Qui a intérêt à déstabiliser l’Algérie ?

Publié le 14 mars 2019 - par - 27 commentaires - 1 998 vues
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La fièvre du vendredi matin, que l’on constatait en Syrie en juin 2011, touche à présent l’Agérie. Elle ne saurait surprendre ceux qui ont vu se multiplier les préparatifs en vue de la déstabilisation qu’on annonçait le 17 octobre 2018 (http://stratediplo.blogspot.com/2018/10/tant-qua-destabiliser.html).

À peine un mois après cet article, un groupe de 43 « Syriens » infiltrés clandestinement par la frontière malienne a été arrêté près de Tamanrasset. En langage algérien cela signifie, comme dans le cas desdits « Afghans » des années quatre-vingt, des mercenaires d’origines diverses ayant servi en Syrie, mais du moins sait-on qu’il s’agissait d’arabophones, pas de Français (plus gros contingent européen détaché en Syrie). Il y avait en tout cas parmi eux de vrais Syriens, anciens officiers déserteurs passés aux forces islamistes. Porteurs de grosses sommes d’argent destinées au recrutement de réseaux en Algérie, ils se sont réclamés de l’Armée syrienne libre (faction soutenue notamment par la France), ont en effet bénéficié immédiatement de pressions étrangères en vue de leur libération et surtout de leur éviter un renvoi vers la Syrie, et ont été expulsés début décembre en direction du Soudan prêt à les recevoir, avec un groupe de Yéménites (ou islamistes arabes revenus du Yémen) d’effectif non diffusé.

Quelques jours plus tard, 53 Palestiniens ont été à leur tour capturés dans la région de Tamanrasset après leur infiltration. Puis le 8 décembre une trentaine de « Syriens » ont encore été capturés à Tamanrasset, et d’autres encore à Ghardaïa. Quelques individus avaient quitté la Syrie, après la défaite de l’État islamique, par la Jordanie, mais la grande majorité était passée par la Turquie d’où ils avaient ensuite été acheminés par avion vers Khartoum, dotés là de faux passeports soudanais, transférés par voie aérienne à Bamako et de là par voie terrestre sous escorte armée.

Si des centaines de mercenaires islamistes ont été ainsi interceptés depuis novembre, il est difficile d’estimer combien ont été introduits sans être interceptés. Le 2 janvier, le ministère de l’Intérieur a révélé que des centaines de « Syriens » avaient ainsi été capturés, après leur entrée clandestine par la frontière malienne alors que les Syriens n’ont pas besoin de visa pour se rendre légalement en Algérie, et a annoncé des mesures comme l’interdiction formelle aux Syriens d’entrer par la frontière sud dans un pays qui a accueilli légalement 50 000 vrais réfugiés syriens depuis le début de la guerre.

Pour sa part, le Mali ne cache pas son hostilité (récente) envers l’Algérie, coupable d’avoir décidé en 2017 l’expulsion du cinquième de la centaine de milliers de clandestins dits subsahariens (parmi lesquels on estime 5 % d’islamistes), et d’y avoir procédé de manière à dissuader la récidive en déposant ces clandestins « en plein désert », en l’occurrence sur la route mais à la frontière puisque l’armée algérienne ne saurait faire incursion en territoire malien. Ainsi la police malienne n’a pas empêché l’attaque et le saccage de l’ambassade algérienne à Bamako par des « refoulés » le 12 mars de l’année dernière. Certes le nord du Mali, par où passe l’infiltration des mercenaires islamistes pour entrer en Algérie, est pour sa part pratiquement contrôlé par la France, au nom de l’Union européenne.

Parallèlement aux infiltrations d’islamistes étrangers, l’armée algérienne a découvert des centaines de caches le long des frontières orientale et méridionale, avec bien sûr des stocks alimentaires et du carburant mais surtout de l’armement, y compris collectif, antichar (lance-roquettes) et anti-aérien sophistiqué (missiles). En matière d’armement individuel, la presse algérienne déclare que l’armée a saisi en quelques mois, fin 2018, quarante-huit millions de munitions (il y a peut-être un zéro de trop). Et fin décembre un cargo chargé d’armement, provenant de Turquie, a été appréhendé à son arrivée en Tripolitaine. Il est difficile d’attribuer tout cela à un mouvement spontané, pas plus que les recommandations de gouvernements européens envers leurs ressortissants d’éviter, en cas de tourisme au Maroc, la zone frontalière avec l’Algérie.

C’est pourtant très spontanément qu’ont éclaté les manifestations monstres du 22 février, immédiatement qualifiées de protestations à l’annonce de la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle du 18 avril, mais dont il n’est pas interdit de se demander si elles n’auraient pas spontanément trouvé un autre motif au cas où celui-là ne se serait pas présenté. En effet, si une telle mobilisation avait eu lieu deux mois plus tard, dans les isoloirs habituellement massivement boudés par l’électorat algérien, un candidat honni n’aurait certainement pas pu être élu. Et d’ailleurs peu d’Algériens croient que c’est la momie présidentielle qui gouverne réellement leur pays, entre ses séjours médicaux en France. Sans le moindre préavis sur « réseau social », des centaines de milliers d’Algériens sont sortis dans la rue pour manifester dans quasiment toutes les grandes villes, y compris à Alger où c’est interdit depuis 2001.

La presse, prise par surprise, ne l’a ni vu venir ni même rapporté le soir, et a dû s’informer et se concerter dans la nuit pour rendre compte de l’événement le lendemain samedi. Plus de trois semaines plus tard, tout le monde assure ignorer qui a appelé à cette marche du vendredi 22 février, qui s’est ensuite reproduite vendredi 1er mars, puis vendredi dernier 8 mars et se reproduira certainement vendredi prochain 15 mars. Dans tout le pays, en fin de matinée et en synchronie surprenante, les gens se sont spontanément mis à manifester en sortant des dizaines de mosquées des grandes villes, comme si une révélation prophétique leur était soudainement apparue sans que personne ne leur donne de consigne.

Il y eut certes une exception, à Bougie, la ville dont le régime fondé par le colonel de Gaulle entend faire oublier qu’elle a donné son nom français à la chandelle de cire. Vendredi 22 février, dans son homélie, le moufti de Bougie a appelé ses ouailles au calme et au respect de l’ordre constitutionnel dans la période troublée que traversait le pays. Ignorant ce qui se passait au même moment dans d’autres mosquées, et donc choqués qu’un ministre du culte se mêle soudain de politique, et de plus qu’il appelle la population kabyle à soutenir le régime arabe, de nombreux fidèles sont alors sortis de la mosquée. C’est certainement par une heureuse coïncidence, ou une inspiration divine, que ce moufti a appelé au respect de l’ordre au moment même où dans de nombreuses mosquées du pays des centaines de milliers de personnes acquéraient collectivement l’idée de manifester spontanément en sortant.

Le 9 mars un appel à la grève générale de cinq jours a été lancé, paraît-il, par un petit syndicat méconnu, très généralement diffusé et relativement bien suivi le 10 mars. À ce sujet, il faut savoir que la culture syndicale et gréviste n’est pas la même en Algérie qu’en France. Dans un pays socialiste, les employés ne servent pas le grand capitalisme privé mais la population, et dans un pays pauvre ils savent que ce sont leurs compatriotes qui souffriront de toute interruption des services essentiels. Un bel exemple est celui du métropolitain d’Alger, dont la grève consiste à débrancher les distributeurs de tickets et fermer les guichets (plus quelques bouches de métro) afin que les usagers puissent utiliser le transport public gratuitement.

Dans certaines villes, une sorte d’incertitude quant à l’ampleur et la suite des événements a fait fermer pratiquement tous les petits commerces, mais en même temps les commerçants discutaient avec leurs clients sur le trottoir des difficultés qu’entraînerait la prolongation de cette grève. Tous les débats publics, oraux ou écrits, montrent que l’opinion est très divisée et n’est certainement pas majoritairement acquise à une véritable grève de cinq jours. Là, comme en matière de manifestation, la seule coordination qui soit apparue au grand jour est celle des étudiants, rejointe aujourd’hui par les enseignants. Des étudiants préparent aussi un service d’ordre pour contrer les provocateurs, introduits vendredi dernier en marge des manifestations pacifiques comme à Kiev il y a cinq ans.

Rapatrié d’urgence par vol bleu de Genève où il était hospitalisé, l’homme faible du régime a annoncé avant-hier lundi 11 sa mission ultime de fondation d’un nouveau régime, le report de l’élection présidentielle, un remaniement ministériel, le lancement d’une grande « conférence nationale » ou remue-méninges devant préparer pour fin 2019 un projet de constitution pour soumission à référendum, la tenue ensuite d’une élection présidentielle conforme aux prédicats étrangers, la formation d’un gouvernement de transition avant l’élection présidentielle, et le retrait du dictateur (au sens classique de chargé de mission exceptionnelle avec pleins pouvoirs) à l’issue de l’élection présidentielle.

En Algérie comme à l’étranger, l’annonce présidentielle a été perçue comme un projet de prolongation du mandat et du régime, et donc reçue négativement par les aspirants au changement et positivement par les tenants de la stabilité. En Kabylie, la réaction assez générale des journaux et des réseaux sociaux semble être un appel à la sécession.

Plus franchement encore que lors de l’interruption du processus électoral parlementaire en décembre 1991, les gouvernements des grandes puissances ont officiellement déclaré approuver le plan gouvernemental, à l’exception notable de l’allié de l’Algérie, la Russie, qui conformément à sa doctrine de non-ingérence et au droit international, déclare ne pas se prononcer sur une question interne. Dans les États de non-droit comme les États-Unis et les pays arabes, la presse commente le fond de la décision gouvernementale, en Europe quelques médias comme Le Monde et la BBC soulignent qu’elle viole la constitution algérienne, sans pour autant la qualifier de coup d’État comme le fait une partie de la presse algérienne. D’une manière générale, l’ensemble de la presse occidentale dépendante des agences monopolistiques des pays de l’OTAN (AFP, Reuters et AP), suivie par la presse des pays arabes, dénonce la manœuvre gouvernementale et annonce le chaos. L’illustre libérateur de la Cyrénaïque et éminence grise du gouvernement français, connu pour ses appels au bombardement de Belgrade puis de Moscou au siècle dernier, et plus récemment sa prose d’appel à la haine contre le président russe, a dès lundi appelé la population algérienne à la révolution.

En réalité un certain nombre de puissances et de pouvoirs étrangers attendaient ou préparaient la déstabilisation. Quelques jours après les manifestations-surprise du 22 février, Amnesty international et ses soutiens ont fortement appelé les forces de l’ordre algériennes à la retenue en vue des manifestations du vendredi suivant. Cette ingérence est particulièrement notable alors que seuls 41 activistes violents avaient été interpellés (et libérés au bout de quelques heures) sur des centaines de milliers de manifestants, quand en France les manifestations de, paraît-il, quelques dizaines de milliers de personnes le samedi (le néopoujadisme est constitué de travailleurs) donnent lieu à des milliers d’arrestations et de placements en garde à vue ou défèrements immédiats. Elle surprend aussi dans la mesure où la police a unanimement toléré (et parfois accompagné) les manifestations, y compris à Alger où elles sont prohibées, en singulier contraste avec la France, condamnée en cela par le Parlement européen, où chaque manifestation donne lieu à des violences gouvernementales inouïes avec tortures et mutilations ciblées.

Algérie Patriotique de ce mercredi relaie, avec force détails troublants, des révélations persanes sur les préparatifs organisés de la déstabilisation de l’Algérie.

www.algeriepatriotique.com/2019/03/13/un-plan-de-destruction-de-lalgerie-est-entre-en-action-a-partir-du-maroc/

Dans un centre de coordination installé à Rabat, un certain nombre d’agents étatsuniens, marocains et de spécialistes d’Otpor (l’agence initialement serbe financée par Soros pour les « révolutions de couleur ») travailleraient depuis déjà un an à la planification, au financement et au ravitaillement de mouvements activistes en Algérie, et des cadres algériens auraient suivi là six mois de formation intensive. Deux douzaines d’officiers étatsuniens, marocains, serbes et français (et quelques Algériens félons), seraient déjà à pied d’œuvre dans deux états-majors de conduite opérationnelle déployés à Oujda et Errachidia (Maroc), et des dizaines d’autres formeraient déjà un millier de futurs miliciens dans trois camps d’entraînement (dont un en Mauritanie), tandis que deux bases de soutien logistique auraient été installées en Tunisie.

Pourtant le gouvernement algérien s’est conformé aux discrètes injonctions uniopéennes et françaises de revirement politique en matière migratoire. Dès le 14 février, donc avant le déclenchement de la crise actuelle, Ramtane Lamamra, ancien ministre des Affaires étrangères, a été désigné conseiller diplomatique spécial auprès de la présidence, comme pour superviser ou court-circuiter le ministre des Affaires étrangères. « Kabyle de service » comme disent les Berbères, diplomate de formation et spécialiste de l’Afrique (subsaharienne surtout), Lamamra est un homme de l’Union africaine et de l’Onu, qui a accompli de multiples missions pour l’une et l’autre, ainsi que pour diverses agences du système onusien. Son aversion pour la politique de contention de l’immigration illégale subsaharienne n’est pas un secret. Estimé par les hauts fonctionnaires internationaux, il est particulièrement apprécié de Federica Mogherini, ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne. Il est membre du conseil d’administration de la fameuse officine de conception et déclaration de crises déstabilisatrices International Crisis Group.

L’hospitalisation d’Abdelaziz Bouteflika à Genève, au surlendemain des premières manifestations spontanées à la sortie des mosquées, était en fait un paravent à des consultations discrètes organisées par son frère Saïd à l’avance, puisque les visites ont débuté le jour même de leur arrivée, dimanche 24 février. Un envoyé spécial de haut rang du président Emmanuel Macron a même été reçu en même temps que Ramtane Lamamra, et dès lundi 25, l’agence Reuters émettait l’hypothèse d’une remise directe du pouvoir présidentiel à Lamamra par Bouteflika. Diverses personnalités et diverses formules de transmission du pouvoir, manifestement préparées ailleurs, ont été présentées ou recommandées au président à l’occasion de plusieurs entrevues de courte durée. Le 2 mars Euronews a annoncé que le président allait annoncer la nomination de Lamamra comme Premier ministre.

Finalement un remaniement ministériel a eu lieu avant-hier 11 mars. Ramtane Lamamra redevient ministre des Affaires étrangères, mais aussi vice-Premier ministre, poste nouvellement créé pour renforcer sa position alors qu’il eût suffi de le nommer ministre d’État, comme lors de son premier mandat de ministre des Affaires étrangères et à la différence de son successeur d’alors, et prédécesseur d’aujourd’hui, Abdelkader Messahel autodidacte arabe dont les détracteurs algériens fustigent le français grossier et l’arabe primaire. L’étranger, surtout, reprochait à Messahel son soutien, dès juillet 2017, à la politique de fermeté face à l’immigration illégale, mise en œuvre par le Premier ministre Ahmed Ouyahia devant l’accroissement subit des flux d’origine subsaharienne, la menace de leur transformation en une route clandestine massive vers la France, et dernièrement l’apparition d’une composante arabe islamiste en marge de ces flux.

Accessoirement le Maroc lui reprochait sa dénonciation du premier narco-État au monde (en réalité après l’Afghanistan). Le Premier ministre kabyle Ahmed Ouyahia a été démissionné, selon le souhait de tous les appareils internationaux, uniopéens et cryptogouvernementaux qui lui reprochaient, depuis sa nomination en 2017, son combat contre l’immigration clandestine, d’ailleurs soutenu par la population algérienne. Il est remplacé par l’Arabe anti-kabyle Noureddine Bedoui, apparatchik issu de l’administration préfectorale et ministre de l’Intérieur du gouvernement Ouyahia, chouchou des chancelleries occidentales, et dont le mérite principal est d’avoir régulièrement manifesté son opposition à la politique de lutte contre l’immigration clandestine, et d’avoir lancé un recensement national vraisemblablement destiné à une régularisation massive.

Enfin, en marge du gouvernement, le président a aussi nommé, pour piloter la conférence nationale constituante, l’islamiste arabe Lakhdar Brahimi, haut fonctionnaire de l’Onu, ancien secrétaire général adjoint de l’Onu et de la Ligue arabe, plusieurs fois représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, membre du Comité des elders (chibanis) pour la paix de l’Onu, grand pourfendeur de la souveraineté des États, et dont la mission impossible et hypocrite en Syrie ne lui a pas permis de faire valoir les talents de conciliation que nécessite la convocation d’états généraux en Algérie. Sa nomination ressemblerait presque à une mise sous tutelle internationale de l’Algérie en crise provoquée.

Lundi 11 mars, le pouvoir politique algérien semble avoir abdiqué sa souveraineté et ses frontières et mis le pays sous contrôle étranger en croyant éviter la déstabilisation qui entre en phase finale. Deux tiers des Algériens d’aujourd’hui n’ont pas connu la guerre civile islamique des années quatre-vingt-dix et ignorent où va leur pays.

La description du pays « sapin » présentée en pages 93 à 100 du septième scénario de Stratediplo (www.lulu.com/fr/shop/stratediplo/le-septième-scénario/paperback/product-22330739.html) peut être utile à la compréhension des forces, faiblesses et capacités actuelles de l’Algérie.

Stratediplo

www.stratediplo.blogspot.com

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Notifiez de
DUFAITREZ

Lire tout ça ? Maladie chronique de RL !
Vaccin ? Retourner sur BV… mais on ne plus échanger…
Il faut changer, d’un côté comme de l’autre !

Jill

L’Algérie cela fait plus de 50 ans qu’elle est
déstabilisée faute de capacités pour gouverner.

Parlervrai

Ah, enfin un article qui ne tape pas sur Bouteflika. Un essayiste qui a réfléchi.

Stratediplo

Parlervrai, je vous remercie pour votre compliment. On ne tire pas sur les corbillards (qu’on apprécie ou pas leur fardeau), et surtout mes synthèses portent plus sur les questions polémologiques que polémiques, sur les relations entre pays que sur les questions de personnes.

TourN

Les Algériens veulent des élections sans Bouteflika, ils ont Bouteflika…… sans élections.
Ils font l’apprentissage du nouveau mode des élections: la sodomie
Tant que leur gvt n’aura pas trouvé un homme sûr à qui refilait les milliards qu’il détourne depuis la guerre d’Algérie, c’est pas demain que le peuple votera. Quand à savoir qui veut les déstabiliser ou plutôt les dépouiller, qu’ils se démerdent

martel

Qu’ils se démerdent oui, mais qui va devoir accueillir les millions de « crouilles » ? la France nom de Zeus !!

lol

Ripostelaique ??? ah bon monsieur l’arabe, monsiuer le kabyle, monsieur antikabyle ??
vieux traditions, une honte de désigner tel ou tel par son origine ou autres choses.
shame on you ???

Stratediplo

Ces qualificatifs ne sont pas de Riposte Laïque mais de Stratediplo. Ils sont très usités, parfois oralement et toujours mentalement, en Algérie. L’Etat algérien se veut national mais le pays est constitué de divers peuples, c’est une réalité historique, sociologique et linguistique sinon politique… pour l’instant.

Parlervrai

Essaie de faire des phrases, sujet-verbe-complément…

Marcus Indignatus

Il y a là tout le matériel pour réaliser un film dénonçant les intérêts et connivences qui détruisent la paix et la vie paisible là où on est né. Quel acteur pourrait incarner le rôle de Soros ? Va savoir…

didile

C’est comme dans les scènes de ménage .Il vaut mieux ne pas s’en mêler et donner son avis sinon on envenime les choses .
L’Algérie est désormais une grande fille ,majeure depuis 56 ans ,elle doit savoir ce qu’elle a à faire .Il n’y a que si elle envisage de venir se battre sous nos fenêtres qu’on doit se rappeler qu’il nous reste un mot « dehors « .

oty

Voila ce qu’il veulent recuperer

Sonatrach (acronyme de « Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation, et la commercialisation des hydrocarbures ») est une entreprise publique algérienne créée le 31 décembre 1963. C’est un acteur majeur de l’industrie pétrolière surnommé la major africaine. Sonatrach est classée la première entreprise d’Afrique.

André Léo

Très clair!
L’islam place ses pions et ses milices en Algérie.
Une Algérie qui a pour elle sa jeunesse, majoritaire dans les manifestations.
Le FLN et l’armée avaient confisqué la Liberté de cette jeunesse depuis un demi siècle. Laissera-t-elle les fous d’Allah et de pouvoir lui voler définitivement son avenir et sa liberté?

jones

la democratie n’st deja pas effective dans de nombreux pays d’europe et d’ailleurs exp la france,,c’est les lobbies et le fric qui decident des elections,la voix d’un docteur en maths equivaut a celle d’un antifa oisif,,en afrique ce sont les tribus qui ont leplus de membresq et les plus violentes qui emportent les elections
en algerie,seule un coup d’etat de jeunes militaires instruits et nationalistes et contre l’hyper liberalisme qui instaurerait une dictature qui respecterait le seul pricipa valable dans une societe cad la justice qui sera la solution ,,la democratie en algerie serait synonyme de chaos,,ca ne fera que les affaires de soros et coonsorts

patphil

les autorités algériennes qui favorisaient les djihadistes dans les pays voisins se rendent copte aujourdhui qu’ils vont être les dindons de la farce

Pat

Dire que M.Ouyahia est soutenu par la population est complètement grossier . Il incarne , aux yeux de beaucoup d’Algériens , le mal absolu. C’est l’homme des ponctions sur les salaires et de toutes les restrictions. Pourquoi voir derrière ce soulèvement populaire la main de l’étranger ou un complot des mondialistes? Le peuple algérien a raison de se soulever et de manifester pacifiquement, tout en étant vigilant, contre un pouvoir corrompu et dictatorial . Selon vous, les gens auraient dû applaudir à la reconduction d’un homme moribond à la tête de l’État ?

Stratediplo

C’est l’action de Ouyahia contre l’immigration clandestine qui est largement soutenue par la population, je n’ai pas écrit que l’homme était plus apprécié que d’autres politiciens.

Stratediplo

Parlons de ce qui a prétendument déclenché les protestations vendredi 22 février (candidature de Bouteflika), pas du motif qu’on leur attribue depuis mardi 12 mars (report des élections). Si l’on croit en la démocratie il faut autoriser toutes les candidatures et laisser choisir les électeurs. Si l’on croit que l’Algérie n’est pas une démocratie le problème est le régime, pas le président. D’ailleurs peu d’Algériens croient que la momie présidentielle gouverne le pays. Comme je l’écrivais le 17 octobre bousculer le régime serait détruire l’Etat, et dans la génération de la relève il ne se dégage aucune personnalité ayant la stature de chef d’Etat d’un régime présidentiel d’un pays important attaqué de tous côtés. La stabilité et la paix importent plus que le nom d’un pantin présidentiel.

necas

le pétrole et le gaz intéressent toujours certains pays : russie , usa, chine , qatar, arabie séoudite , pour ne citer que ceux là !donc, tout est bon pour déstabiliser l’algérie ?!
j’ai bon ou j’ai faux ? la libye a morflé et morfle toujours , l’algérie morflera t elle aussi ?
danger pour l’europe ? france en première ligne ?………

Dupond

necas
En 62 les états unis et la Russie ont semé la zizanie en algérie pour s’en accapparer …..il y a eu une indépendance plus que bancale dont on voit les méfaits actuellement pour le petit peuple ; mais les temps ont changé et ces grandes puissances n’ont plus rien a prétendre du pétrole (de pietre qualité) et du gaz algérien alors que la Russie exporte allégrement vers l’europe et que les USA s’autosuffisent largement .Pour ce qui est de la chine je ne vois pas l’utilité qu’elle aurait a déstabiliser ce pays . Les mauvais rapports entre les pays du magreb suffiront largement a semer la violence en afrique du nord

Marie Claude

@ Dupond OK pour la Russie,les USA,la Chine: on n’est plus en 1962,l’Algérie ne présente plus aucun intérêt pour eux (leur but était surtout d’en évincer la France!…Réussi à 100 %)
Par contre,le qatar,l’Arabie Saoudite,l’Iran…d’une façon générale l’ensemble des pays arabes a certainement des intérêts …autres que pétroliers???…dans cette affaire.La chikaya ne fait que commencer,non??

le Franc

oulah ça fait peur, 43 syriens par ci, 56 palestiniens par là, Nous c’est par 300 000 minimum par an qu’on ose s’infiltrer en France et on risque le bannissement des droits civiques si d’aucuns oseraient s’en plaindre..

le Franc

il semble que tous nos ennemis ont décidé d’envoyer leurs troupes chez Nous pour la bataille finale ; j’avais un beau-père qui bossait au cnrs, et déjà dans les années soixante la rumeur courait que pour les américains, l’europe, lors de la prochaine serait entièrement rasée ; bon, on peut dire que « nos » gouvernants suivent le programme, mais chutt, faut faire comme si c’était pas vrai.

Stratediplo

Ces chiffres de quelques dizaines sont ceux d’agents de déstabilisation formés, infiltrés récemment sous protection armée étrangère et interceptés. Ce n’est qu’un indicateur. Le nombre total d’immigrés clandestins en Algérie est estimé à 100000, ce qui est certes très modeste en comparaison de pays comme la France, ne menace certainement pas l’inexistante économie locale mais interpelle la population par sa visibilité (les clandestins sont Noirs). Leur présence était tolérée jusqu’à présent mais le gouvernement agit depuis 2017 car il voit ou pressent ce qui se prépare contre ou au moyen de l’Algérie.

Stratediplo

Une partie de la population algérienne est raciste mais vous avez remarqué que les autorités sécuritaires sont plus sévères envers les quelques dizaines de barbus arabophones qu’envers les dizaines de milliers de pauvres hères subsahariens.

le Franc

ben oui pour une simple raison ; les barbus, la vraie opposition, désirant le pouvoir, n’ont qu’une envie ; prendre la place des fln aux manettes.