Qui est vraiment Delphy, qui va témoigner contre RL ? Celle qui publie les textes racistes de Bouteldja !

Publié le 1 février 2012 - par - 2 531 vues
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Selon wikipédia, Christine Delphy a participé en 1968 à la construction de l’un des groupes fondateurs du Mouvement de libération des femmes. Dans son livre L’Ennemi principal, une collection d’essais sur la théorie du féminisme, elle met en avant le travail domestique comme base d’un mode de production distinct du capitalisme. Dans ce mode de production, ce sont les hommes qui exploitent leurs compagnes ou épouses en profitant du travail gratuit de celles-ci (ménage, soins aux enfants, etc.). Ainsi, la société est basée sur deux dynamiques parallèles : un mode de production capitaliste et un mode de production patriarcale (ou domestique).

Féministe historique, elle se fait remarquer dans les années 2003 en défendant le voile des musulmanes à l’école, y voyant un nouveau combat féministe. Elle militera activement contre la loi sur les signes religieux à l’école, en 2003, y voyant une loi raciste. Elle fera partie des fondateurs du mouvement « Les Indigènes de la République », en 2004. Elle apparaîtra dans le film « Un racisme à peine voilé », faisant la promotion du voile à l’école, et qualifiant les laïques de « racistes ». Dans la revue « Les nouvelles questions féministes », dont elle était rédactrice en chef, dans une interview de 13 pages, parue en février 2006, elle a fait paraître cette citation ahurissante d’Houria Bouteldja, la future porte-parole des « Indigènes de la République ».

« Demain, la société toute entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront çà. Celui qui n’aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N’importe quel Blanc, le plus antiraciste des antiracistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu’il n’y a plus de politique, il n’y a plus de détail, il n’y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n’importe lequel, n’importe laquelle d’entre vous. C’est pour cela que c’est grave et que c’est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c’est maintenant. Les Indigènes de la République, c’est un projet pour vous ; cette société que vous aimez tant, sauvez-là… maintenant ! Bientôt il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c’est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme. Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs ».

http://elisseievna.blogspot.com/2010/04/houria-bouteldja-interviewee-par.html

Où est le vrai racisme, madame Delphy, vous qui usez et abusez de ce terme à l’encontre des laïques et des vraies féministes ? Pourtant, ce texte qui, à l’époque, n’avait pourtant ému aucune association anti-raciste !

Voilà par ailleurs comment Caroline Fourest commentait l’engagement de Christine Delphy aux côtés des islamistes, en 2005, dans Frère Tariq.  

Christine Delphy, elle, était contre le PaCS… parce qu’il lui rappelait l’institution bourgeoise et hétérosexuelle du mariage. C’est dire si sa participation aux réseaux ramadiens surprend certaines féministes. Elles n’en reviennent toujours pas de l’avoir entendue réclamer un féminisme « non pas contre mais avec l’islam » lors du meeting organisé le 4 février 2004 par Une école pour tous, où elle intervenait au titre de la revue Nouvelles Questions féministes. Depuis cette sortie mémorable, toutes sortes d’associations proches de Tariq Ramadan la sollicitent pour donner des conférences sur le formidable espoir que représente le « féminisme avec l’islam ». Samedi 28 février, elle est attendue comme une star dans une salle de Montpellier réservée par un collectif d’associations réunissant des islamistes proches du CRI et des Etudiants musulmans de France. Officiellement, il est question d’égalité et de lutte contre les discriminations. En réalité, la conférence est destinée à faire contrepoids à la venue de Fadela Amara de Ni putes ni soumises. Le jour J, il est surtout question de dénoncer la loi contre les signes religieux à l’école comme une loi raciste. Prennent la parole successivement Jean-Paul Nunez, directeur de la CIMADE-Languedoc-Roussillon, Saïda Kada, Alain Marchand, Christine Delphy et Omeyya Seddik. Saïda Kada commence par mettre en relation la hantise du foulard islamique avec le passé colonial de la France. Intervenant à sa suite, Christine Delphy poursuit sur le même mode. Aux côtés de la nouvelle garde des Frères musulmans en Europe, elle commence par évoquer une loi d’exception « inique » et « raciste », permet tant d’exclure les filles de l’école, alors que d’autres pays se demandent en quoi le foulard peut bien déranger les Français. Et de donner l’exemple de l’Angleterre – nouveau modèle de l’extrême gauche féministe ? Pas question bien sûr d’envisager le débat sur le foulard comme un débat sur le sexisme religieux. Pour Delphy, il s’agit d’une diversion destinée à stigmatiser le sexisme des banlieues pour mieux déculpabiliser les « Français de souche ». Puis elle ajoute : « Le viol est une vieille invention gauloise 40. » Tant pis pour ceux qui pensaient à une invention de la domination masculine, laquelle existe dans tous les pays et dans toutes les cultures… Intervenant après elle à la tribune, Omeyya Seddik du MIB n’a plus qu’à clore en parlant de la répression dans les banlieues comme d’une « répression coloniale ». Il refuse de croire que celles et ceux qui se battent contre le voile à l’école le font par féminisme. D’ailleurs, explique-t-il, s’il existe des problèmes entre hommes et femmes dans les cités, c’est la faute de Ni putes ni soumises : « Elles amènent les filles à faire la guerre à leurs frères. » Bel aveu, vraiment. Ainsi, ce ne sont pas les prédicateurs islamistes ayant diffusé un islam sexiste qui sont responsables… Mais les féministes des banlieues qui, au lieu de se soumettre, ont osé se révolter ! Rien de très surprenant dans la bouche d’un leader d’une organisation passée sous le charme de ces prédicateurs. En revanche, le fait que Christine Delphy serve de faire-valoir à une telle propagande islamiste laisse sans voix.

En compagnie d’Alain Gresh et de Marina Da Silva du Monde diplomatique, elle anime désormais un Collectif féministe pour l’égalité qui sert de caution féministe aux militantes pro-Ramadan au sein d’Une école pour tous. Le Collectif a notamment rédigé un texte tournant en dérision ceux qui agitent le danger « salafiste » ou « wahhabite » : « C’est à qui exhibera le plus fort “ complexe de Charles Martel ” : si on ne peut pas les arrêter à Poitiers, au moins leur interdira-t-on l’entrée des écoles, des administrations, des hôpitaux, etc. ! » Tariq Ramadan dispose décidément d’alliés fort précieux pour dissuader la gauche de se mobiliser contre l’intégrisme musulman.

Le 5 mars dernier, toujours au nom de ce collectif, Gresh, Delphy et Da Silva ont participé à une table ronde organisée par Tariq Ramadan et Présence musulmane sur le thème « Musulmanes féministes : du paradoxe à la réalité ». Un événement pensé pour célébrer la Journée de la femme. Pas n’importe où. A Bruxelles, au cœur du Parlement européen, grâce au patronage de la députée verte Halima Thierry-Boumédienne. « Le féminisme est-il nécessairement antireligieux ? » s’interroge la députée en guise d’introduction. Bien sûr, elle ne se poserait jamais cette question s’il s’agissait d’accepter, au nom du féminisme, le lobbying intense que mène le Vatican contre la laïcité en Europe. Le raisonnement ne se fait qu’à partir de l’affaire du foulard, même si sa réponse aura des conséquences sur toute son approche de la laïcité en Europe. « Le jugement que je porte sur le foulard ne porte-t-il pas l’empreinte d’un féminisme occidental, entaché de paternalisme – “ de maternalisme ” – voire de colonialisme ? » se demande Halima Thierry-Boumédienne. Elle y répond : « Le féminisme n’est pas né et n’est pas la propriété de l’Occident ! Pourquoi n’existerait-il pas d’autres formes de féminisme, un féminisme pluriel qui se nourrit d’une histoire différente et trace de nouvelles voies pour mener ce combat ? » Voilà une approche que ne renierait pas Tariq Ramadan. En revanche, elle a de quoi faire frémir toutes celles et tous ceux qui se trouvent de fait enfermés dans un « féminisme occidental » à partir du moment où ils militent contre une lecture sexiste et intégriste du Coran. Halima Thierry-Boumédienne nous dit être à la fois « aux côtés de ces femmes qui lèvent leur voix contre l’interdiction du port du foulard en France » et « aux côtés de ces femmes qui lèvent leur voix contre l’obligation du port du foulard dans leur pays ». En l’occurrence, les organisateurs de cette journée – qu’elle accueille si complaisamment au sein du Parlement européen pour célébrer la Journée de la femme – sont aux côtés des femmes qui se battent pour le port du voile en France et aux côtés des islamistes qui cherchent à imposer le port du voile dans les pays arabo-musulmans…

Rien à ajouter, si ce n’est que cinq ans plus tard, Fourest s’opposait de toutes ses forces à la  loi contre le voile intégral… Cherchez l’erreur.

Lucette Jeanpierre

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