Qui blasphème ?

Publié le 24 novembre 2013 - par - 2 989 vues
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Le 17 octobre, au Pakistan, Adnan, Arfan et Mushtaq Masih, à la suite de nombreux autres chrétiens, ont été accusés de blasphème. C’est un fait : les non-musulmans, en pays musulman, vivent sous la menace constante d’être accusés de blasphème, crime puni jusqu’à la peine de mort, que la sentence soit exécutée par la « Justice » du pays ou par le zèle des adorateurs d’Allah (Coran 4.89 ; 8.12-18). Ainsi, vient d’être assassiné à Mogadiscio Abdikhani Hassan, un pharmacien chrétien, parce qu’étant chrétien, nécessairement « il diffusait une fausse religion au peuple somalien ». A ce sujet, je voudrais faire remarquer que si pour un musulman, tout non-musulman est toujours coupable de blasphème, puisque refusant de devenir musulman, il affirme implicitement que Mahomet est un imposteur… pour un chrétien, le vrai blasphémateur est l’islam, puisque celui-ci se fait gloire de nier la Trinité (Coran 5.75, 116 ; 6.100-102 ; 9.31), la divinité de Jésus (Coran 3.59-61 ; 4.171), Sa mort et Sa résurrection (Coran 4.157-158), et donc le salut du monde, l’inerrance de la Bible (Coran 2.59,75,79 ; 3.78 ; 4.46 ; 5.15,41), et donc la fidélité de Dieu à Sa parole (Is 40.8 ; Lc 21.33). Et cependant, bien que l’islam soit pour les chrétiens le blasphème et l’Antichrist par excellence, ils ne haïssent pas pour autant ni ne tuent les musulmans, ni ne violent leurs femmes, incendient leurs maisons et leurs mosquées… Mais la perversion de l’islam n’est pas tant de blasphémer la Vérité, révélée une fois pour toutes (Jude 3), que d’en accuser à tort autrui, et ce afin d’endosser à son encontre le beau rôle de redresseur de torts… Ce comportement semble relever en psychiatrie de la « perversion narcissique ». Vérifions.

Pour le psychiatre P.-C. Racamier, le pervers narcissique se caractérise « par la capacité à se mettre à l’abri des conflits internes, […] en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir »[1]. Et de fait l’islam manipule le christianisme pour en faire si bien un faire valoir que Jésus serait le prophète de Mahomet (Coran 61.6), et les chrétiens des imposteurs à « anéantir » (Coran 9.30), qui ne seraient « qu’impureté » (Coran 9.28), « au même titre que l’excrément, l’urine, le chien, le vin » précise l’ayatollah Khomény[2], les « pires de la création » (Coran 98.6), « plus viles des bêtes » (Coran 8.22), tous voués au feu de l’enfer (Coran 5.72). Cette haine des chrétiens vient encore de s’exprimer par la demande de la Lybie à l’Église Catholique de quitter le territoire national

Quelle tragique et pitoyable comédie de voir les non-musulmans, et en particulier les chrétiens, si compréhensifs à l’endroit de la « sainte » colère musulmane, qu’ils sont tout disposés à s’en croire au moins involontairement responsables… Cette attitude, apparentée au Syndrome de Stockholm, se manifeste par la condamnation unanime de « l’islamophobie », et jusqu’à la mise en œuvre de la charia par les institutions occidentales elles-mêmes ! Ainsi Elisabeth Sabaditsch-Wolff a-t-elle été condamnée par la Justice autrichienne pour avoir affirmé que Mahomet était un pédophile, au motif que si Aïcha avait bien six ans lorsque Mahomet l’épousa et neuf ans lorsqu’il la déflora, elle était cependant toujours son épouse à sa mort

Alberto Eiguer fait ainsi parler le pervers narcissique : « Il faudrait que vous agissiez de sorte qu’il ne reste aucun doute que vous êtes moi… et que tout ce que vous faites, dites ou éprouvez, confirme que je suis le seul, moi, le plus grand et cela même au prix de votre propre disqualification. »[3] De fait, pour l’islam, il n’y a jamais eu que l’islam (Coran 3.19), en sorte qu’il ne doit y avoir que l’islam (Coran 2.193). Quatre chrétiens viennent d’être condamnés en Iran à 80 coups de fouets pour avoir bu du vin lors de leur célébration de la Cène… L’autre doit être disqualifié, fautif, car sa prétendue faute sert à l’islam de marchepied pour tenter de s’élever au dessus de son néant. Elle lui sert à bâtir, en s’y opposant, sa propre image, valorisante ! Que cette image soit fausse ne lui importe pas : « Quelle que soit l’énormité du mensonge, le pervers s’y accroche et finit par convaincre l’autre. » prévient  Marie-France Hirigoyen.[4] Et en effet, qui, avec le père Michel Lelong, personnage vénéré de l’officiel dialogue islamo-chrétien, n’est pas convaincu que « l’islam est une des trois grandes religions de la Révélation de Dieu »[5] ?

« Vérité ou mensonge, cela importe peu : ce qui est vrai est ce qu’ils disent dans l’instant. »[6] Cette phrase pourrait être une définition de la takyia, principe permettant aux musulmans de mentir jusqu’à dissimuler leur foi, voire la renier, afin de sauver leur vie ou leurs intérêts, lesquels s’identifient évidemment à ceux de l’Islam (Coran 3.28 ; 16.106)[7]. « Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu’il pense et croit. », dénonçait courageusement Mgr Beylouni, archevêque d’Antioche, au Synode pour le Moyen-Orient, à Rome en 2010. « Ces falsifications sont parfois très proches d’une construction délirante. Le mensonge correspond simplement à un besoin d’ignorer ce qui va à l’encontre de son intérêt narcissique. C’est ainsi que l’on voit les pervers entourer leur histoire d’un grand mystère qui induit une croyance chez l’autre. »[8] Il suffit d’avoir écouté les propos de « savants » musulmans pour se rendre compte de cette perversion. Ainsi Malek Chebel n’a pas honte d’écrire à propos de la Trinité que « le Coran invite fermement à ne point y recourir, le trithéisme étant un associationnisme de fait »[9], faisant ainsi croire, après deux mille ans de théologie chrétienne, et alors même qu’il est docteur en science des religions, que les chrétiens adorent trois dieux ! Pourquoi l’islam calomnie-t-il ainsi la Foi chrétienne, sinon pour justifier à leurs propres yeux les musulmans de n’être pas chrétiens ?

Bref, s’« Il n’y a rien à attendre de la fréquentation des pervers narcissiques, on peut seulement espérer s’en sortir indemne. »[10], comment gérer nos rapports avec l’islam ?

Peut-être P. C. Racamier nous fournit-il une solution : « Tuez-les, ils s’en foutent, humiliez-les, ils en crèvent ! »[11] Il est vrai que la perspective de la mort ne saurait désarmer un bon musulman, qui n’attend que d’aller jouir des houris qu’Allah lui a préparées, mais si humilier l’islam lui serait fatal, alors pourquoi ne pas commencer par lui dénier le titre de religion ? En effet, l’islam ne mérite pas d’être regardé comme une religion, et ce pour plusieurs raisons :

  1. Il ne relie pas à Dieu (Allah est trop grand) ;
  2. Il ne respecte pas la liberté de conscience (Allah commande de tuer l’apostat : Coran 4.89 ; 8.12-17). Il est facile d’entrer dans l’islam, mais impossible d’en sortir, l’islam n’est donc pas une religion, mais une secte ;
  3. Il fait de la haine le principe de sa relation à autrui (Coran 60.4) ;
  4. L’islam incarne en fait un projet politique, la charia, régentant méticuleusement tous les aspects de la vie, publique et privée. M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, dans sa « Déclaration islamique » a le mérite de la clarté : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. » Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

Bref, il est urgent, vital, de dénoncer l’islam comme une imposture avançant sous le masque benoît de la religion. A ce sujet, je me permets de signaler ma Lettre ouverte au Pape. Puissions-nous ne plus blasphémer la Vérité en honorant l’islam d’un titre qui ne lui revient pas !

Abbé Guy Pagès

http://www.islam-et-verite.com/



[1] Cortège conceptuel, Apsygée, 1993.

[2] Ayatollah Khomeny, Principes politiques, philosophique, sociaux et religieux, Éditions Libres Hallier, Paris, 1979.

[3] Le pervers narcissique et son complice, Dunod, 2012.

[4] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, p.94.

[5] Père Lelong, Salon International du Monde Musulman, 2011, 2’10’’, http://www.youtube.com/watch?v=ANbQqvaB2zk

[6] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, p.94.

[7] « Le Prophète a dit : ‘Par Allah et s’il plaît à Allah, quand je fais un serment et plus tard trouve quelque chose de mieux, je fais ce qui est mieux et expie mon serment » Sahih Al-Bukhari Vol 7, 67, 427.

[8] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, p.94.

[9] Dictionnaire des symboles musulmans, Albin Michel, 2005, p.425.

[10] P.-C. Racamier, Le Génie des origines, Psychanalyse et psychoses, Paris, Payot, 1992.

[11] Idem

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