste, en le qualifiant de SCF, « Sans circonscription fixe », mais le scandale est là !

Les communistes ont tous leurs circonscriptions réservées, les Verts aussi, les caciques du PS style Jack Lang également, mais pour Mélenchon, rien, Hollande veut l’humilier, et les communistes, qui ne pensent qu’à manger dans la main du PS pour sauver leur appareil, laissent faire. Je suis écoeuré.

Joël Locin  

 

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.