Qu’est-ce qui inquiète vraiment la communauté musulmane ?

Publié le 26 mars 2012 - par - 2 036 vues
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Le quotidien gratuit « métro » du jeudi 22 mars publiait un article titré : « Toulouse, communauté musulmane inquiète ».

Qu’est-ce qui inquiète cette « communauté » ? Subir des violences de la part de la population autochtone, non-musulmane ? L’article ne le dit pas. Par contre, il nous invite à apprécier, comme ils le doivent, de braves gens, dont le point de vue serait essentiellement celui d’Abdelmalek Bouregrar, selon qui : « tous les musulmans de France et du monde ne partagent pas cette vision de l’islam (celle du massacreur d’écoliers juifs) ».

Avant de parler de Toulouse, je reste sidéré qu’on nous oppose comme argument : « tous les musulmans de France et du monde », ne partagent pas…

Je poserai donc une nouvelle fois cette question, un peu longue dans son exposé j’en conviens : Si tous les musulmans de France et du monde ne partagent pas la vision qui était celle de l’einsatzgruppen toulousain fusilleur d’enfants, les talibans fusilleurs de femmes dans les stades, les hommes de sang des tribunaux islamiques somaliens, les cavaliers Jenjaweed incendiaires de villages et le gouvernement de Khartoum, les massacreurs de Darfouri « pas assez musulmans », les exterminateurs d’animistes Noubas du Kordofan, les Nigerians de « Boko haram » massacreurs de chrétiens africains et incendiaires d’écoles et d’églises, les pogromistes égyptiens anti-coptes (les persécutant sans cesse, leur interdisant de construire des lieux de culte et même d’entretenir ceux existant, enlevant, séquestrant, violant leurs filles), les pogromistes syriens prenant prétexte de l’appartenance alaouite d’Assad pour assassiner des syriens de ce groupe ethnico-religieux, les assassins du gouverneur pakistanais qui avait osé demander la révision de la loi sur la mise à mort pour délit de blasphème, les anglo-pakistanais de l’attentat du métro de Londres, les ibéro-marocains de l’attentat du métro madrilène, les militaires indonésiens massacreurs de milliers Papous du Timor occidental refusant de devenir musulmans, ils étaient, ils sont quoi tous ces gens ??? C’étaient, ce sont des Martiens ?!  On doit le croire, si l’on suit l’argument de notre brave toulousain, musulman inquiet.

Cette question étant posée, s’imposant plus précisément, -si tous les musulmans de France et du monde ne partagent pas le djihadisme assassin : Insistons, pourquoi, au nom de l’islam, toutes ces violences répétées, dans toutes ces parties de la planète?

Pourquoi l’OCI veut-elle nous retirer nos libertés intellectuelles ? Pourquoi le « processus de Constantinople » ?

Pourquoi l’OCI ne reconnaît-elle pas aux Pakistanais musulmans hammadites et à leur diaspora, leur qualité de musulmans pacifiques ayant rejeté définitivement le djihad et la violence « sainte » ?

Pourquoi la conférence des États islamiques ne revient-elle pas sur sa décision d’il y a cinquante ans, déclarant « hérétiques » ces millions de Pakistanais musulmans pacifiques victimes de persécutions?

Pourquoi l’UOIF invitait-elle, à son prochain rassemblement annuel, deux Égyptiens, deux prédicateurs « Frères musulmans » ?

Ces deux hommes appellent, régulièrement à exterminer les Juifs, partout où l’on pourra les saisir

Pourquoi, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans pourra-t-il animer ses « ateliers », dans ce « pacifique » rassemblement annuel, pour –au moyen de transitions revendicatives islamiques militantes- y amener intellectuellement et moralement au djihad, sous toutes ses formes, pour imposer partout et pour toujours la dictature de la charia ?

Bien sur que la majorité des hommes et des femmes qui se considèrent musulmans en 2012  ne se sentent pas et ne se veulent pas djihadistes, ne se sentent pas et ne se veulent pas des assassins sans remord d’enfants et d’adultes juifs

Pour l’immense majorité des fidèles, l’islam, « c’est la peur de l’enfer », « c’est la crainte des anges invisibles qui surveillent chacun de vos actes d’humain ». Ce sont les prières quotidiennes obligatoires, qui vous mettent en règle, vous.

Pour l’immense majorité, il appartient à chacun de choisir : le paradis ou l’enfer…

On l’a aussi vu à Toulouse, avec cette maman « musulmane », allant par deux fois à la police, pour que son fils ne soit pas contraint d’entrer dans une meute d’aspirants assassins, que le djihadiste toulousain cherchait à organiser.

C’est cette jeune fille de seize ans, la fille de la précédente, rouée de coups par l’assassin, frappée sans retenue, parce qu’elle a défendu son frère menacé par le futur djihadiste, parce que son frère avait refusé et refusait d’entrer sur le sentier de la guerre « sainte » pour assurer le triomphe de la charia intégrale.

Mais Toulouse et cette communauté inquiète, ce sont aussi ces jeunes gens qui, prenant prétexte d’un match de l’équipe d’Algérie, se rassembleront en masse, sur la place du Capitole, pour y descendre et brûler le drapeau français, pour le remplacer par le drapeau de l’Algérie « arabo-musulmane ».

La réalité est contradictoire. Il y a tout et son contraire

Toulouse et sa communauté musulmane inquiète, ce sont aussi les invitations à venir manifester ce samedi, dans le quartier des Izards, pour y affirmer sa solidarité avec le djihadiste toulousain, qui serait un héros et un exemple à suivre.

Cette réalité humaine contradictoire, c’est ce qu’au nom d’un antiracisme dévoyé et frelaté – qui est à l’antiracisme effectif ce qu’était, au socialisme émancipateur, le « socialisme réel » des Brejnev, leurs hommes de main et leurs comparses- nos aspirants à la présidence de la République et une certaine magistrature refusent présentement de voir.

En s’aveuglant, ils abandonnent honteusement la majorité pacifique de nos voisins et/ou concitoyens, nés musulmans, entre les mains de cyniques et fanatiques apprentis bourreaux.

Ouvriront-ils les yeux, avant qu’il ne soit trop tard ?

Alon Gilad

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