Quel programme pour la Fronde qui vient?

Publié le 1 septembre 2018 - par - 6 commentaires - 1 197 vues
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Les néo-communistes (néo-com) se proposent bien sûr, sans honte, malgré leurs échecs retentissants ou la régression vers des tyrannies mercantiles éliminant les acquis démocratiques (Chine) et comme s’ils avaient été d’ailleurs toujours à l’initiative du « progrès social » ; ils ne sont pour rien, par exemple, dans la naissance de la  Sécurité sociale, sans parler de l’existence syndicale qu’un Robert Owen, philanthrope, chef d’entreprise, impulsa.

Leur mantra actuel sur l’évasion fiscale, source de tous les maux, cache mal les énormes déficits publics dont ils sont les hérauts, ces derniers servant bien moins à une réelle « défense du Service public » qu’à justifier leur parasitage de fait, y compris en faveur d’un patronat mercantile, affairiste vivant sur le dos du marché public et des subventions.

L’un des leaders néo-com, celui de la CGT, cherche même actuellement à donner le la en caricaturant à l’extrême son dernier entretien avec le Premier ministre afin de se positionner comme l’intransigeant, le pur de « la » cause ; et avec cet éternel étalon de mesure, il ira étiqueter de « néo-libérale » toute volonté qui différerait de son diagnostic, alors que ce qu’il propose, ainsi que ses amis F.I, viendrait à nous faire basculer peu à peu vers le made in Venezuela version back to USSR ou comment appauvrir encore plus les classes moyennes (en cassant l’initiative non étatique par encore plus de taxes, en faisant marcher à fond la planche à billets), le tout au profit des nouveaux apparatchiks aux dents longues (les vrais riches s’étant enfuis depuis longtemps ou intouchables tant ils sont protégés par la technostructure) ; l’exemple foireux de l’organe Le Média en est la scène française loufoque à l’état pur, tandis que, sous leur joug, les plus pauvres continue(raie)nt à être tenus en laisse avec les cartes d’assistance se transformant, par la suite, en cartes de rationnement de fait puisque l’hyper-inflation et l’effondrement aidant engendreront les restrictions « citoyennes ».

Avec les néo-com à la manœuvre, le danger est donc grand de voir cette fronde qui vient s’effilocher comme une grève de cheminots sans lendemain, hors les saccages de « sauvages » (toujours encensés au cinéma) condamnés officiellement et encensés officieusement.

Ce n’est cependant pas parce que la vindicte anti-riches se ravive au nom d’un anti-« néo-libéralisme », que même Alain Duhamel a remarqué conceptuellement (alors que la conjonction des puissants, financiers/pouvoir étatique, a toujours existé), qu’il faut sombrer vers ces solutions totalitaires qui choisissent toujours, à terme, un bouc émissaire facile (hier le juif capitaliste cosmopolite, aujourd’hui le néo-libéral sioniste, bref kif-kif bourricot), prétendant ainsi souder luttes politiques et luttes sociales, alors que ces soudeurs ne sont que des petits soudards idéologues, autant de soûlards ivres de mots ronflants et tout juste capables d’agiter le chiffon « rouge »… avant de rafler la mise à leur profit quand la bise vient après la brise des utopies brisées.

Ce qu’il leur reste de « progressiste » consiste alors à faire peur avec ces gros mots d’extrême droite et de conservateurs ; extrême gauche et macronistes se font une joie d’amalgamer néo-nazis, identitaires et patriotes, ne voyant par exemple que des suppôts d’Adolf parmi les protestataires allemands voulant venger l’assassinat d’un des leurs par des « déséquilibrés » (venant de l’islam, et non pas des adeptes de « Luther » en effet) alors que ces néo-nazis ne sont qu’une poignée à Chemnitz (mêlés à des hooligans) à adopter ces comportements de chasse aux migrants qui existaient d’ailleurs dans le Sud de la France à la fin du 19e siècle à l’encontre des journaliers italiens au moment des vendanges ; c’est de la xénophobie, pas du racisme, tout comme aux USA où quelques adeptes nazis s’approprient le drapeau des Confédérés, beau prétexte pour les antifas de tous pays de rugir alors qu’ils alimentent les tensions en répandant partout un climat d’intolérance lorsque l’on ne partage pas leurs idées (BDS compris).

Mais d’un autre côté, la fronde qui vient se doit de faire des propositions susceptibles de la constituer durablement. Les mesures danoises pour une intégration musclée, décriées par la bobosphère utopiste, sont, par exemple, une bonne base de travail pour en effet casser « vraiment » les ghettos.

En matière économique, si l’on veut voir surgir des Google, Amazon, Apple, Samsung, Sony, Facebook, il faut revoir la copie : le fait que les petites et moyennes entreprises soient surtaxées pour alimenter le plus gros des cotisations sociales fait que les plus grandes s’en sortent par l’optimisation, tandis que les petites, passé le stade « sympa » de la « start-up », végètent ou se vendent, s’empêchant de devenir des ETI (établissements de taille intermédiaire) de peur que les impôts de production (avant tout bénéfice) et les effets de seuil ne plombent leur activité.

Tant que la technocratie marxisante et pseudo-colbertiste fera de l’impôt une punition (par sa progressivité absurde) plutôt qu’un outil de solidarité comme l’impôt à taux unique (ou proportionnel), la collectivité nationale ne pourra pas engranger les moyens d’une réelle politique publique de type mixte au sens de négocier des partenariats avec le privé de telle sorte que les secteurs stratégiques, comme l’enseignement (recherche comprise), la santé, la protection sociale (retraites y compris), la défense et la police, puissent être revalorisés durablement.

C’est ce que certains attendaient du gouvernement Macron, mais celui-ci, incapable de trancher au sein de ses « en même temps », a plutôt emmêlé la pelote des réformes ci-dessus jusqu’à s’y empêtrer, tant il laisse la technostructure lui proposer des micro-réformes au rabais et au rabot (baisse des APL, réduction du nombre des fonctionnaires), alors que là n’est pas l’essentiel ; il s’agit plutôt de faire confiance aux citoyens, de réellement inventer une démocratie participative horizontale, ce qui va à l’encontre des intérêts de la technostructure, sauf que cela permettrait, par exemple, aux fonctionnaires désireux de jouer le coup d’avancer au mérite et non plus à l’ancienneté, d’aider à la propagation et à la réussite des autonomisations de gestion et d’initiative dans les régions et communes déjà entamées par d’innombrables associations (les « faiseux » d’Alexandre Jardin), le tout sous contrôle bienveillant de la Cour des comptes et du Sénat ; l’Assemblée nationale devant, elle, exclusivement s’occuper des affaires européennes et mondiales, ne perdant par exemple pas de temps à attendre une réforme de l’UE (gangrenée par la technostructure voyant les citoyens uniquement en consommateurs), alors qu’il faut s’activer plutôt à élaborer des accords bi/tri/nationaux comme le font les USA et l’UK (May danse peut-être mal, mais ses projets ambitieux d’investissements en Afrique ne sont pas des paroles en l’air).

On le voit, il y a de quoi faire pour de réels « faiseux », ce qui serait là l’étoffe de la Fronde à venir : les citoyens agiraient sur les trois niveaux « en même temps » constituant la cohésion sociale : la Démocratie (les libertés renforcées), la République (le bien commun modernisé et solidifié) et la Nation (les droits acquis et les devoirs réactualisés).

Mais qui, quelle(s) force(s) pour porter cette Fronde-là ?…

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
Fomalo

Pour les « faiseux » déjà, se regrouper aux européennes de 2019 et virer les européïstes mondialistes!!! Premier objectif. Ceci dit, je suis plutôt d’accord avec le fond de votre article, mais la « démocratie participative horizontale » existe déjà, vous savez : solidarité financière avec les proches, famille ou voisins démunis,témoignages aux commissariats, au tribunal, aide aux déménagements, aux pleins d’essence, cours de soutien pour examens, sans contrepartie. Vraie charité CHRETIENNE !

Camille Defrance

Et à RL,on fait quoi ? on attend le prochain attentat pour sortir dans la rue? on continue à écrire inlassablement les mêmes choses? pour ma part,personne ici ne m’a jamais contacté malgré mes appels sur des posts et des articles fédérateurs, y a t il des sections locales RL? on ferait mieux de faire prendre un peu l’air à nos idées! n’est on est pas entrain d’accéder à la « posture pantouflarde  » anti macronisme ?, qui finalement n’a pas de soucis à se faire de nos menaces de tigres de papier ?

patphil

tous ces syndicalistes et autres « insoumis » qui ont voté macron et s’agitent aujourd’hui parce qu’il fait ce qu’il disait!
ne pas s’abstenir aux prochaines élections pour ne pas avoir ces bobos au pouvoir!

pierre estrelka

Il faudra aussi (et avant tout ?) se débarrasser de la structure sclérosante mise en place à la « Libération » et des obédiences trotskistes qui sclérosent toutes les administrations.

Marnie

Parfait ! Une belle analyse de la situation de la France. Mais cela passera nécessairement par la sortie de l’UE pour faire place à une Europe des Nations ou tout simplement à une France qui se retrouve et fait la paix avec elle-même. La dernière phrase de cet article pose la vraie question QUI aura la force morale et mentale pour porter ce changement ?une seule personne ou un nouveau grand parti rassembleur ?

Yves ESSYLU

pour stopper la destruction de la France le programme ne pourra qu’être identitaire et libéral d’entreprise, c’est à dire l’inverse du macronisme anti-nations et internationaliste