Qui es-tu, sinistre Cazeneuve, pour oser dire que l’islam fait partie de notre roman national ?

Publié le 9 juillet 2014 - par - 3 466 vues
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cazeneuvejihadQui es-tu, citoyen Cazeneuve, décidant de choisir au gré de ton humeur qui doit être poursuivi et puni pour simple délit d’opinion sur les autres ? Sais-tu dans quel pays tu vis, où depuis maintenant un peu plus de deux siècles, il est loisible à toute personne de se déclarer librement hostile à qui lui semble dangereux pour elle-même comme pour les siens ? Hier, l’abomination christique mise à mal par tes ancêtres, aujourd’hui la menace islamique pour laquelle on te paye, et fort cher, afin de la conjurer ? Ne penses-tu pas qu’à défaut de traquer les quelques dizaines de millions de tes compatriotes qui mettent clairement en question la pertinence de ton discours, tu ferais mieux de t’attaquer, pour les écraser comme des punaises, aux messagers de l’apocalypse à venir opérant à découvert sous les fenêtres de tes palais ?

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Qui es-tu, Cazeneuve, pour affirmer, les yeux dans les yeux du peuple accablé tant par tes mensonges que par l’orgueil stupide avec lequel tu les dégoises, que l’Islam fait partie intégrante de notre roman national ? As-tu reçu quitus de Renan pour régurgiter d’une manière aussi pitoyable sa leçon, que tu confonds manifestement avec celle sur la reproduction du fucus vésiculeux un peu rapidement digérée quand tu terminais péniblement ta classe de 6è ?

Comment peux-tu parler de roman, toi dont la dernière expérience de lecture me semble remonter à celle des horaires de trains entre Cherbourg-Octeville et Paris, à défaut d’avoir un jour refermé le moindre ouvrage de Braudel, de Michelet, de Péguy, de de Gaulle, et de tant d’autres ? Car si tu avais, par accident, lu ne fut-ce qu’une page de l’un ou l’autre de ces auteurs, tu saurais que notre roman s’est écrit, pour maints de ses chapitres, en réaction à la poussée musulmane vers le nord de la Méditerranée et vers la France résistante en particulier. Et que si nous avons pu poursuivre la rédaction du dit roman, c’est bien parce que la menace de l’extinction, par le Coran, de ce que nous sommes encore aujourd’hui, fut écartée, au fil l’épée. Est-ce trop te demander que de profiter de tes vacances pour en apprendre un minimum là-dessus, après quoi nous pourrons peut-être passer, détendus, à des paragraphes plus festifs, et moins sanglants ?

Qui es-tu, citoyen-ministre, pour poser, sans entrer dans le moindre détail, la fierté musulmane en pilier de notre civilisation alors qu’elle est celui d’une étrangeté censurante et interdisante à laquelle nous ne devons rien ou presque ? Parles-tu là de la contrainte multiple et permanente dans les madrasas de l’Ouzbékistan ou de la sculpture des corps dans les ateliers de Phidias et de Rodin ? S’agit-il, au fond de ton esprit binaire, de la mise sous voile des fillettes pré-pubères dans les banlieues de ton pays, ou des chevelures dorées des modèles de Tintoret ou de Botticelli ? Quant à tes oreilles bourdonnant de plaisir au quintuple appel quotidien du muezzin, gardent-elles, quelque part dans leur structure réptilienne, le souvenir d’un quatuor de Beethoven, ou le cri rauque d’une Callas agonisante ?

Qui es-tu, Croyant d’un genre nouveau, pour balayer d’un revers de babouche deux cent trente ans de neutralité française entre le civil et le religieux, entre le temporel et le spirituel, et t’en aller ainsi, déchaussé, adorer à la mosquée un Dieu dont au fond de toi tu n’as strictement rien à faire ? Iras-tu prendre l’hostie à Notre-Dame, pour la Pâque prochaine ? Et le riz gluant à la Grande Pagode ? Quand comptes-tu prier avec les Juifs pour la venue de leur Messie ?

Trouveras-tu le temps, au milieu de cette agitation brownienne, de te pencher sur la carte du Califat proclamé à trois heures d’avion de Paris, cette tache rouge-sang qui s’étale entre Irak et Syrie?  As-tu vu comme elle pousse déjà ses pseudopodes dans toutes les directions, as-tu entendu le discours de son Prophète, héritier direct de Ben Laden, petit père du futur peuple uni, gobe-mouches pour jeunes gens en mal de filiation maghrébine ? Comment vas-tu t’y prendre, une fois évacués par voie naturelle tes makrouds et ton couscous de rupture, pour empêcher que ce pétard mortel n’éclate au nez des Français ? Te souviendras-tu, entre deux flatulences, que là est l’essentiel de la mission qu’ils t’ont confiée ?

Qui es-tu, en fin de compte, citoyen Cazeneuve, pour bomber aussi insolemment le torse tandis que s’étiolent, jour après jour, nos capacités de réponse à la guerre qui nous a été déclarée ? Où est ton scrupule envers le peuple ? Quelle limite as-tu d’ores et déjà fixée à ton désir de te commettre avec les pires ennemis que la France ait jamais hébergés en son sein ? Jusqu’où iras-tu, sur ordre des irresponsables qui t’en ont nommé gardien, dans la trahison des principes qui ont, depuis une bonne quinzaine de siècles, maintenu debout notre maison commune ? Comment peux-tu te penser apte, au nom de je ne sais quelle éphémère  fonction déléguée par le peuple, à nous donner, à nous citoyens, des leçons de maintien aux genoux de ceux qui nous haïssent et rêvent de nous abattre ?

Vas-tu enfin te taire, et lire avec attention les notes que te fournissent nos très compétents services de renseignement, en somme, faire simplement le travail pour lequel nous te versons salaire ? Ceci à seule fin d’éviter de subir bientôt l’avertissement de Ciceron à Catilina, mis au goût du jour :

     « Quo usque tandem, Casanova, abutere patientia nostra?* »

Jean Sobieski

*Jusqu’où et jusqu’à quand, Cazeneuve, abuseras-tu de notre patience ?

 

 

 

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