Qui est raciste? D'abord qu'est-ce que le racisme?

Le racisme n’est-ce pas une théorie de l’inégalité de race? A ne pas confondre avec le chacun chez soi.
Accepter l’inégalité des droits de groupes humains entiers, au nom des traditions ou au nom de la religion combinée à ces dites traditions, n’est-ce pas une forme particulièrement perfide du racisme que l’on prétend combattre?
Ce matin, j’ouvre un journal gratuit, 20 minutes.
Page 10, j’y lis, un article qui devrait faire la Une des journaux se voulant digne du journalisme façon Albert Londres ou Joseph Kessel.
Cet article fait quinze ligne sur un quart de page avec son titre :

Yémen, une fillette de 12 ans meurt en couche

L’épouse de douze ans est morte en mettant au monde. Pour accoucher à douze ans, encore faut-il avoir eu des rapports physiques avec un homme, son époux, à onze ans et quelques mois.
Une question : les droits de la personne humaine, les droits de l’enfance dont on nous a rebattu les oreilles à bon ou à mauvais escient, que deviennent-ils?
Pourquoi nos défenseurs des droits de l’enfant, qui sont souvent les mêmes personnes que les antiracistes de métier, ne se dressent-ils pas pour pointer d’un doigt vengeur le crime odieux?
Car c’est un crime cet accouchement?
Sans une fillette livrée sans défense à un homme qui en disposera parce que cet enfant est devenu sa chose, « son épouse », Fawzia ne serait pas morte en couche.
Le racisme, c’est cette bien-pensance hypocrite et veule qui prétend respecter les Yéménites en respectant des traditions livrant des fillettes à des ogres se justifiant au nom de la sunna et de l’exemple du « prophète » MHMD épousant Aïcha quand elle eut neuf ans.
Certains disent, oui mais lui ne consomma pas avant qu’elle eut douze ans…
La question n’est pas celle de la consommation ou pas, elle est celle de la mise en esclavage totale d’un jeune être. On livre une enfant, pour qu’un homme la dresse à sa main, pour que ne puisse jamais monter de sa bouche définitivement close le moindre murmure de refus.
Quel rapport la mort de Fawzia avec les censeurs de la Riposte Laïque?
Elle est simple : la bourqua, c’est un épisode d’un feuilleton dont on sait par quoi il commence et dont on voit avec la mort en couche de FAWZIA comment cela fini.
Alors la question est simple : faut-il ou nom donner aux élus du peuple le mandat de voter le refus d’un vêtement symbole de l’esclavage des femmes.
Que les causes de l’esclavage soient civiles ou religieuses ne change rien à l’affaire.
Ces femmes frappées, parce qu’elles soulèvent un peu le voile, pour s’essuyer la bouche ou le visage, parce qu’il fait chaud, ou parce qu’elles n’ont pas baissé les yeux, vous n’en avez jamais vu, ici, en France?
Etre antiraciste, au sens vrai, c’est revendiquer hautement et fièrement qu’il n’y ait plus une seule Fawzia, ni au Yémen ni ailleurs.
Plus une seule Fawzia au Yémen et jamais en France. C’est pour cela qu’il faut dire :
– droit à la propriété de soi même par soi même, en France où ce droit à été pour l’essentiel conquis, difficilement, dans le long sillage de la révolution française, et au Yémen, et en Afghanistan, au Soudan, et à Gaza…
– Justice pour Fawzia! non à la bourqua qui est la laisse par laquelle l’époux tient l’épouse en servitude!
Bien sûr il est des femmes qui, tel le mâtin de la fable de La Fontaine, préféreront l’esclavage à la liberté qu’elle redoute, revendiqueront la liberté d’être servile, se sentant comme ces « nègres de maison » attachés à la personne de leur maître et qui redoutaient l’émancipation qui oblige à se prendre en main.
Mais Lincoln et les siens ont-ils aboli à moitié l’esclavage?
Justice pour toutes les Fawzia! La bourqua ne passera pas!
Alain RUBIN

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