Qu’est ce qui cloche dans la tête d’un musulman formaté par l’islam ?

Publié le 18 août 2013 - par - 3 242 vues
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Islamectomie 210On parle souvent du retard historique ou de l’arriération culturelle où se trouvent les peuples vivant sous l’Islam. Tout ceci est sans conteste exact et évident mais j’aimerai aller plus loin et parler de l’arriération psychologique de l’individu vivant sous le régime de l’Islam.

J’ai une formation de psychologue avec un master en psychologie de l’enfant. Je pense avoir des éléments à apporter sur les particularismes de l’éducation d ‘un jeune musulman français d’origine arabe principalement.

Il faut quand même savoir que la venue d’une fille dans une famille maghrébine est considérée comme une malédiction alors que celle d’un garçon est accueillie comme une bénédiction de Dieu.

Le garçon déjà en arrivant est considéré comme un petit roi. Ensuite il grandit en apprenant qu’il peut battre et taper et punir ses sœurs même celles plus âgées que lui. Si le garçon est l’aîné de la fratrie alors là il remplace carrément l’autorité du père ou du moins le délègue et dresse à coup de châtiments corporels souvent très violents toute la fratrie.

Le père a rapidement perdu son rôle d’autorité dans la famille d’immigration de première génération. Il n’était pas à la maison car travaillait dur ou cherchait du travail, la mère, elle, restait à la maison pour s’occuper de sa nombreuse progéniture, s’occupait de la maison et de toute les démarches administratives, écoles, transport, cantines, impôt….. Il s’est passé que la mère apprenant plus vite le français écrit et parlé que le père, s’assimilait mieux que le père finalement dans la société française et du coup constituait le nouveau pivot familial au détriment du père. Tout cela a mené à une famille de type matriarcal qui a effacé le statut d’autorité du père peu à peu. Mais là où les problèmes de développement psycho sociaux du garçon commencent, c’est que nous vivons dans une société encore de type patriarcale même si cela est de moins en moins vrai.

Il en demeure pas moins que ce qu’il ressort de tous ces élément éducatifs c’est que l’enfant en grandissant vouera toujours un grand respect à sa mère ou en tout cas à l’image de la Mère en général (à part ma mère les femmes sont toutes des putes..). Et à coté  de ça, il garde l’idée que les femmes sont des êtres inférieurs qu’il faut dresser, et mettre sur le droit chemin (dixit les sœurs qu ‘il avait le droit et le devoir de corriger).

Par ailleurs le jeune musulman va considérer l’autorité du Père, et par extension, toute sorte de représentant de l’Autorité (Police, Pompiers, Professeur) comme illégitime.

Enfin, les psychologues peuvent argumenter et se faire la guerre à l’infini mais une vérité simple est utile à rappeler, surtout à une époque où on cherche à détruire le modèle normatif de la famille : l’Autorité d’une mère ne remplacera jamais celle d’un père. Surtout pour un garçon, l’autorité structurante qui l’aide à s’identifier comme un individu autonome et libre à part entière vient du père et non de la mère.

L’enfant garçon se construit en identification-opposition avec le père et non avec la mère. Pour schématiser un peu, le père, par son autorité et sa loi aide à structurer la personnalité du garçon, la mère, elle par son amour, l ‘aide à avoir confiance en lui et à s’aimer comme il est.

Dans une famille où le père est symboliquement ou réellement absent, le garçon se construit sans aucune opposition, choyé par une mère qui l’idolâtre comme un roi et qui le considère comme le Père bis dans la famille. Le résultat est que l’enfant grandit en se voyant comme un être parfait d’emblée, tout-puissant, mais aussi un être qui ne supporte pas la frustration ni la remise en question personnelle.

Vous voyez où je veux en venir…la remise en question…….

La problématique de la non remise en question ça ne vous rappelle rien ? On en parle beaucoup sur un niveau socio-culturel de l’Islam. L’histoire de l’Islam n’a pas connu son Age des Lumières, des philosophes remettant en question la toute puissance divine des Paroles du Coran. Le Coran est aujourd’hui considéré plus que jamais comme La Parole et la Volonté de Allah, donc Incréé (dans le sens non écrit, inspiré ou relaté par l’homme mais insufflé, transmis directement en l’état au Prophète Mahomet) donc indiscutable et impossible à questionner.

Donc nous distinguons une première grande faiblesse chez le Jeune Musulman issue de son éducation et relayée par la religion , c’est l’incapacité à se remettre en question, à connaître le Doute, au sens philosophique du terme, essentiel pour avancer intellectuellement.

Il est intéressant de noter que ce trait de faiblesse, on le retrouve donc aussi bien au niveau individuel que collectif.

Ajoutons à cela une deuxième faiblesse psychologique fondamentale , la non-acceptation de l’Altérité, autre vertu philosophique vitale pour que grandisse un Individu aussi bien qu’une Société.

Revenons donc à notre jeune musulman qui est maintenant sorti de l’enfance et entre dans l’adolescence.

Un des bouleversements de l’adolescence qui accompagne la révolution hormonale est l’éveil à la sexualité et l’interêt grandissant pour les représentants de l’autre sexe.(Loin de nous l’idée de vouloir considérer l’hétérosexualité comme la norme absolue mais disons que nous prenons ici l’hétérosexualité comme base pour notre sujet).

La femme devient pour le jeune adolescent l’Inconnue objet de toutes les envies et de tous les désirs, un Continent à conquérir. Sartre disait l’Enfer c’est les autres et à l’adolescence c’est d’autant plus vrai. Le sujet adolescent est en pleine recherche de nouvelles marques, de repères individuels et idéologiques. Il recherche et redoute en même temps le regard des autres. Il recherche de nouvelles normes chez les autres, autres que celles de sa famille souvent, et pour cela il va chercher à s’associer à des groupes sociaux et à des bandes d’amis.

Et la femme ne représente-t-elle pas l’Autre par excellence ? L’autre qui fascine tant et fait si peur à la fois ? Qu’il faut apprendre à connaître, à appréhender, connaître ses fonctionnements avant de pouvoir la conquérir?

Maintenant que dire de cette rencontre avec l’Autre qu’est la femme quand on a grandi avec l’idée que la femme est un animal sans cerveau ni libre-arbitre puisque soumise à ses hormones, incontrôlable, qu’il faut donc cacher, punir, battre pour qu’elle avance droit et n’éveille pas les sales pulsions de l’homme……

L’Altérité de la femme fait tellement peur que l’Islam a choisi de ravaler au rang de moins que rien la Femme ; de la reléguer au rang de vile créature ayant des fonctions très limitées et déterminées sur Terre : procréer et élever une progéniture.

Moi, j’y vois dans cette façon de considérer la femme, le fondement même du rejet fondamental de l’Autre qui caractérise l’Islam d’aujourd’hui: rejet de tout ce qui est Autre : l’Infidèle, l’Incroyant, ou le kouffar, le Juif, le Chrétien, l’Apostat.

Pire encore, rejet de tout ce qui ne pense pas pareil, d’où les innombrables guerres fratricides qui jalonnent l’histoire de l’Islam le plus récent : Chiites/Sunnites, Fatah/Hamas, l’interminable guerre Iran/Irak, sans oublier les populations arabes qui paient le plus lourd tribut des attentats incessants d’Al Qaïda, d’Aqmi, des Talibans.

Plus qu’un rejet, c est l’incapacité d’accepter l’Autre autrement que comme une menace à son intégrité qui fait défaut dans l’Islam. Et ça ne va pas aller en s’arrangeant……

Vous voyez poindre loin à l’horizon de l’Histoire des pays Arabes une révolution culturelle qui ferait sauter les verrous de leur Religion-Prison ?

Le Printemps Arabe ? Laissez moi rire, ça a fini à chaque fois soit dans un bain de sang (on est à 120 000 morts en Syrie et Bachar el Assad est toujours là) soit par la reprise du Pouvoir par des fanatiques Islamiques encore plus durs et autoritaires que les régimes destitués ( les islamistes d’Ennahda en Tunisie, Morsi en Egypte un Islamiste pur et dur destitué pour être remplacé par un régime encore plus radical, je n’en serais pas étonné).

A la place d’une remise en question collective et salutaire de la part du monde musulman, d’un début de relativisme du dogme coranique, la puissante OCI ( l’Organisation de la Coopération Islamique qui réunit 57 pays musulmans) nous prépare un formidable projet de société qui sent bon la révolte et la liberté. Instaurer le délit de blasphème, autrement dit criminaliser la moindre parole critique ou satirique contre une religion(entendez contre l’Islam).

Là, je m’inquiète vraiment pour la liberté de la presse écrite et télévisuelle.

Déjà que j’avais arrêté de regarder le JT de 20h depuis longtemps….

James Avraham

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