Quelques idées pour lutter efficacement contre l’uniforme de l’islam

Publié le 5 février 2010 - par
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Dans votre n°113, consacré au « voile » islamique et à ses déclinaisons, vous proposez à vos lecteurs-trices de vous faire parvenir « des idées de lois qu’ils(elles) mettraient en place, s’ils (elles) étaient législateur(e)s ».

Je voudrais soumettre à votre réflexion l’article R 645-1 du Code Pénal :

« Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe *, sauf pour les besoins d’un film, d’un spectacle ou d’une exposition comportant une évocation historique, de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne ou un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’art.9 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 Août 1945, soit par une personne reconnue coupable par une juridiction française ou internationale d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité prévus par les articles 211-1 à 212-3** ou mentionnés par la Loi n°64-1326 du 26 Décembre 1964 .»

*1500 Euros d’amende,+ peines complémentaires +possibilités de correctionnalisation en cas de récidive (lorsque la Loi le prévoit)
**crimes contre l’humanité et génocides

Opposition à une conception matérialiste du monde, expansionisme, idéologie totalitaire , domination et contrôle de tous les aspects de la vie du citoyen, culte du chef, embrigadement dès l’enfance, provocation à la haine, à la discrimination, racisme, xénophobie, antisémitisme, homophobie, réduction des femmes à un rôle de reproduction, propriétés sexuelles de leurs maris, culte de la violence et de la mort , sont autant de traits, qui unissent les « ordres noirs ».

Si en France, je veux cacher mes cheveux par conviction religieuse, je peux choisir un couvre-chef sans autre signification que celle pour laquelle il a été conçu. En choisissant un tissu plié d’une certaine manière, d’une certaine couleur, quelque soit sa longueur, c’est bien un message particulier que j’envoie .Si je me vêts de l’ « uniforme » qui évoque mon appartenance à une religion instrumentalisée par un « ordre noir »je revendique des valeurs qui non seulement ne sont pas celles de la société dans laquelle je vis, mais que j’ entends combattre en profitant de la liberté qu’elle m’offre .(Stratégie chère aux mouvements d’extrême droite.)

Nos lois et règlements prennent donc, déjà, en compte l’interdiction du port et de l’exhibition d’uniformes ou d’emblèmes de propagande nazie ou fasciste. Il y a déjà plusieurs années que des intellectuels et quelques journalistes évoquent le « fascisme vert ». Sauf mal informée, bien sûr, les instances politiques à droite comme à gauche ne relaient pas le symbole « voile » sous cet aspect, préférant s’obstiner, pour la plupart, dans la myopie avec des arguments plus ou moins spécieux : dans quel intérêt ou pour protéger qui ? A moins que des hommes s’unissent sournoisement sur le dos des femmes ?

Je pense que l’article 16 de notre Code Civil*, le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 ,la Convention de New York relative aux Droits de l’Enfant ,la Convention de New-York du 10 décembre 1984, la Convention Européenne de Strasbourg du 26 novembre 1987,relatives ,entre autres aux traitements dégradants, la Convention de New-York du 1er mars 1980 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, offrent autant de textes dans lesquels on devrait pouvoir puiser pour ajouter à cet article un paragraphe concernant le port ou l’exhibition d’uniformes, de symboles rappelant ou se réclamant de principes autorisant la marchandisation des femmes par le mariage, dont celle des fillettes non nubiles, de pouvoirs qui ont institutionnalisé les violences à l’égard des femmes (légitimité des violences conjugales, coups de fouet en public ,lapidation, viols « d’honneur »et / ou refus des droits élémentaires aux femmes) au nom de la religion.

Il me semble que le doute souvent évoqué quant à l’application d’une mesure répressive est un faux argument ou un prétexte dilatoire : quand on veut se donner les moyens de faire appliquer une loi ou un règlement, on y arrive. Nous avons suffisamment d’outils juridiques. Foin de la pusillanimité !

En l’occurrence, on peut proposer une peine d’amende ou un stage de citoyenneté pour la première infraction, une correctionnalisation en cas de récidive qui permet de diversifier la sanction et qui peut prévoir, en peine principale ou complémentaire, l’interdiction des droits civiques, l’interdiction de séjour ….entre autres sur le plan pénal, et des mesures administratives spécifiques .

Ces mesures pourraient s’appliquer aux personnes physiques et aux personnes morales qui provoquent au port ou à l’exhibition en public d’ « uniformes », d’ »insignes » ou de « symboles » interdits.

Des dispositions d’interdiction, permettraient, certainement, d’aider celles – et probablement les plus nombreuses-qui sont obligées de porter ces symboles , ne serait ce que pour ne pas (et pour le moins) se faire traiter en public de « sale pute » , et d’ isoler ainsi, les « soldates » qui répondent , par exemple, à l’appel de l’épouse d’AYMAN Al-ZAWAHIRI, personnalité importante du réseau AL-QAIDA (Courrier International du 29/12/09).

La République française laïque garantit la liberté de culte ; elle doit donc garantir l’exercice du culte musulman dans des conditions de respect et de dignité. Elle n’a pas, par contre, à supporter le prosélytisme agressif de religieux sectaires, inquisitoriaux et liberticides, quelque soit le « prophète » ou le « gourou »de référence. On évoque surtout les femmes , mais qui sait que certains hommes ne répondent pas au salut émanant d’une femme ? J’en ai fait l’expérience.

On m’a raconté qu’une fonctionnaire en relation avec du public sortait un bonnet phrygien de son tiroir et s’en coiffait, lorsqu’une personne envoilée se présentait devant elle. C’est, aujourd’hui, sa seule défense. On peut ,déjà, aider les personnes chargées d’une mission de service public et d’une certaine manière les femmes qui sont obligées par leur entourage de se couvrir « islamiquement », en recourant à la voie règlementaire pour interdire ces signes, non pour des motifs X…ou Y…. mais pour atteinte à la dignité de l’être humain.

Par ailleurs, s’il y avait un consensus politique, ce serait un message d’espoir formidable que la France enverrait en direction de toutes celles qui, comme Shirin et Noushin EBADI, Loubna AHMED AL-HUSSEIN, Mina AHADI, et tant d’autres , se battent pour la liberté des femmes –et des hommes- dans les dictatures théocratiques et…osons rêver, peut être un premier pas vers la reconnaissance des violences et des tortures sexuelles institutionnelles ou systématiques envers les femmes en temps de paix comme en temps de guerre, comme « crimes contre l’humanité »…

Ce ne sont, évidemment, que quelques idées….

Danièle Berthon

* « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie.  »

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