Questions à Monsieur l’imam sur la réalité du Coran

Publié le 1 février 2015 - par
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Couverturemusulmans

Les violences et les meurtres djihadistes interpellent, en France comme partout. Si la victoire kurde, à Koubané, réconforte quelque peu, elle interroge aussi et inquiète. A quel prix, les Peshmergas, hommes et femmes, ont-ils stoppé le fauve djihadiste porteur de la peste verte ?

Le tsunami djihadiste a été enrayé, à Koubané, mais à quel prix ?

1800 tués, dont 1000 djihadistes et 800 Kurdes.

A quoi est-elle due, la violence répétitive, en France, avec les meurtres individuels commis par des islamistes « loups solitaires », avec les agressions provenant de musulmans, tous de pauvres gens perturbés au plan de la santé mentale, se jetant sur des passants, qui avec un couteau, qui une hache, qui avec son véhicule devenant voiture bélier ?

Qu’est-ce qui peut bien motiver ces actions assassines ?

 Et les opérations de commandos et d’individus lourdement armés ?

Est-ce le coran qui est la cause ?

Sont-ce d’autres raisons, des motifs franco-français, de simples et rassurantes causes économiques et sociales, qu’un développement des forces productives réduisant massivement le chômage ferait disparaître instantanément ?

Nos compatriotes ne veulent pas mourir idiots.

Nos compatriotes veulent comprendre. Ils cherchent à savoir. C’est ce qui se traduit, en particulier, par l’achat, en grand nombre, du coran.

En principe, sur le plan de la charia – et du pacte d’Omar qui légifère en matière de dhimmitude- le non-musulman, dont il a été accepté qu’il reste en vie, sans qu’il se convertisse, ne peut ni posséder un coran, ni le lire.

Une télévision s’en est allée interviewer un Imam, au sujet de ces nombreux achats de son petit livre sacré préféré

L’homme est visiblement embarrassé, ennuyé. Il met en garde le futur lecteur du coran !

« Attention aux mauvaises interprétations du texte qui, effectivement, contient pas mal de propos violents dus au contexte de l’époque, une violence qui ne doit pas se rapporter aux relations actuelles entre musulmans et non-musulmans ».

Je voudrai poser publiquement une question, et une seule, à cet honorable Imam : Dîtes-moi, cher monsieur, comment expliquez-vous ceci : si la violence qui suinte de différentes sourates médinoises doit être contextualisée, si elle doit être lue et comprise en tenant compte des circonstances de l’époque, à savoir principalement que les Juifs venus de Judée vivre en Arabie et que beaucoup de clans arabes (Arabes judaïsants, judéo-chrétiens nestoriens, chamanistes/polythéistes) ne voulaient ni passer sous l’autorité politique de MHMD ni adopter sa version de la « religion abrahamique »- comment vous, peut-être, et les autorités morales et institutionnelles musulmanes ne parlez encore que d’un livre incréé sur lequel les humains n’ont aucun pouvoir de censure?

Si le Livre, que vous appelez le coran, est incréé, alors la violence qu’il contient n’est pas contextualisable ? Elle préexiste. Elle est un paradigme. Sauf si le livre est créé et donné – via un messager- à une humanité libre de le censurer du point de vue de sa portée pour consolider sa liberté de partenaire conscient de la conscience unique de l’univers.

Mais ce que disent et répètent, toute la journée, chaque jour, les groupes dont sortent les djihadistes et les candidats et candidates djihadistes, c’est que : le coran existe tel quel de toute éternité, il n’est jamais apparu. Il existerait simultanément avec Allah, il lui serait consubstantiel, et ce dernier ne pourrait pas le modifier pour convenir à ses esclaves soumis. Nos fanatiques nous expliqueront, par la bombe et le poignard, comment Allah a pu révoquer des sourates écrites de tous temps et pourquoi le livre fait l’apologie de Moïse, Isaac, Jacob/Israël, Joseph, ses onze frères fondateurs des douze tribus d’Hébreux, Salomon, David, Elie, Isaïe, des Banu Israîl, puis qu’il décide, lorsqu’il est révélé à Médine et non plus à la Mecque, d’appeler à se saisir des Yahoud (les hébreux de la tribu de Juda ou Juifs) pour leur faire leur affaire. Al Boukhary et Muslim, dans leurs recueils de Hadiths, ont restitué beaucoup de ces paroles là qu’aurait tenues le fondateur de l’islam. Avec elles, effectivement, on trouve beaucoup de violence.

Peut-être comme vous, les Mutazilites, qui utilisaient leur intelligence, dirent, -il y a déjà quelques siècles, avec le soutien du calife Al Mamoun, -mais mal leur en est advenu-, puisqu’ils ont été férocement persécutés et décimés : Si Allah a révoqué des sourates, en particulier celles donnant une opinion positive sur les Juifs en tant que « Banu Israîl » (fils d’Israël) et confirmant leur lien avec la terre d’Israël, c’est que le coran n’est pas un livre immuable, c’est qu’il n’est pas un document figé.

Je viens de le rappeler, ces mahométans rationalistes finirent mal, très mal

Ce que l’on appelle djihadisme, fondamentalisme, extrémisme, islamisme, leur boucla le bec. Il les fit physiquement disparaître. La doctrine sunnite s’est donc, malheureusement, bâtie sur la déroute et l’anéantissement du mutazilisme.

Si la violence, qui sourd ou s’affiche ouvertement, est contextualisable, vous, Monsieur l’Imam, et vos collègues -qui voulez nous rassurer ou nous mettre en garde contre une mauvaise interprétation du coran qui amènerait à stigmatiser les fidèles musulmans assidus à la mosquée, en les confondant avec les sanguinaires assassins, avec des aventuriers musulmans de naissance ou convertis tous candidats pour aller égorger, décapiter, crucifier, réduire en esclavage, violer, Yezidis, Kurdes, Irakiens et Syriens du mauvais camps qualifiés par eux d’apostats- que ne proposez-vous pas une réunion immédiate de la conférence des Etats islamiques ?

Que ne vous déclarez-vous pas d’accord avec le Président Al Sissi qui appelle à une réforme de l’islam qui le fera entrer définitivement dans la modernité et la capacité de faire en sorte que les musulmans pourront vivre avec les non-musulmans comme avec des égaux.

Pourquoi une réunion immédiate de l’OCI, me demanderez-vous peut-être ?

La raison n’en est pas bien mystérieuse.

Quand cette organisation de l’islam en tant qu’Etats s’est constituée (c’était le 25 septembre 1969), une des toutes premières décisions, sinon la première, fut d’émettre une fatwa concernant  les Hammadites.

L’ensemble des « Etats islamiques » unifiait la doctrine des gouvernements fondés sur l’islam, vis-à-vis d’un vaste groupe musulman formé autour d’un prédicateur de l’Inde du nord cent ans plus tôt. Ces gens appelaient à déclarer, « révoqués », sourates et versets qui incitaient à la violence, sous couvert de Djihad.

L’OCI déclara hérétiques, non-musulmans, les Hammadites

Il leur fut même défendu d’appeler mosquées leurs lieux de culte. Au Pakistan, les assassinats, les attaques de « mosquées », qui ne devraient plus s’appeler mosquées, sont encore fréquentes et sanglantes…

Quel crime d’hérésie avaient commis les musulmans de l’Inde devenus Hammadites ?

Derrière le fondateur de cette école religieuse, ces musulmans pacifiques affirmeront et affirment encore que la voie de l’ijtihad s’est rouverte. Par cette voie, la paix, si souvent invoquée pour parler de l’islam, ne sera plus un simple argument pour bonimenteur.

Monsieur l’Imam, j’attends donc que l’OCI révoque ce qu’elle a décidé elle-même, à savoir : stigmatiser et persécuter les millions de Hammadites.

Monsieur l’Imam, j’attends que l’OCI dise ; que la fatwa menaçant la vie de Salman Rushdie est elle aussi révoquée, que celui qui voudrait la mettre en œuvre sera traqué et mis hors d’état de nuire, où qu’il aille.

Ainsi, votre contextualisation sera crédible, autrement, permettez-nous de penser que votre crainte, concernant les lecteurs du coran, n’est qu’un argument de camelot et de bonimenteur de la taqqyya.

Srulik Klinger

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