Quelles perspectives politiques pour la France ?

Ri7Marine MarianneAprès les « municipales » et les « européennes » de 2014, les « départementales » de 2015 permettent d’établir un « rapport d’étape » sur la route du quinquennat hollando-socialiste dont la nocivité pour notre pays s’avère aujourd’hui mortelle…
S’il y a une première leçon à tirer de ces 3 processus électoraux, c’est que le parti dit « socialiste » au pouvoir est largement minoritaire dans l’électorat de notre pays, qu’il plafonne à 17/18 % de ce corps électoral, et donc que sa main mise sur les différents pouvoirs étatiques et territoriaux relève d’un déni de démocratie et d’une usurpation politique. Ce qui était (en apparence) vrai hier ne l’est plus (réellement) aujourd’hui.
La caste politicienne  « socialiste », prébendière, magouilleuse,  clientéliste et viscéralement « antidémocrate » a été désavouée, son action dans tous les domaines de la gestion du pays a été condamnée par les urnes mais n’attendons du pouvoir en place ni qu’il démissionne ni qu’il change de « politique » malgré les faits qui le condamnent: nous verrons pourquoi ci-après.
Les alliés traditionnels du parti « socialiste » ont été laminés, et n’existent encore que par les places électorales que celui-ci leur consent (c’est vrai surtout pour les « écolos », toujours aussi avides, et les « cocos », sorte de zombis anachroniques bavant devant leur os…) ou par les coups de gueule d’un Mélenchon, toujours prêt à empêcher les voix du « peuple travailleur » d’aller vers le seul parti qui le défend: celui de Marine Le Pen.
Face à la déconfiture électorale de l’un des partis du « bipartisme institutionnel » qui se partage le pouvoir depuis 40 ans, l’autre parti « dominant » bombe le torse, conforté par sa réussite due, à la fois, par une poussée de son électorat, un rassemblement « au centre », la nature du scrutin uninominal majoritaire à deux tours qui accentue la force des rassemblements entre les 2 tours, et l’utilisation ( sans le dire…) de la vieille ficelle du « front républicain » dont l’efficience n’est pas encore effacée. Cela ne change en rien les luttes de clans qui assaillent ce conglomérat de personnalités qui se haïssent, chacune utilisant les choix des urnes pour se placer en vue de la présidentielle: ces gens là ne pensent qu’en « écuries de courses » et se fichent totalement des intérêts de la France et de son peuple.
Le mouvement initié par Marine Le Pen depuis 5 ou 6 ans commence à prendre une forte consistance: les 25% des votants constatés aux « européennes » se sont retrouvés aux « départementales », scrutin particulièrement défavorable à qui n’a pas de sortants et n’a que peu d’implantation locale (les scores en hausse par rapport aux « municipales » obtenus par les maires FN candidats et les 3 cantons de Béziers gagnés par le « deal » Ménard-FN le montrent a contrario). Le résultat en voix et en pourcentage est bon, parfois très bon en différents endroits du territoire, a une dimension nationale… mais reste insuffisant dans le processus global qui doit conduire Marine Le Pen à la plus haute fonction.
Le plus important reste cependant ce que montre le scrutin départemental pour l’avenir politique de notre pays.
Au-delà de la crise d’hystérie qui a frappé le médiocre violoneux de Matignon, plus à l’aise dans l’éructation et l’opprobre que dans l’argumentation intelligente, plus seyant dans son costume d’apparatchik partisan  que dans celui de chef du gouvernement de la France, fort apte à violer la Constitution qui nous régit pour faire de la fonction d’homme d’Etat qu’il ne sait pas être une simple sinécure de VRP haineux du « parti socialiste », il faut s’intéresser à la portée de ce qui vient de se passer et que les mois à venir vont confirmer.
Il apparaît clairement qu’un magmas socialo-centriste-UMP ( le « fameux « UMPS » …) est en cours de constitution afin de confisquer les suffrages du Peuple de France en jouant sur l’inégalité portée par la forme des scrutins  en vigueur, l’isolement de ce qui pourrait être une vraie opposition, les notions obsolètes (dans le réel) mais toujours actives de « gauche » et de « droite », les réflexes pavloviens inscrits dans l’électorat français par 50 ans de pratiques figées…le tout porté par une caisse de résonance quotidienne agitée par l’ensemble des media (ou « merdia »), la totalité de la presse écrite (surtout celle de province et des magazines les plus vendus), les émissions « populaires » de la télévision. Sans parler des actions permanentes d’une foultitude d’associations nourries à l’argent public ou de la pression idéologique exercée par l’église vaticane ( à travers sa hiérarchie française) ou les syndicats traditionnels!
Il est clair que l’objectif des vrais dominants – les féodalités financières apatrides et leur prolongement européiste, mondialiste, atlantiste et immigrationniste- est d’assurer la permanence de leur domination sur la France et son espace politique. Et, dans le domaine politique, c’est aux forces politiciennes qu’elles manipulent qu’appartient cet objectif.
On assiste, réellement, à la concrétisation du magmas PS-Ecolos-Centre-UMP afin de maintenir au pouvoir ceux qui appliqueront sans ciller les directives de Bruxelles, les desideratas de Wall Street et de la City, les volontés de l’OTAN, filiale de la Maison Blanche, les injonctions de toutes les structures qui organisent la « globalisation » dont le traité Transatlantique (en cours de discussions secrètes) sera le point d’orgue de l’année à venir.
Ecarter (en le nourrissant éventuellement de « places juteuses ») le courant « de gauche » qui pourrait être « affaiblissant », isoler le courant des patriotes porté par Marine Le Pen, faire croire que la seule issue pour l’avenir reste la pseudo opposition PS-UMP constitue la trame du combat engagé.
C’est pour cela que l’on entendra, en permanence, les diatribes contre Marine Le Pen venant, aussi bien, du camp des « hollandistes » que de celui des » sarkozystes » (ou Juppéistes ») , que l’on agitera la pseudo différence entre « gauche parlementaire » et « droite parlementaire » afin de figer l’électorat sur un schéma dépassé et inopérant, que l’on cultivera l’appel aux « républicains » (en voulant faire croire que le FN n’est pas républicain), afin de maintenir une majorité électorale dans le camp du « bipartisme » où des courants ambitieux feront mine de se déchirer avant de se réconcilier dans les mêmes objectifs politiques et de gestion.
C’est aussi dans cette perspective que le PS, qui a acté la fin de Hollande et de la vieille garde, prépare son avenir de 2022 en sortant ses nouveaux « héros » qui de Valls au banquier Macron, de Belkacem l’islamisée à la multiculturaliste Pellerin assureront la relève, tous (ou presque) étant d’ailleurs des « Young Leader » choisis par la French American Foundation!
Marine Le Pen, qui a saisi que la ligne de partage politique passe, aujourd’hui, entre ceux qui sont les valets de la mondialisation, de l’européisme, de l’atlantisme, de l’immigrationnisme, et ceux qui veulent faire revivre l’histoire, l’identité de notre Peuple, l’intégrité et la souveraineté de notre Nation et assurer le bien être et la sécurité des forces vives de notre pays, apparaît donc comme une rupture face à l’ordre mondialiste qui veut s’établir définitivement. Aucun étonnement à ce qu’elle soit seule, et c’est seule qu’elle gagnera (ou non: encore qu’un 48% au second tour d’une présidentielle serait un frein sérieux à la politique menée depuis 40 ans…) .
Il lui conviendra, maintenant, d’enraciner son mouvement partout en France afin que chaque jour des militants convaincus, des élus dynamiques, labourent le terrain et aillent au contact des citoyens. Il lui faudra aussi tisser des réseaux dans toutes les strates sociales, dans tous les milieux (professionnels ou autres), faire surgir des personnalités représentatives, rechercher l’appui de personnalités extérieures susceptibles de rassembler (l’exemple de Ménard à Béziers est à méditer!) …
Il lui faudra, aussi et surtout, renforcer son discours contre l’immigration, le multiculturalisme, l’islamisation en montrant combien ces questions s’attachent à celle de l’identité française, de la liberté et de l’unité de notre Peuple, au niveau et à la qualité de vie de chacun d’entre nous…
Et ne pas oublier de lier la dégradation vécue aujourd’hui, dans tous les domaines, à la perte de souveraineté de notre pays et à la construction européenne libérale, libertaire et multiculturaliste. Tout en avançant sur les valeurs qui nous rassemblent: la laïcité de l’espace public, la place et le rôle de la famille, l’importance de la sécurité du quotidien, la valorisation du travail, l’équité en matière de droits et de devoirs, en matière de revenus aussi…
Bref, en menant chaque jour, en chaque lieu, une campagne active et au « corps à corps » sur ce qu’elle proposera et qui contribuera à faire du Peuple de France le maître de son destin et aux citoyens français les acteurs de leur devenir.
Nous devons, nous aussi, à notre place et avec nos différences, participer à ce grand mouvement en avant.
Robert Albarèdes
 

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