Quelques chiffres de la réalité du « criminel embargo maintenu par les affameurs sionistes »

Par le point de passage permanent de Keren Shalom, il est arrivé en juillet à Gaza, -non comme dans le ghetto de Varsovie au moyen d’enfants affamés faisant des trous dans un mur et s’exposant aux tireurs SS ou à la gâchette de la police « bleue » (polonaise), mais tout à fait ouvertement-, par voie de camions poids-lourds, souvent conduits par des camionneurs israéliens dont c’est le travail :
– 4983 camions (soit pour 31 jours de juillet 2011, 160,74 camions par jour, en moyenne).
Ces 4983 camions contenaient : des engrais pour l’agriculture à Gaza, des matériaux de construction destinés à 10 usines du secteur privé, des produits alimentaires
– 3372 tonnes de gaz domestique ont été livrées. Cela représentera, en moyenne, plus d’1,5 kilo de gaz domestique par personne, depuis le nourrisson jusqu’au moribond
– 3 millions de m3 d’eau supplémentaires, de manière à répondre aux besoins en matière d’eau potable. Ces livraisons tenant compte des quantités demandées ainsi que de la qualité correspondant aux exigences sanitaires. On le voit, les mentors « socialistes » des jeunes danois tués pendant leur séjour destiné à jouer à la guerre contre Israël devraient tourner au moins 49 fois leur langue dans leur bouche avant d’expliquer aux jeunes socialistes danois que Gaza c’est pire que le ghetto de Varsovie quand les nazis y bouclèrent un demi million de Juifs pour les mettre à mort
– Matériaux de construction, destinés à 163 projets initiés et approuvés par les instances internationales et les ONG. 35 de ces projets ont commencé à voir le jour. Leur objet : logements, écoles, structures et établissements sanitaires, installations agricoles.
Une prison à ciel ouvert, Gaza ?
C’est ce qu’on expliquait dans ce centre de vacances « socialiste », où on venait se préparer pour une nouvelle flottille internationale. Va-t-on continuer à y nier l’évidence ?
Pendant ces jours qui ont précédé et suivi le massacre des jeunes gens, le siège de Ga za, ça été aussi :
– 1792 gazaouites qui sont allés légalement se faire soigner en Israël, dans un établissement palestinien de Judée-Samarie ou dans un autre pays.
– Je ne parlerai pas non plus des hommes d’affaires gazaouites, sortant tout à fait légalement de la prétendue prison à ciel ouvert de la bande de Gaza, pour s’en aller discuter des conditions d’élargissement de la gamme des produits agricoles exportés via Israël, au grand dam des boycotteurs qui ne vont pas manquer de crier au scandale, comme José Bové et quelques autres, dont les prétendus socialistes danois.
Et pendant ce temps là, au Liban
Le 8 août, le politicien libanais pro-hezbollah, Nabih Berry, n’évoquait pas les milliers de civils tués en Syrie pendant les manifestations incessantes ayant lieu depuis plusieurs mois. Il dénonçait : « les ambitions et les guerres israéliennes qui ont pris pour cibles des civils et essayé de créer un schisme entre l’Etat et la résistance ». La résistance, c’est le parti-armé, c’est la milice fanatique encadrée et financée par la dictature iranienne.
A l’opposé de Nabih Berry, un allié des mentors des jeunes danois victimes d’un autre fanatique, le peuple libanais : Le 14 mars dernier, des dizaines de milliers de Libanais étaient descendus dans les rues du Liban. Ils réclamaient précisément le désarmement des fauteurs de guerre que sont les milices du Hezbollah.
Ils ne faisaient pas un procès d’intention à de courageux opposants au méchant sionistes, le Hezbollah, ils exigeaient qu’on mette fin à son impunité de va-t-en guerre.
C’est ainsi qu’un dirigeant de la milice irano-libanaise vient de déclarer : « qu’il faut l’action de l’Iran, de l’Irak, de la Syrie (pour une guerre décisive), même si, elle fera des centaines de milliers de victimes civiles ».
On ne faisait cependant pas dénoncer les va-t-en guerre totale de Beyrouth, dans les camps de vacances danois du « parti socialiste ». Curieux quand même, vous ne trouvez pas ?
Alain Rubin

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