Quelques vérités « dérangeantes » sur le « Caudillo »

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« Franco n’a jamais été fasciste… Sa philosophie fut celle de la Castille… où le rire et l’amour étaient proscrits au nom de l’honneur. » (Michel Del Castillo).

Le 19 août, j’ai écrit un article sur le livre de l’historien espagnol Pio Moa qui remet en cause, preuves à l’appui, les origines de la guerre d’Espagne et, comme je m’y attendais, j’ai reçu des critiques et quelques insultes, ce qui est inévitable dès que l’on sort de la pensée unique et de l’histoire revisitée par la « bien-pensance ». Dans notre pays pitié, indignation et commisération sont à géométrie variable. On peut dire du bien de Staline, Mao-Zedong, Pol Pot ou Fidel Castro – qui ont pourtant quelques millions de morts à leur actif – mais surtout pas de Franco ou Salazar qui sont des « fascistes » donc ils appartiennent au camp du mal (comme Poutine actuellement).

Les critiques les plus virulentes émanaient d’un imbécile qui, visiblement, n’a rien compris à mes propos. « Petit-fils d’un républicain chassé par Franco », il me reproche de « défendre un dictateur » d’être « du côté des fascistes » et me rappelle que « des républicains espagnols ont combattu pour libérer la France ». On pense à ce proverbe chinois, qu’on attribue à Confucius, et qui dit : « Quand le sage montre la lune avec son doigt, l’imbécile regarde le doigt ».
Car, ai-je fait l’apologie de franquisme ? NON !
Ai-je nié que des républicains espagnols soient morts pour la France ? NON !

Dans mon livre « Mythes et Légendes du Maquis » (1), j’écrivais, au sujet de la libération de Paris : « les hommes du capitaine Raymond Dronne entrent dans Paris, le 24 août 1944 : c’est la 9e compagnie, surnommée « la Nueve »…Pourquoi ? Parce que la compagnie Dronne est constituée de républicains espagnols. Les premiers « Français Libres » à entrer dans Paris étaient… des « rouges » espagnols. Le soldat républicain espagnol Amado Granell est le premier     « libérateur » à être reçu dans l’Hôtel de Ville par Georges Bidault, président du CNR… ».

Mais, comme je suis un historien honnête, j’ai également rappelé le comportement barbare de certains « rouges » espagnols formés durant la guerre d’Espagne, en citant, entre autres, Michel Audiard : « … « Les fifis (FFI) sont en train d’avoiner Myrette »… édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, Myrette s’offrait aux mouches, abandonnée sur les sacs de sable d’une barricade… On a eu les détails par le « colonel » Palikar, un ancien de la guerre d’Espagne. Sans s’annoncer, ils avaient enfoncé la porte et surpris Myrette… On l’entendait hurler de la rue tandis qu’ils lui cassaient les dents. « À coup de bites » devait préciser par la suite le plaisant Palikar. À coups de crosse plus vraisemblablement. Elle était sûrement déjà très abîmée quand l’équipe lui est passée sur le ventre, « colonel » Palikar en premier… Myrette fut certainement très martyrisée puisqu’elle avait les bras et les jambes brisés lorsqu’ils la tirèrent par les cheveux sur la petite place et l’attachèrent au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils la tuèrent. Oh, sans méchanceté, à la rigolade, comme on dégringole les boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés…Quand ils l’ont détachée elle était morte depuis longtemps. Après l’avoir jetée sur un tas de sable, ils ont pissé dessus… puis s’en sont allés, comme on dit, arroser ça… » (2).
Car les salauds et les ordures n’étaient pas tous dans le même camp !

Sur le général Franco, pendant longtemps, je ne me suis pas exprimé : les historiens français écrivaient presque tous à charge, quant aux espagnols, ils étaient, pour la plupart, hagiographes, souvent dithyrambiques, jusqu’en 1975, date de la mort du « Caudillo », et très sévères ensuite.
Voilà, pourtant, ce que je sais (ou crois savoir) sur Francisco Franco.
Tant pis si cela va à contre-courant du « politiquement correct » actuel :
Franco aura été le chef de l’État espagnol de 1939 à 1975, tout le monde le sait !
« Generalísimo Francisco Franco, caudillo de España por la gracia de Dios » disait-on dans son pays.
Il naît à El Ferrol, en Galice où sa famille vit depuis sept générations.
Son père, Nicolás Franco, est intendant général de la Marine. Sa mère, Pilar, est une femme très pieuse. Francisco est baptisé dans la paroisse San Francisco le 17 décembre 1892.

Surnommé « Paquito » à cause de sa petite taille, il entre à l’École de préparation navale mais la fermeture de l’École navale, en 1907, le contraint à chercher une autre voie. Le 29 août 1907, il entre à l’Académie d’infanterie de Tolède. En 1910, il en sort 251e sur 312. Classement médiocre, disent ses détracteurs qui oublient de préciser qu’il est desservi par sa taille et… son âge : il n’a que 18 ans alors que ses camarades sont âgés de 20 ou 21 ans.
Le 13 juillet, il est promu segundo teniente, c’est-à-dire sous-lieutenant.
En février 1912, il est volontaire pour le Maroc, dans le 8e régiment d’Afrique. Dès le 19 mars 1912, il connaît son baptême du feu. En 1913, il demande à être affecté dans un régiment de réguliers indigènes, réputé pour sa bravoure mais aussi pour sa loyauté incertaine.
Il est de tous les combats, et le 12 octobre, il reçoit la croix du mérite militaire.

En 1915, il est promu capitaine, le plus jeune de l’armée espagnole. Sa légende prend forme: les Maures le respectent, le craignent et le croient invulnérable.
Mais, en mars 1915, il est grièvement blessé, au cours de l’attaque du fort d’El-Biutz. Et il est promu commandant, le plus jeune de l’armée espagnole.
Il prend le commandement d’un bataillon d’infanterie cantonné à Oviedo, aux Asturies.
Franco y découvre le prolétariat, les mineurs, dont les conditions de vie sont misérables.
Cette expérience marquera ses convictions sociales. Au cours de l’été 1917, le général Burguete, gouverneur militaire de la province, décrète l’état de guerre en réponse à de violentes grèves dans les mines. Franco, officier loyaliste, participe à la répression.

En 1919, Franco rencontre le lieutenant-colonel José Millán-Astray, dont l’ambition est de créer une unité militaire d’élite selon le modèle français de la Légion étrangère. En 1920, son projet est accepté. Millán-Astray offre à Franco le commandement de la 1re bandera (bataillon), laquelle part cantonner à Ceuta en octobre. Franco impose à ses légionnaires un entraînement très dur.
Après le désastre d’Anoual en 1921, il est appelé à Melilla pour reconquérir le terrain face aux troupes d’Abd-el-Krim. En janvier 1922 il est de nouveau affecté à Oviedo.
En 1924, il est nommé colonel (encore le plus jeune de l’armée espagnole !).
Au Maroc, Abd el-Krim s’attaque à des ressortissants français. La France s’allie à l’Espagne. Le gouvernement approuve un plan de débarquement à Alhucemas. C’est un succès : Franco est élevé au rang de général de brigade en février 1926, ce qui fait de lui le plus jeune général d’Europe : il n’a alors que… 34 ans. Adulé comme un héros – ce qu’il est indéniablement – les honneurs se succèdent : en 1927, il est chargé d’accompagner le roi dans son voyage officiel en Afrique.

Le 4 janvier 1928, Primo de Rivera recrée l’Académie de Saragosse et en fait un passage obligé pour tous les futurs officiers. Il nomme Franco à sa tête. On a raconté qu’à Saragosse, il était un chef « cassant et méprisé ». Mais 95 % des 720 officiers formés par l’Académie rejoindront le camp franquiste pendant la guerre civile, ce qui vient contredire les rumeurs sur son manque de charisme comme directeur de l’Académie de Saragosse.
En juillet 1931, la République espagnole supprime l’Académie. Comme l’ensemble du corps enseignant, Franco est placé en disponibilité forcée et surveillée. Mais, loyaliste, il ne participera pas à la « Sanjurjada », tentative de coup d’État du général Sanjurjo en août 1932.
Il est affecté ensuite à La Corogne, à la tête d’une brigade d’infanterie, en février 1932.

En octobre 1934, le ministre Diego Hidalgo demande à Franco de mater l’insurrection socialiste des Asturies (« la République socialiste asturienne »). En quelques jours, les décisions du futur « Caudillo » suffisent à disperser les révolutionnaires.
Franco apparaît alors comme le défenseur de la légalité et le sauveur de la République.
Mais, dans le climat révolutionnaire et insurrectionnel qui règne alors en Espagne, Franco paraît être l’un des plus capables de prendre la tête d’un soulèvement armé.
Pour cette raison, on le nomme gouverneur militaire de Tenerife, aux Canaries, loin de la péninsule. Pourtant, lui-même n’est pas tenté par un coup d’État. Il est de sensibilité monarchiste, mais il est aussi légaliste et se satisfait d’une république conservatrice.

Au lendemain du premier tour des élections de février 1936, les désordres et la violence s’instaurent en Espagne. C’est l’assassinat du monarchiste Calvo Sotelo par les Jeunesses socialistes qui fera basculer Franco. Le soulèvement se produit dans la nuit du 17 juillet.
Il se voit confier l’armée du Maroc, forte de 30 000 hommes aguerris, véritable fer de lance du complot. La mort du général Sanjurjo, chef historique des monarchistes, et les échecs des généraux Goded à Barcelone et Fanjul à Madrid propulsent Franco sur le devant de la scène.
Le pronunciamiento échoue par manque d’adhésion des généraux : sur 21 généraux de division, seuls 4 se rallient au putsch. L’histoire de la guerre d’Espagne aurait pu s’arrêter là !

Mais les milices d’extrême gauche, qui voient l’opportunité de prendre le pouvoir, entrent en scène de façon sanglante. Le conflit se transforme alors en une guerre civile.
Franco (re)devient un redoutable chef de guerre : cette guerre, il va la gagner !
Je n’entends pas raconter, ici, la guerre d’Espagne, ce serait beaucoup trop long !
La guerre se termine le 1er avril 1939, après la bataille de l’Èbre (de juillet à octobre 1938), qui sonne le glas des républicains, et la conquête de la Catalogne (février 1939). Franco se retrouve seul maître de l’Espagne et il en devient officiellement le chef de l’État.
Ensuite, l’Europe s’enflamme et Franco évite une nouvelle saignée à son peuple.

Dans mon livre « Un homme libre… » (3) j’écrivais :
« … Franco aurait bien envie d’entrer dans la guerre, mais il est conscient que son peuple n’en peut plus. Il rencontre Adolf Hitler à Hendaye le 23 octobre 1940. La légende raconte qu’il fit exprès d’arriver en retard pour impressionner le Führer. Étrange confrontation entre un Hitler au regard « quasi diabolique », (d’après Serrano Suner ) et Franco, qui n’est plus l’officier svelte, au visage recuit par le soleil d’Afrique. C’est un petit homme rondouillard, mais qui sait parfaitement ce qu’il veut. Il pose des conditions inacceptables : outre l’ensemble du Maroc et Gibraltar, il revendique l’Oranie et les territoires d’Afrique Occidentale… Et il ajoute à sa demande un engagement écrit et des livraisons conséquentes de blé, d’armement, de pétrole… Franco a de l’affection et de l’admiration pour le vainqueur de Verdun, qui fut ambassadeur de France en Espagne en 1939… En fait, il ne joue pas un double mais un triple jeu, puisque, durant toute la guerre, il va négocier avec les Américains la libération des évadés de France internés au camp de Miranda-de-Ebro en échange de sacs de blé…

Il amènera Salazar à ses vues et le Portugal, comme l’Espagne, restera un pays neutre… »
Que se serait-il passé si les troupes franquistes étaient entrées en guerre aux côtés de l’Allemagne nazie ? La Deuxième Guerre mondiale a fait 49 millions de morts. Rendons justice à Franco et Salazar de ne pas avoir contribué à alourdir la facture ! Et ce, d’autant que les troupes de Franco avaient une autre valeur guerrière que celles de Mussolini…
Enfin, il est un autre épisode de la vie du général Franco qui mérite d’être connu. Il concerne des Français (d’Algérie). Rien que pour cette intervention courageuse, nous, Français, devrions nous interdire de critiquer trop sévèrement le   « Caudillo » : Oran, deuxième ville d’Algérie, était alors habitée par une importante colonie de « pieds-noirs » d’origine espagnole.

Au lendemain des accords d’Evian, le 19 mars 1962, Oran a connu une vague de violences (et d’enlèvements) qui n’était, hélas, qu’un avant-goût des massacres du 5 juillet suivant ; massacres dont je parle dans deux de mes livres (4).
Les 29 et 30 juin 1962, devant les menaces de tueries, le général Franco vint au secours des Oranais en affrétant deux bateaux, le «Victoria »  et le « Virgen de Africa ».
Pour pouvoir accoster à Oran, il fallut parlementer avec les autorités françaises réticentes. Franco choisit de donner à la France un ultimatum, frisant l’incident diplomatique.

Le 30 juin, à 10 h du matin, malgré l’opposition de De Gaulle, le général Franco donna l’ordre à ses capitaines d’embarquer les pauvres gens qui attendaient depuis des jours, sous un soleil de plomb et sans la moindre assistance, un embarquement salvateur.
Franco avertit de Gaulle qu’il était prêt, si besoin, à un affrontement militaire pour sauver ces pauvres « pieds-noirs » livrés, sans défense, à la barbarie du FLN. Puis il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire route vers Oran. De Gaulle céda et le samedi 30 juin, à 13 h, les deux navires espagnols accostaient et embarquaient 2200 passagers dépourvus de tout.

Lors de l’embarquement, les capitaines espagnols s’opposèrent à l’intrusion d’une compagnie de CRS sur leur bateau (pourtant propriété de l’Espagne) dans le but de lister tous les passagers et d’arrêter si possible des membres de l’OAS.
Finalement à 15 h 30, les quais d’Oran se vidèrent et les bateaux espagnols, en surcharge, prirent la mer à destination d’Alicante. À l’approche de la côte espagnole, une liesse générale s’empara des rapatriés qui crièrent « Viva Espagna ! » et « Viva Franco ! ». À la suite de cet épisode, de nombreux « pieds-noirs » choisiront de rester en Espagne : on peut les comprendre !
En 1975, année de la mort du « Caudillo », les partis de gauche applaudissaient la fin d’une dictature infâme, et les mêmes salopards applaudissaient aussi la « libération » du Vietnam et du Cambodge. Puis, quelques années plus tard, pleurnichaient sur les « boat people ».

Finalement Macron, qui est de droite « et en même temps » de gauche n’est jamais que le digne héritier de ces gens-là : il voit un grave danger dans le réveil du nationalisme en Europe mais n’a pas d’inquiétudes sur la montée de l’islam. Et il ne s’alarme pas de l’arrivée des nouveaux « boat people » qui débarquent massivement chez nous.

Eric de Verdelhan

1) « Mythes et Légendes du Maquis » : Éditions Muller ; 2018.
2) « La nuit, le jour et toutes les autres nuits » de Michel Audiard ; Denoël ; 1978.
3) « Un homme libre… » : Le Réac ; 2013.
4) « Oran le 5 juillet 1962 (et quelques autres massacres oubliés) » : Edilivre ; 2017, et « Hommage à NOTRE Algérie française » : Dualpha ; 2020.

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36 Commentaires

  1. J’ai beaucoup apprécié votre article, qui me conforte dans une analyse que je faisais depuis déjà bien longtemps. On aurait pu rajouter que Franco avait su anticiper sa succession en préparant le rétablissement de la démocratie (et celui de la monarchie).
    J’ai toujours été profondément écœuré par le fait que ceux qui condamnent (non sans raison) le général Pinochet (3000 morts ce me semble) trouvent des excuses à Pol Pot (2 millions et demi de morts).

  2. D’accord avec vous sur tout, sauf sur la comparaison avec les boat people.
    Les vrais étaient des persécutés qui fuyaient une répression communiste impitoyable et criminelle sur des rafiots qui tenaient à peine la mer… Les « nôtres » sont des envahisseurs profiteurs attirés par les largesses inconsidérées de la France, sur de cargos affrétés par des ONG crapuleuses subventionnées avec vos impôts… Et débarqués sur des zodiacs à 2 milles au large pour apitoyer les Pathos, toujours aussi naïfs.

    • Que dire des troupes marocaines qui combattirent sur le sol espagnol en 36-39 sous les ordres du Caudillo ? Imaginez-donc Emmanuel Macron faire appel aux militaires algériens pour conforter une prise de pouvoir en France ?

  3. Les rouges espagnoles? de la belle racaille d’assassins, tortionnaires, profanateurs de sépultures (nonnes) de la sale engeance glorifiée pat Chirac. Franco était un conservateur réa catho, soucieux de l’unité de l’Espagne, qui a réussi a ne pas entrainer son pays dans la guerre. Ont beau parler 70 à 80 ans après les admirateurs du Komintern!

    • d accord tonton, Chirac selon des rumeurs etait fils de republicains espagnols et adopte cella expliquerait certaines choses

  4. S’agissant l’entrevue du 23 octobre 1940 avec Hitler, un espagnol m’a raconté que Franco avait donné l’ordre au conducteur du train d’arriver en retard, car il avait horreur d’être dérangé durant sa sieste…J’ignore si cette histoire est véridique. Mais ce qui est véridique en revanche, c’est que lorsque Hitler sortit de cette rencontre, il dit qu’il préfererait se faire arracher 3 dents que de revivre cela une deuxième fois. Finalement, Franco est le seul homme politique de cette époque à avoir roulé Hitler dans la farine, en se servant de lui pour gagner la guerre civile, puis en l’envoyant promener lorsqu’il demanda un renvoi d’ascenseur. Rien que pour cela, on devrait avoir un regard un peu plus objectif sur Franco.

  5. Vous ne pouvez en aucune manière affirmer que Franco fut associé au camp du mal, comme l’est Poutine actuellement. Franco comme Mussolini ont été soutenus par les Anglais et les Américains car ils luttaient contre le communisme. Ils étaient les alliés objectifs des Anglais et des Américains. Ce n’est pas le cas de Vladimir Poutine. Il n’a jamais connu ses deux frères ainés décédés des famines causées par le siège de Léningrad qui dura près de 900 jours.

    • La division Azul (bleue) fut une unité combattante espagnole aux côtés de l’Allemagne nazie sur le front russe. Voilà les soutiens du Caudillo en son temps. Les historiens ont recensé plus d’un millier d’Oradour sur Glane dans les plaines de Russie… et plus de dix millions de morts parmi la population russe (partisans, femmes, enfants, handicapés et personnes âgées).

      • la division azul n a combattu que l armee rouge et Franco l a rapatrie apres Stalingrad

      • Donc si on vous écoute Franco était soutenu par les anglais, les américains, l’Allemagne nazie. Vous ne voyez pas le bug dans votre matrice?

  6. Décidément, Eric de Verdelhan, à lire vos articles passionnants et instructifs sur De Gaulle et Franco, vous êtes, passez-moi l’expression, un excellent « fouille merde ».

    • … »vous êtes, passez-moi l’expression, un excellent « fouille merde ».

      Et si vous permettez d’ajouter que…

      Riposte Laïque aura fourni le bâton à défaut de pincettes, toujours si j’ose le dire.

      https://ripostelaique.com/guerre-despagne-vichy-algerie-ces-debats-historiques-interdits-par-la-gauche.html

      Avec bonne foi cependant, Pierre Cassen
      … « Quoi, on m’aurait donc raconté des blagues… que je découvre ça aujourd’hui ?…

      Ah, « mourir pour des idées »… mais surtout en faire chier aux autres, pour avouer un jour… je savais pas, j’étais pas au courant.

  7. C’est quand même fabuleux. Vous écrivez: Le pronunciamento échoue par manque d’adhésion des généraux. L’histoire de la guerre d’Espagne aurait pu s’arrêter là. Mais, les milices d’extrême gauche, entre en scène de façon sanglante. c’est alors une guerre civile. En gros, les gens de gauche, pour éviter la guerre civile auraient du offrir des fleurs aux putschistes et accepter le régime( pas toujours sympa, qu’ils ont mis en place.)Compte tenu de l’ébullition révolutionnaire de l’Espagne de l’époque, croyez vous que ça aurait pu se passe autrement?
    Et, je vous parie que si l’on prend la biographie de n’importe quel homme politique, dictateur sur les bords, Hitler ou Staline, si vous voulez, en triant bien dans leur parcours, ont peut en faire un saint injustement incompris.

  8. à malaga j’ai vu des ex piednoirs d’oran sauvés par franco… je les ai laissé parler…

  9. Excellent ! Remettre les choses et les gens à leur place ! Il est « normal » à l’aire macronienne, de non seulement, « revisiter » l’histoire, mais surtout de la déconstruire ! Ceci, avec l’aval de sa populace, ignare et soumise !

    • Un des meilleurs bouquins sur la guerre d’ESPAGNE que j’aie trouvé ( il y a plus de 50 ans ) était : »COMBATTRE POUR MADRID  » MEMOIRES DUN OFFICIER FRANQUISTE par le sous lieutenant Marcelo GAYA y DELRUE

  10. Si j’ai bien compris votre premier papier sur la guerre d’Espagne, vous approuvez l’installation d’une dictature du fait que les « rouges » projetaient d’instaurer leur propre dictature. En outre, je succès de Franco doit beaucoup à Hitler et à la non intervention française. Autrement dit, ce régime né dans le sang s’est appuyé sur l’internationale des fascistes et des nazis, ce qui ne vous gêne en rien, et pourquoi pas? Mais alors, selon vous, il est loisible de renverser un régime parlementaire si ce dernier ne vous convient pas. Autrement dit, vous faites passer votre idéologie avant le respectde la légalité. Du reste, le régime franquiste n’a pas été une promenade de santé pour la majorité des espagnols. Pour résumer, à vos yeux comptent essentiellement le courage, le respect de la parole donnée (de Gaulle) et la détestation des « rouges ». C’est court pour nourrir heureusement une existence.

    • Quand la dictature « rouge » s’installe le Goulag aussi. Où a-t-on vu des goulags en Espagne sous Franco? s’il a eu une main de fer contre les terroristes basques on ne peut pas le lui reprocher vu les attentats aveugles commis par ETA. Rien n’est simple. Tout ceux de gauche que j’ai connu allaient en vacances dans l’Espagne de Franco parce que « c’était pas cher » comme ils allaient aussi en Yougoslavie admirer le « socialisme autogestionnaire ».. et ta soeur!

    • vous oubliez la terreur instaure par le gouvernement assassinat de pretres, d opposants politiques etc qui ont entraine le coup d etat, si Franco n etait pas intervenu le peuple espagnol aurait subi le sort des cambodgiens assassines par millions par les kmers rouges

    • assassinat d opposants de droite,de pretres incendies d eglises, il y avait deja une guerre civile rampante avant lecoupd etat militaire, le psoetait un parti totalitaire comme lescommunsites

  11. La guerre civile espagnole serait donc imputable aux républicains espagnols ? Un peu court pour un historien. Vous avez votre vision de Franco, c’est votre affaire, de là à glorifier un dictateur… Si vous cherchez bien, Hitler avait aussi toutes les bonnes raisons pour mettre en place son régime nazi. A tout vouloir justifier on peut tout justifier effectivement. Je pensais justement que l’action d’un historien était d’étudier l’histoire avec une grande objectivité?

  12. Si Franco n’avait pas été là, l’Espagne serait dans un état pire qu’elle ne l’est aujourd’hui.

    • Argo.
      Lol! Si vous croyez vraiment ce que vous dites vous êtes d’une ignorance crasse. Franco fut aidé par des banques américaines. Jamais il n’a pu relever économiquement l’Espagne et pourtant malgré cette aide. C’est l’Europe après la mort de Franco qui a beaucoup investi dans les infrastructures routières, énergétiques, industrielles. A la mort de Franco, seuls les télécommunications et internet étaient en avance même sur la France engluée avec son Minitel 3615 Ulla et l’annuaire France Telecom. Ça et l’ordre ça fonctionnait. Le reste du pays était dans un état lamentable.

      • La France profonde de cette période n’était pas mieux. Misère ouvrière, vivant dans des immeubles insalubres, campagnes arriérées et sous -équipées. Peu de postes téléphoniques, hameaux non reliés à l’eau potable. En 1977, les zones rurales avaient encore le téléphone à manivelle.

  13. J’ai très bien connu l’Espagne franquiste pour y avoir vécu quand j’avais 17 ans. Je connaissais particulièrement bien un colonel et un général d’artillerie. Ce qui m’avait fasciné, c’était l’ambiance saine faite de fierté (la soberbia !) et d’amour sincère des Espagnols pour leur pays. C’est ce dont je rêve (sans y croire malheureusement) pour la France aujourd’hui. Depuis que Franco est parti, l’Espagne est devenu presqu’aussi conne que la France. Merci Monsieur de Verdelhan pour votre bel article. Je ne connaissais pas l’histoire de ces deux bateaux espagnols allant reccueillir 2200 ! Pieds-noirs à Oran. Ca, c’est bien une action typiquement espagnole !

  14. Je suis allé à Barcelone pour la première fois en été 1972 (50 ans déjà !). C’était encore sous l’ère Franco.
    J’ai trouvé une ville merveilleuse…mais merveilleusement triste.
    Des flics (vigiles ?) à tous les coins de rue, des Espagnols discourtois, un hôtelier escroc, une sale ambiance.
    Sauf dans les petits bistrots des Ramblas où nous pouvions mon épouse et moi voir enfin des espagnols rire en eux en nous ignorant totalement.

    Je suis retourné en Espagne pour le boulot de 2002 à 2018, Pays Basque, Catalogne, et là j’ai trouvé un pays de LIBERTÉ en avance sur le nôtre !
    Plus de 400 fois en 16 ans, par le train, par la route, hôtels, restos, bus, taxis. Et toujours très bien accueilli.

    Expérience personnelle qui ne correspondra peut-être pas à certains d’entre vous.

    Mais j’ai aussi commencé à sentir à partir de ~ 2010 le lourd tribu que payent les Barcelonais à l’afflux de touristes…Un Venise bis….

    • 1972 c etait l enfer donc ? c est oiur ça sans doute que des milliers de cegetistes passaient leur vacance d ete sur la Costa Brava en toute quietude =

      • dissident,

        je parle de la VILLE de Barcelone, pas des bronze-culs à gauchiasse.

        Oui cette ville était tristement belle.

        • en tout cas Barcelone ou passous Franco une famillepouvait se promene a minuit en toute tranquillite pasde delinquance!

          • Je suis d’accord dissident.

            C’était pareil en France, nous pouvions rentrer du cinéma après avoir pris un verre et rentrer à pied sans inquiétude.

            dissident, j’aime beaucoup l’Espagne, vraiment.
            A part la corrida…😉

  15. L’Espagne, qui l’aurait gouvernée? La gauche et l’extrême-gauche ? Jolie brochette, avec les règlements de compte sanglants en prime? Je persiste, avec la gauche et l’extrême-gauche, l’Espagne serait au fond du trou depuis longtemps. On voit ce que les années de gauche ont donné en France depuis 81. Nouillhollande, Jospin et toute la clique. L’immigration porte ouverte, la semaine de 35 heures, etc. La France va tomber en dessous de ce qu’était l’Espagne sous Franco. La faillite est proche. Macron n’a fait que poursuivre l’oeuvre de ses prédécesseurs. Sarko et Chirac, qui se disaient de droite, n’ont rien fait pour endiguer cette décadence.

  16. Eric de Verdelhan

    Il semblerait que vous ayez dit tout et son contraire. Les commentaires, souvent justes, vous accusent de tout et son contraire. Il y a Franco et Staline. Il y a les franquistes et la coalition, anarchistes, communistes, mercenaires étrangers, dans les Brigades internationales. Apologie du mythomane Malraux et bénédiction de Chirac.

  17. Quoi qu’il en soit l’Espagne de Franco a sauvé plus de deux mille pieds noirs.
    A Marseille nous avions Deferre qui voulait les jeter à la mer…
    Franco n’a malheureusement pas eu les successeurs qu’il aurait dû avoir.

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