Quelques jours en France profonde : il est beau mon pays !

Publié le 1 août 2013 - par - 4 576 vues
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Il suffit d’une plongée de quelques jours dans notre France profonde, là, au beau milieu des champs de tournesols, des cépages sancerrois et des élégantes charolaises collées en grappe sous l’ombre des arbres, pour prendre toute la mesure de sa défiguration par ailleurs par l’acide islamiste et multiculturel.

Alors que Ferrat chante les grillons dans sa cheminée et que des 2 CV increvables et assumées déploient benoitement leurs couleurs sur la Nationale 7, narguant les fous du volant tristement uniformisés de l’autoroute, que les roses trémières et les pois de senteur illuminent d’un charme désuet les murs ancestraux de nos magnifiques châteaux estampillés par de respectables tailleurs de pierres, je plonge avec délice dans ma France qui déploie devant mes yeux sa parure verte et dorée, et ses rassurantes senteurs du terroir.

Chateau-Buranlure-Sancerrois

 

Point de voiles ni de barbes par ici, juste le chant du coq, le caquètement des poulettes, le bruissement du vent dans les feuilles, le son d’une cloche sous les coups d’un imperturbable jacquemart, le glougloutement d’une rivière sortant de nulle part pour y retourner aussitôt.

« Il est beau mon pays ! » me dit-on. Incontestablement.

A droite c’est un clocher qui se découvre au détour d’un vallon, une lourde porte ornée de ferronneries à l’ancienne et dont le bois rongé en bas par les intempéries permet aux chats d’aller se réfugier au frais, une église romane du Xe siècle déployant ses naïves frises médiévales aux fraîches couleurs des pigments locaux, un village où les noms de rues et des murs gardent la mémoire d’improbables anecdotes depuis longtemps oubliées, la tour Qui Qu’en Grogne, la tour Mal Coiffée… A gauche c’est un calvaire qui, les pieds dans les herbes et la tête au soleil, rappelle l’hypothétique croyant à ses devoirs. Parfois, c’est un lapin furtif qui court à toutes pattes se cacher dans les buissons, ou un héron se déployant avec élégance au-dessus de nos têtes tandis que les ballots de paille attendent de finir dans les mangeoires.

Des chansons françaises d’une autre époque ajoutent au côté nostalgique de ce décor délicieusement bucolique.

Qu’ont-ils fait de ma France ces traîtres et ces vendus à l’idéologie mortelle, confortablement installés dans leur bureau et leur éphémère gloriole ? Pourquoi la détestent-ils autant alors qu’elle leur donne tout ? Pourquoi des millions de Français, honteusement abandonnés, et au nombre toujours grandissant, doivent-ils subir en silence les nuisances des islamo-racailles qui n’ont de cesse de la défigurer et de la tuer, telles les invasions de criquets ne laissant que la mort et la misère après avoir tout saccagé ?

Ne pourrait-on revenir en arrière, se pincer pour sortir de ce cauchemar et revenir au temps où notre France était à ce point douce et chérie qu’on était prêt à mourir pour la sauver ? Qu’est devenue notre patrie, notre mère, la terre de ceux qui sont morts pour nous amener jusqu’ici et dont nous giflons le souvenir et le courage en même temps que nous crachons sur leurs tombes ?

Français, pleure-t-elle, pourquoi donc m’as-tu abandonnée ?

Caroline Alamachère

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